Formule 1

« J’ai eu la chance de piloter toutes mes autos sauf la Pescarolo ». C’est sans doute une des clés de la réussite et du succès des créations d’André de Cortanze, un grand ingénieur qui sait aussi ce qu’était le pilotage sur la piste. Le virus de la course, il le doit à son père, Charles de Cortanze, pilote émérite des années 30 qui termina 5e des 24 heures du Mans 1938 et participa également à des rallyes. Le fils reprend le flambeau, mais c’est dans la technique que son talent va s’épanouir. A travers une carrière exceptionnelle et éclectique, un fil rouge : le Mans !

Les budgets de la saison prochaine (2021) de F1 doivent être abaissés à 175 millions de dollars. Mais, avec la saison 2020 à l’arrêt et des écuries en difficulté économiques, ce pourrait être 145 millions de dollars finalement.

On ne peut pas dire que ce soit une grande surprise. Le grand prix de France de F1 2020 est annulé. A partir du moment où le président de la République avait annoncé, dans sa dernière allocution, le maintien de l’interdiction, au moins jusqu’à mi-juillet, des rassemblements publics d’envergure, le grand prix prévu fin juin était sur la sellette.

Ricardo Divila s’est éteint hier à 74 ans près de Magny-Cours. De double nationalité franco-brésilienne, il était un des grands ingénieurs du sport automobile brésilien bien sûr, mais il serait injuste de laisser les frontières définir la carrière incroyable et multiforme de ce monument du sport auto.

Dans les années 80 et 90, la France était une des grandes forces en présence dans la Formule 1. Mais pour les petits indépendants, se maintenir dans la catégorie reine nécessitait une chasse permanente aux sponsors et si possible de puissants appuis politiques.

La F1 entame au début des seventies sa révolution: les sponsors affluent, la médiatisation prend son envol avec la télévision et la liberté donnée aux ingénieurs promet un festival d’audace et d’innovations en tous genres. Un jeu auquel Lotus était souvent le plus fort. Mais en toile de fond de ce fabuleux spectacle, une ombre mauvaise planait encore et toujours : celle d’une sécurité déficiente et d’une mort qui guettait souvent au coin de chaque virage.

Au milieu des sixties, Honda fit entrer le Japon dans le monde de la Formule 1, avec deux victoires avant de n’y revenir, avec le succès que l’on sait, que dans les années 80. Derrière ce porte-étendard, d’autres petits projets 100% japonais tentèrent l’aventure dans les années 70 comme Maki, qui ne parviendra jamais à se qualifier, et, plus célèbre, Kojima, qui aurait pu exploiter davantage le potentiel de leurs belles monoplaces. Dome a tenté le coup à son tour à la fin des années 90, mais les temps avaient changé.

A la fin des années 80, les projets se multipliaient comme des pains en Formule 1, or beaucoup s’avérèrent assez louches. Après en avoir fait l’expérience, Lamborghini tenta l’aventure 100% constructeur en 1991. Ils n’auront pas plus de succès que Porsche, qui s’y cassa les dents la même année en tant que motoriste.