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20 ans déjà: Révolte au rallye du Portugal

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Markku_alen Trois morts et plus de trente blessés du côté des spectateurs. Voici le triste bilan de ce maudit rallye du Portugal. Pour le pilote Lancia, Markku Alen, très vite rejoint par l’ensemble de ses illustres collègues, s’en était trop. Après s’être réunis dans une suite de l’hôtel Estoril-Sol, les pilotes professionnels ont pris la décision de ne pas repartir jugeant les conditions de sécurité insuffisantes et par respect envers les victimes de ce "jeu de massacre".

205t16_salonen_1 Les organisateurs avaient pourtant pris la décision d’avancer la date du rallye un jour de semaine afin de limiter la foule sur les épreuves spéciales. Mais, fascinés par ces bolides de 400 Ch, les portugais sont venus par dizaines de milliers se masser sur le bord des routes dans une totale indiscipline. Déjà, lors de la première épreuve de classement, Timo Salonen avait percuté deux spectateurs en sortant un peu large d’un virage. Dans le choc, sa Peugeot 205 T16 avait perdu une portière, l’aile arrière-gauche et le capot arrière. Arrivé au parc d’assistance, le champion du monde finlandais était effondré, pensant avoir tué les deux spectateurs, qui n’étaient heureusement que blessés. Malgré les paroles rassurantes de Jean Todt, le coeur n’y était déjà plus. Et malheureusement, les craintes du finlandais se confirment lors du troisième secteur chronométré. Pour une raison indéterminée, à l’amorce d’un freinage avant un gauche, la Ford de Santos tire tout droit semant la mort dans la foule compacte. Bilan: trois décés et une trentaine de blessés. La suite on la connait avec ce communiqué signé de la main des 22 pilotes et co-pilotes professionnels estimant qu’on était allé trop loin. Et effectivement on est allé trop loin cette semaine au Portugal…

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2 Commentaires sur "20 ans déjà: Révolte au rallye du Portugal"

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locutos
Invité

Et quelques semaines plus tard c’était à nouveau le drame au tour de Corse 1986. Décès des regrettés Henri Toivonen et Sergio Cresto à la suite d’une sortie de piste et de l’incendie de leur Lancia Delta S4.

Cet accident marque aussi la suppression par la FIA du Groupe B devenu trop dangereux.

Laurent
Invité

C’est vrai que les machines du groupe B étaient devenus de sacrés monstres. Un an avant Toivonen, c’est Bettega qui a laissé la vie en Corse.

Dans une interview Markku ALEN expliquait il y a quelques années que les Groupe B étaient devenues capables de casser les pilotes par leurs accélérations terrifiantes et qu’il ne dominait jamais pleinement sa monture.

Ces autos étaient certes incroyablement spectaculaires mais la limite avait été dépassée, elles étaient vraiment trop excessives.
Et aujourd’hui une WRC passe plus vite tout en étant tellement plus sûre…

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