Jamais inquiété par ses adversaires, Alonso en tête, Sebastian Vettel a survolé le Grand Prix d’Europe pour décrocher une sixième victoire cette saison et s’envoler un peu plus en tête du classement général.
Formule 1
Cela devient une habitude en qualifications cette année, Sebastian Vettel a signé, sans trop forcer, une nouvelle pole position à Valence devant l’autre Red Bull de Mark Webber. Face aux monoplaces autrichiennes, la plus vive opposition vient de Lewis Hamilton et Fernando Alonso, respectivement troisième et quatrième de la séance.
Ce 24 juin, Juan-Manuel Fangio aurait eu 100 ans. Pour ceux à qui le nom de l’Argentin ne parlerait pas, on pourrait le comparer à son compatriote Lionel Messi. Tous les deux avaient une tare (l’âge chez l’un, la taille chez l’autre), ils brillent loin de chez eux, ils ne jouent pas les stars alors qu’ils sont adulés (y compris par leurs pairs) et ils s’excuseraient presque d’être aussi talentueux.
C’était plié pourtant. La F1, sensible aux préoccupations environnementales, allait changer en 2013, abandonnant l’actuel V8 pour un beaucoup plus « vert » 4 cylindres 1,6l turbo. La FIA l’avait annoncé et Jean Todt était intraitable. Renault en était le supporter le plus enthousiaste et on avait même vu Craig Pollock annoncer une nouvelle entreprise largement française, PURE, dont l’objectif était la fourniture de ce nouveau moteur. Seulement voilà : les autres acteurs avaient suivi en traînant des pieds, et le beau projet voté en décembre partait en vrille à mesure que l’on s’approchait du point de non retour.
A l’initiative de leur fournisseur d’huiles commun, Lewis Hamilton et Tony Stewart sont venu dans le fameux circuit de Watkins Glen, près de New York. But de la manœuvre: chacun doit rouler avec la voiture de l’autre.
Depuis le milieu des années 90, la présence Française en F1 est en pointillé. Alors qu’on s’était habitué à une forte présence tricolore. De 1995 à 2005, ils furent nombreux, les pilotes prometteurs qui se retrouvèrent sur des voies de garage. On évoque volontiers la francophobie de la F1. Mais les espoirs étrangers ne sont pas mieux lottis…
Monaco est définitivement un territoire à part. Une ville où durant trois jours un circuit sort simplement de terre pour accueillir des bolides de course allant de la Formule Renault à la F1 en passant par la Porsche Supercup, filent à des vitesses inimaginables sur un tracé exit de bac à sable, à quelques centimètres des barrières de sécurité. L’erreur paie cash ! Mais cet enfer est aussi un véritable paradis où tout ce que le monde du luxe peut compter se retrouve là durant ce weekend de course : bijoux, robes de soirées, voiture de sport et yacht immense.
En me dirigeant vers ma modeste voiture, qui sera mon hôtel (à deux jours du weekend du Grand Prix, vous avez autant de chance de gagner l’Euromillion que de trouver une chambre de libre), Eddy Jordan me frôle l’épaule. Le temps de me rendre compte que c’était lui, qu’il était déjà loin.
La journée sur le yacht finie, je regagne la terre ferme pour assister à la présentation des Marussia B1 et B2 sur l’esplanade du Grimaldi Forum, avec un discours du patron dans cette ambiance petits-fours/champagne qui plait tant, puis je me lance dans une séance photo improvisée jusqu’à la nuit tombante.
Après les gymkhanas et le WRC, Ken Block va prendre le volant d’une F1 au mois d’août. L’Américain sera à Monza au volant de la Toyota utilisée par Pirelli pour le développement des pneumatiques.
