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    Accueil » De l’art de la carrosserie
    Histoire

    De l’art de la carrosserie

    Le Blog AutoLe Blog Auto27 octobre 2021Aucun commentaire
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    Historiquement, les entreprises de carrosserie étaient des fabricants de carrosses, d’où le nom. Certains rivalisaient alors d’imagination pour créer de nouvelles formes, mais aussi de nouveaux ornements. Le but était souvent d’étaler sa richesse à la vue de tous, via des dorures, des circonvolutions dans les ciselures, des attelages de plusieurs chevaux. De cet art a été dérivé celui de la carrosserie automobile.

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    Au début du véhicule automobile, on a simplement transposé ce que l’on savait faire en hippomobile. Les carrossiers de renoms recevaient des commandes de riches familles pour créer des modèles uniques. Ils partaient d’un châssis nu, avec ou sans moteur d’ailleurs, fourni par un constructeur et y mettaient une carrosserie autour. Par ailleurs, toutes ces carrosseries automobiles ont emprunté leurs dénominations à l’art de la carrosserie hippomobile. Appellations qui sont parvenues jusqu’à nous comme berline, coupé, cabriolet, roadster, break ou autre.

    De créateurs à réparateurs

    Au fil du temps, la carrosserie traditionnelle se perd au profit de l’industrialisation et la standardisation de l’automobile. Désormais, la carrosserie reste un art, celui de la réparation automobile, sans que cela ne se voit. Ici une aile froissée, là une portière écornée, ou pire.

    Il subsiste, heureusement, de grands carrossiers que l’on nomme désormais plus facilement designers. Ces grands studios ou maisons, vont dessiner pour un constructeur automobile un véhicule spécifique. On nommera Pininfarina, Giugiaro, Bertone par exemple. En France, ces grands noms ont disparu comme Saoutchik, Chapron, Pourtout, Chausson (bus et cars), Heuliez, etc. Toutefois, cet art de la carrosserie à la française subsiste à travers des groupes comme Centigon (ex-Labbé), Durisotti (qui va équiper les Alpine A110 de Gendarmerie) ou Gruau.

    Côté réparation, le plastique n’a pas entièrement remplacé l’acier ou l’aluminium dans les carrosseries de nos voitures modernes. Ainsi, les carrossiers sachant finement retaper une ligne pour que le peintre n’ait plus qu’à peindre ont encore du travail. Surtout que la France adore aussi ses glorieuses aînées et qu’il y a là pas mal à faire pour remplacer des morceaux corrodés, redresser, débosseler, etc. des véhicules martyrisés par le temps, les intempéries, ou la maladresse du conducteur.

    Des métiers écologiques ?

    Et dans la carrosserie de réparation, chaque métier a son importance et ses spécificités. Un tôlier formeur va, par exemple, être capable de débosseler une tôle, ou d’en recréer une à l’identique pour remplacer une pièce malade ou totalement rouillée. Ces spécialistes sont surtout employés par la restauration automobile. Leur métier demande un savoir-faire qui est très long à acquérir et leur nombre diminue avec l’âge. A une période, l’industrie automobile a utilisé la fibre pour des carrosseries légères. Là encore, « c’est un métier » que de réparer les panneaux fissurés.

    Pour finir impeccablement une pièce martelée, on fait alors appel à un mastiqueur. On peut, là, penser que c’est simple d’appliquer ces pâtes cellulosiques, polyuréthanes, époxy ou autre. Pourtant, il faut savoir l’appliquer le plus finement et le plus régulièrement possible pour ne pas avoir à passer des heures à poncer ce mastic avant d’envoyer le tout à la peinture.

    Le peintre justement fait partie intégrante des métiers de la carrosserie automobile. Sans peintre digne de ce nom, pas de retouche partielle invisible, pas de re-création d’une couleur spécifique ou vieillie par le temps. Tous ces artisans sont de véritables artistes qu’il convient de saluer à une époque où l’automobile est devenue de plus en plus jetable. La réparation est écologique et permet de faire durer plus longtemps un véhicule.

    Elle permet aussi la plupart du temps un gain substantiel en réparant et effaçant les stigmates d’un choc plutôt que de changer pour une pièce neuve. En tout cas, si vous avez l’occasion un jour de regarder un tôlier travailler et façonner une pièce, avec un marteau et un tas, une roue anglaise ou autre, n’hésitez pas. C’est un spectacle fascinant qui ne vous laissera pas indifférent.

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