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    Accueil » Rétro F1 1980 : Argentine, un rookie nommé Alain Prost
    Formule 1

    Rétro F1 1980 : Argentine, un rookie nommé Alain Prost

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani14 janvier 2020Un commentaire
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    Novembre 1979, circuit du Castellet. Sur la piste varoise, l’écurie McLaren teste deux jeunes pilotes pour reprendre le baquet de Patrick Tambay, qui a vécu une saison 1979 très difficile et n’a pas été reconduit aux côtés de John Watson. L’écurie a songé un temps à récupérer Niki Lauda, mais le champion autrichien a pris de court tout le monde en annonçant soudainement sa retraite au soir des essais du grand prix du Canada.

    Un test qui en dit long

    Deux candidats sont en lice : d’un côté, un américain, Kevin Cogan, qui aurait toute sa place dans une équipe financée par le cigarettier Marlboro. De l’autre, un jeune français, qui a fait forte impression au grand prix de Monaco de F3 et qui se présente auréolé du titre de champion d’Europe : Alain Prost. Le forézien sait ce qu’il veut et n’a pas voulu précipiter les choses en débutant à la hâte sa carrière en F1, puisqu’il a décliné les invitations faites par Ligier, Mclaren ou encore Shadow pour disputer les deux derniers grands prix de la saison 1979. Sous le soleil de Provence, il n’y aura pas de match. Non seulement Alain Prost bat à plates coutures les temps de Cogan, qui s’en ira en CART après une brève apparition en F1, mais il se permet d’aller plus vite que John Watson, le vétéran titulaire chez McLaren ! Le team manager Teddy Mayer n’hésite pas et lui propose un volant pour la saison 1980.

    Rififi en F1*

    Cette saison 1980 débute très tôt, avec en ouverture un grand prix d’Argentine fixé au 13 janvier ! L’ambiance dans le paddock est tendue, plombée par la guerre de tranchées que se livrent la FISA, contrôlée par Jean-Marie Balestre et la FOCA, l’association des constructeurs dirigée de main de maître par Bernie Ecclestone, pour contrôler les aspects économiques et sportifs de la F1. La tension est également palpable entre les pilotes, qui se divisent sur la question d’un éventuel boycott pour protester contre les lacunes en matière de sécurité. A cause, en partie, des jupes aérodynamiques, les monoplaces connaissent une hausse sensible des performances sans que les infrastructures ne s’y soient adaptées. Mais pour le jeune Alain Prost, cette « politique politicienne » est bien éloignée de ses préoccupations. Le voilà dans le cercle des géants, au beau milieu de Jones, Reutemann, Piquet, Villeneuve et consorts !

    Dans les points dès le départ !

    Cependant, McLaren n’est plus que l’ombre d’elle-même. Les succès d’Emerson Fittipaldi (champion en 1974) ou de James Hunt (champion en 1976) sont bien loin et les dernières productions ont été ratées. Néanmoins, Alain Prost termine 12e des essais, cinq places devant son chef de file Watson. En course, prudent et régulier, il termine cette course à élimination avec une McLaren bien fatiguée à la 6e place, marquant ainsi son premier point en F1. « Ce n’était même pas aussi difficile que je m’y attendais » déclare alors le futur quadruple champion du monde. Pour celui qui rêvait au départ d’être footballeur, la suite s’annonce prometteuse. Prost quitte McLaren en fin de saison pour rejoindre Renault, mais au même moment, McLaren s’est trouvé un nouveau boss : avec le soutien de Marlboro, Ron Dennis fusionne son équipe issue de la F3, Project Four, avec McLaren pour fonder McLaren International. Cette nouvelle structure, qui va dès lors signer ses monoplaces du fameux MP,  est appelée quelques années plus tard à écrire l’une des plus grandes pages de l’histoire de la F1, avec Alain Prost et Ayrton Senna.

    * Rififi en F1 est un album de Michel Vaillant qui transpose en toile de fond le bras de fer FISA/FOCA

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    Un commentaire

    1. Croûton on 15 janvier 2020 8h03

      Ne pas oublier non plus que Prost était aussi soutenu par Philip Morris France, il n’y a pas que les « mauvais » pilotes qui ont des soutiens économiques!

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