Accueil 4x4 Essai VW Amarok BITDi 180 ch, boîte auto 8 rapports

Essai VW Amarok BITDi 180 ch, boîte auto 8 rapports

703
11
PARTAGER

Une Ferrari 458, depuis sa sortie beaucoup d’entre nous en ont sans doute déjà croisé une au moins une fois. Le Volkswagen Amarok peut se targuer d’être plus rare encore que la belle Italienne en France, du moins c’est le sentiment qui en ressort lorsque l’on sonde le public. Les pick-ups composent en effet un segment de niche dominé par une assez âpre concurrence où entre les constructeurs asiatiques fait rage. VW vient mettre son grain de sel avec son imposant Amarok. Sa gamme se coiffe désormais d’une version BITDi 180 ch associée à une inédite boite automatique à 8 rapports.

Un design sans fioriture

Les pick-ups en ville sont plutôt rares,se résumant à ceux des artisans ou des hommes des champs qui viennent livrer. Et quand on en voit un s’aventurer au milieu des boulevards, il s’agit dans la plupart des cas d’un Toyota Hilux, d’un Mitsubishi L200 ou d’un Nissan Navara. Avec l’Amarok, VW a dans l’idée de rappeler aux spécialistes de ce marché qu’ils ne viennent pas juste histoire de cocher un segment de plus dans leur offre. Ils débarquent avec un véhicule à la finition plus en rapport avec ce qu’ils font d’habitude. C’est ce du moins à quoi on est en droit de s’attendre.

En termes de style, dans ce segment où la fonction prime sur la forme, les designers ne se laissent pas aller à des folies et se contentent la plupart du temps d’apposer une identité de marque sur un assemblage de cubes à peine façonné. Sur ce point VW ne fait pas du tout exception avec un avant droit et robuste, en imprimant toutefois la patte maison à l’image notamment d’une calandre rectangulaire à lamelles, des doubles optiques et d’une base de boulier aux traits communs avec le reste de la gamme. Le profil se révèle brut avec avec des passages de roues marqués, et une piscine parallélépipédique à l’arrière.

Jusqu’à 1 160 kg de chargement dans la benne, équipements VW

Et parlons-en de cette benne qui se révèle particulièrement logeable au regard de ses dimensions et de sa capacité. Comptez environ 2,50 m2 dans lesquels on peut disposer une palette de bois standard, ce qui donne une idée de l’encombrement au sol disponible. On peut y charger jusqu’à 1 160 kg environ, ce qui ne devrait pas déplaire aux vignerons livreurs de premier cru. En outre le rabat en position ouverte peut servir de banc d’appoint lors d’un barbecue sauvage, pour peu que les convives assis dessus ne pèsent pas plus de 150 kg au total.

L’habitacle ne dispose pas de matériaux raffinés, ce qui risquerait de rebuter des professionnels un peu rugueux. La planche de bord moussée serait ici contreproductive. On retrouve donc des éléments et des panneaux de plastique robustes pour résister aux agressions usuelles de la journée de travail de ce brave engin de transport. Pour autant, on se retrouve dans une ambiance Volkswagen, que ce soit dans la présentation, l’assemblage rigoureux et bien entendu les équipements. Cela étant on regrettera une assise qui n’a pas le confort de celle d’une Golf et une position de conduite à laquelle il faut se faire quand on vient du monde des berlines. En revanche cette double cabine apparaît spacieuse. Nous tenions en effet facilement à deux derrière avec nos bagages sans les avoir sur les genoux.

Comportement quelconque sur la route, agréable sur les pistes

Sur les longs rubans d’asphalte du Maroc, l’Amarok n’affiche pas un comportement mou comme on peut l’attendre parfois de certains franchisseurs ou autres SUV peu taillés pour le long cours. La voiture semble même presque dure dans ses mouvements transversaux, même si à rythme élevé elle peut prendre du roulis, une tendance de nos jours devenue presque inexistante sur les SUVs de route. Sous le capot, un puissant BITDi de 180 ch, au couple maxi de 420 Nm, qui malgré les deux tonnes de l’engin ne peine pas à le mouvoir. Evidemment on ne concurrencera pas sur la route les Audi Q7, Mercedes GL et autre Porsche Cayenne, mais le moteur assure un compromis agrément/prestation/consommation acceptable.

