Compétitions Auto

Le stock car reste une compétition automobile assez basique, mais terriblement soucieuse de ses scores d’audience. La recherche du spectacle possède de bons côtés mais parfois les moyens employés sont très discutables. Voilà un exemple de ce qui se fait probablement de pire en la matière: la règle du lucky dog.

Mexico était la dernière manche du Champ Car. Donc, à l’instar de ce qui se passe en F1, c’est désormais la « silly season ».

Viré par BMW-Sauber au deux tiers de la saison 2006 (malgré des performances honnêtes), Villeneuve n’arrive pas à rebondir. Dans un premier temps, Craig Pollock annonçait que son poulain « resterait en F1 » (chez Midland?) Puis il y eut les rumeurs d’une reconversion « à la Montoya ». Elle concernaient un volant 2007 chez Roush, l’une des meilleures écuries. Puis à une présence lors des manches canadiennes de la Nextel Cup et du Busch Grand National (notamment celle disputée sur le circuit Gilles Villeneuve.) Mais désormais, tout s’effondre.

La saison de Champcar s’est achevée hier soir sur l’autodrome des frères Rodriguez à Mexico City. Pour cette ultime course des chassis Lola B2K00 la pluie s’est invitée en cours d’épreuve, rendant les derniers tours particulièrement délicats pour les pilotes. Logiquement, c’est Sébastien Bourdais, triple champion de la discipline, qui s’en est le mieux tiré dans ces conditions difficiles en remportant sa septième victoire de l’année, la 23ème de sa carrière. Malgré tout, ce ne fut pas une promenade de santé pour le français puisqu’il ne s’est emparé du commandement que dans l’ultime tour au prix d’un dépassement autoritaire sur Justin Wilson, de retour après plusieurs semaines de convalescence.

Le Phoenix International Raceway recevait les Nextel Cup Series (pour le Checker Auto Parts 500) et Busch series (pour le Arizona Travel 200) ce week-end. La Cup y organisait l’avant-dernière course de la saison et en Busch, Montoya effectuait sa troisième participation.  Six heures de stock car ce week-end! Eeeeee Ahhhh!

Les masochistes qui ont visionné l’atroce film de Sylvester Stallone « Driven » au-delà des dix premières minutes se souviennent sans doute de cette scène ridicule entre toutes où au beau milieu d’une soirée le vieux pilote sage incarné par Monsieur Sylvestre se lance pour le raisonner à la poursuite du jeune chien fou qui fait sa crise, au volant de leurs monoplaces de Champ Car dans les rues désertées d’une métropole US dont le nom m’échappe. Une secrète envie de faire pareil ? Aussi incroyable que cela puisse nous paraitre, c’est possible, dans certains états américains, pourvu que la voiture soit équipée d’un minimum (vraiment minimum) d’équipements de sécurité.

« PT » est un pilote comme on les aime Outre-atlantique: un pied droit très lourd et un cerveau très léger. En 15 ans de carrière, le « meilleur ami de Bourdais » a remporté 30 victoires et le titre 2003. Mais le bilan du Canadien, c’est également des renvois d’équipes et des courses de suspensions.

Le Nascar… Il y a ceux qui aiment, ceux qui n’aiment pas, et ceux qui ne connaissent pas (incluant un certain nombre de la deuxième catégorie). Je développe donc ici le but de la compétition, ce qui motive les pilotes à signer pour 36 courses par an: leur nom sur la coupe Nextel (ex-Winston). Pour en arriver là, le Nascar a dû déployer un artifice suite à un problème dont la F1 Series moderne est familière…

Les champions de F1 sont d’excellents supports commerciaux (celui-ci ou celui-là), et s’il est une formule auto qui pousse l’aspect commercial à son extrême, alors le Nascar arrive loin devant le reste. Changement de déco des voitures avant des courses précises, ou pour coïncider avec des événements particuliers, présences promotionnelles dans les centres commerciaux, et surtout une abondance de spots tv égaient les après-midi de stock car devant la télé. L’abondance de sponsors fortunés et l’implication de pas mal de pilotes rendent parfois les coupures de pub plus intéressantes que la course elle-même. Voici quelques exemples choisis.