Endurance

Fin 2017, sur fond de dieselgate et de revirement écologique, Porsche quittait le WEC, enclenchant d’ailleurs le déclin du championnat. Alors certes, depuis, Porsche s’éclate toujours en compétition avec la 911 GTE et la Formule E, mais le département Endurance s’ennuie peut-être déjà. La 919 Hybrid Evo, c’est joli, c’est impressionnant, ça bat plein de records mais ça ne remplace pas l’adrénaline de la course.

Depuis le début des années 70, Ferrari s’était exclusivement consacré à la F1, laissant à des initiatives privées ou semi-privées le soin d’engager ses bolides en Endurance et GT. Mais au milieu des années 90, en pleine folie GT1, le cheval cabré a bien failli lâcher un sacré pur-sang : la F50 GT !

Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. L’effet domino, vous connaissez ? Un moteur qui, à trois reprises, voit un programme capoter et le condamner à rester dans un musée.  C’est ce qui arriva à Alfa Romeo, dont les programmes sportifs furent passablement malmenés par Fiat et les humeurs de la FIA à la fin des années 80.

Alors que l’édition moto a déjà été reportée, l’incertitude planait sur les 24 heures du Mans auto, prévues comme habituellement mi-juin. La décision est tombée, ce sera mi-septembre. Et ce n’est pas sans conséquence.

Serait-ce une conséquence collatérale du rachat de la firme de Gaydon par le consortium de Lawrence Stroll ? Si la nouvelle du retrait d’Aston Martin se confirmait, c’est le devenir même de la formule Hypercar qui serait menacé, faute de combattants.

Surprise dans le monde du sport automobile, après 13 années de présence, Rebellion Racing arrête tout. Partenaire de Peugeot pour le retour du Lion dans la Sarthe en 2022, Rebellion oblige Peugeot à reprendre intégralement la main sur le projet WEC hypercar.

L’Endurance se prépare à un grand chambardement règlementaire et sportif, illustré par l’accord conclu entre l’ACO, la FIA et l’IMSA pour rapprocher leurs championnats respectifs et permettre à des constructeurs d’engager des voitures sur toutes les grandes épreuves de part et d’autre de l’Alantique. Alors que les rumeurs vont bon train sur les constructeurs qui pourraient s’engager et leurs choix de plate-forme technique, Oreca a déjà fait le sien. Histoire de faire pencher la balance ?