En tout-chemin, on en n’attendait pas moins, il se débrouille plutôt bien et encaisse aspérités du terrain sans sourciller. Sur terrain meuble, pour peu qu’on garde un peu de vitesse, là aussi on s’amuse sans se faire peur, en grimpant même des petits massifs rocheux sans soucis. Monter des marches, passer des ornières, là aussi l’Amarok n’a rien à envier à personne, il s’en sort assez facilement sans même l’aide d’une électronique adapté. La boîte automatique à 8 rapports qui sait se laisse oublier sur la route, en revanche empêche l’adaptation d’un système de rapports courts, ce qui s’avère problématique dans certaines situations critiques.

Pas de rapports courts avec la boîte automatique à 8 rapports

Nous avons eu également l’occasion de prendre le volant d’un véhicule légèrement préparé pour le rallye des gazelles, avec un amortissement et une monte pneumatique plus adaptés pour jouer dans le grand bac à sable du désert marocain. La transmission cette fois-ci manuelle avec une option de rapports courts nous a permis d’affronter certaines dunes sans sourciller, là où même à pied on se retrouverait en difficulté. La hauteur de caisse et l’empattement long finalement dictent ou non le passage de murs de sable, sous peine de se retrouver bloqués au sommet comme nous l’avons constaté. Evidemment, ces situations de rallye, on ne les retrouvera jamais avec un Amarok classique.  Au final, ce dernier permet de traverser le pays tranquillement vu son aisance sur la route et les pistes sans sourciller. Il est fort à parier toutefois que n’importe quel SUV 4X4 n’aurait pas non plus particulièrement de problème.

L’Amarok s’adresse à des professionnels ou tous ceux qui ont besoin d’une benne en priorité, et pour cette mission il offre des prestations en première approche dans la moyenne de son marché, avec des avantages sur certains points, notamment pour ses prestations de chargement. Choisir la transmission automatique limite dans certaines situations extrêmes suivant son usage, toutefois elle offre plus de polyvalence et de confort d’utilisation. VW laisse le choix, pour contenter tout le monde. Si la gamme démarre à 27 000 €, notre version BITDi 180 ch réclame elle avec nos options environ 40 000 €. Reste que la réputation d’un pick-up se construit sur la durée. L’Amarok, qui n’a pas encore 5 ans, n’est qu’au début de sa trajectoire.

Crédit images : AD/le blog auto

 

Poster un Commentaire

11 Commentaires sur "Essai VW Amarok BITDi 180 ch, boîte auto 8 rapports"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Toftof
Invité

C’est le nouveau Pick Up d’intervention de l’ACO pour les 24 H du Mans … Treuillage – remorquage – nettoyage de piste … C’est Top !!!

turbo v8
Invité

je l’ai depuis novembre 2013 la boite zf 8 est excellente et niveau conso il me coute 100 euros de moin par mois que mon ancien L 200 gourmand peu puissant et fragile ce qui est marrant avec l’amarok c’est que son moteur est vraiment ouvert une foi qu’il a 15000 km

greg
Invité

Pas de gallerie d´images?
Petit soucis de mise en forme également: « route les Q7, GL et autre Cayenne, mais le moteur assure un compromis agrément/prestation/consommation acceptable » a de droles d´espaces..

Admin

Désolé, pas de galerie d’images, mais une vidéo va venir plus tard. Pour les espaces, il s’agissait d’un problème de justification de paragraphe avec trois abréviations successives… J’ai rajouté quelques mots et le problème est réglé, merci.

pedro
Invité

Je ne comprends pas pourquoi ils n’exportent pas ce vehicule en amerique du nord. Le 2.0 FSI est sans doute un peu juste mais niveau conso il est raisonnable par rapport a une concurrence en V6 et V8 (Chevy Colorado ou Dodge Dakota)
Le diesel en 180 cheveaux est aujourd’hui d’actualite la bas. Le diesel se fait de plus en plus visible, mais surtout sur des berlines type A3 ou Golf/Jetta.

greg
Invité

Parce que en fait le véhicule est trop petit.
Aux USA, le segment est trusté par les pick up de taille supérieure.

wizz
Membre

Le moteur 2.0 TDI est bien disponible aux USA….sauf qu’il n’y a que la version 140ch.
Proposer une autre version, c’est aussi refaire une nouvelle homologation. Et ça coute cher.

C’était le cas avant où aux USA, ils étaient « bloqués » au simple 1.9 TDI 100ch dans la version injecteur pompe, alors qu’en Europe, les versions en pullulaient les catalogues

T
Membre

comme toujours, les prix sont exa-gé-rés, le Hilux démarre à 21,000 € avec un diesel de 144 cv… et finit à 40,000 avec celui 177 et boute auto et double cabine.

Bref, pour bouger ses premières récoltes pas trop chèrement, du vignoble à la cave, pour faire le boulot, notre vigneron pensera pas 15 fois… Il prend moins cher et très fiable.

wpDiscuz