Dans son grand plan de domination planétaire, Toyota ne pouvait pas se contenter longtemps de présence dans les marchés émergeants avec seulement de vieilles Corolla et d’increvables pickups Hilux qui comme chacun sait seront éternellement à une nouvelle batterie près de démarrer, longtemps après que l’humanité aura disparu de la surface de la planète.
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Le designer italien Stola nous montre sa fameuse Excelero, savament présentée et bien entourée. Basée sur une Maybach 62, l’Excelero dispose d’un V12 de 700 chevaux suralimenté par deux turbos! Construite à l’origine pour tester les pneus Fulda à haute vitesse, Stola la positionne aujourd’hui sur le marché des extravagances automobiles pour clients particuliers. Vous noterez que pour une fois les messieurs regardent plutôt la voiture que les filles!
Déjà présenté précedement au niveau de son intérieur, nous avons aussi fait le tour complet de la 101EX chez Rolls-Royce. Selon son designer en chef Ian Cameron, la 101EX donne l’apparence de pouvoir passer de l’arrèt à des allures vives sans effort. La puissance se ressent par ses formes et ses dimensions, tout en affichant une certaine légèreté d’apparence pour une voiture de cette taille. Le capot en aluminium brossé, comme déjà sur le cabriolet 100EX de 2005, semble n’en plus finir et se prolonge sur le même thème jusqu’aux montants de pare-brise. Les portes, qui s’ouvrent et se referment par assistance électrique à contresens, donnent un accès généreux aux places avant, ce qui va sans dire, mais aussi à l’arrière, oû même les grands gabarits seront à l’aise. Le coffre finit par un galbe bien lisse, qui s’intègre à merveille à l’ensemble. Bravo!
Le ministre britannique en charge de la sécurité routière, le Docteur Stephen Ladyman est interviewé dans la page auto du Times Online cette semaine. On y apprend que cet homme à l’air sympathique vit dans un état de paradoxe permanent. Promoteur des radars automatiques et des routes à péages, il est également un Alfista inaltérable. Il admet d’ailleurs sans tergiverser avoir perdu une quantité conséquente de points au volant de sa 156, piégé par les radars dont il justifie inlassablement les effets positifs sur la baisse des accidents. Cela ne l’a pas empêché de la changer récemment pour une Alfa Romeo GT rouge devant laquelle il pose, pas peu fier. Et c’est sans évoquer ses années Ducati.
Et ce n’est pas une note de plus sur les courbes genevoises mais une fascinante découverte faite lors d’une errance sur la toile : Dodge, que Chrysler veut faire valoir de nos jours comme la marque du Macho Macho Man, a dans son passé des souvenirs d’une toute autre couleur, fuschia en l’occurrence : la Dodge La Femme, version très particulière de la Dodge Custom Royal qui a fait carrière aux Etats-Unis en 1955 et 1956. Une offre faite à la gent féminine huppée de l’Amérique, et pas sur le mode station wagon utilitariste pour convoyer la descendance d’école en club de softball et l’épicerie du supermarché à la cuisine, fonction implicite du SUV moderne. Non, plutôt la tentative un peu naïve d’une industrie foncièrement masculine d’en appeler au sens du style de ces dames, comme le montre le nom en français dans le texte qui exsude la sophistication et l’élégance supposée de la vieille Europe.
C’est toujours avec un peu d’appréhension que l’on arrive sur le stand Sbarro. Le dessin dévoilé il y a quelques jours laissait augurer d’un bon cru. Pourtant, l’Alfa Romeo Diva concoctée par les élèves de l’école de l’Italo-suisse s’éloigne de l’esquisse sans pour autant devenir rebutante. Bien sûr, nous sommes loin d’une révolution stylistique puisque la Diva, selon le courant actuel du néo-retro hommage ou clonage, vient nous remettre en mémoire des formes déjà existantes.
Très à la mode dans les journaux nordiques, la rumeur du transfert de Raikkonen vers Ferrari se fait de plus en plus insistante ces derniers temps. Le refus récent par Kimi d’un contrat de 20 millions de dollars par ans pour prolonger avec Mclaren l’a remise au goût du jour après les démentis de l’automne dernier. Par ailleurs, on connaît l’affection que Jean Todt porte aux pilotes nordiques. Que ce soit en rallye lorsqu’il dirigeait Peugeot Sport, ou en F1 lorsque Mika Salo avait remplacé Schumacher après son accident, il a régulièrement fait appel à des finlandais dont il semble apprécier le style. Aujourd’hui, quelques commentaires de personnes bien placées tendent à confirmer l’arrivée de Kimi chez la Scuderia pour la saison 2007.
Que faites-vous si entre les deux salons de Francfort et de Genève, votre temps et vos moyens sont trop limités pour ressortir un nouveau concept car. Facile : vous relookez le précédent. Cest la voie choisie par les designers de Mini, qui à dut sinspirer de lémission « Pimp My Ride » pour passer une couche sur son prototype break Mini. Je ne suis pas sur de leffet voulu, qui doit se situer entre lautodérision et le désespoir de trouver mieux. À vous den juger !
Le petit constructeur hollandais Spyker dévoile à Genève un SUV dun superlatif exclusif, le Paris-Pékin.Basée sur une technologie Audi, dont il reprend le V12 et Porsche Cayenne, dont il utilise les trains et liaisons au sol, la Spyker Paris-Pékin innove dans le très haut de gamme et démontre une qualité de finition époustouflante. Spyker compte en produire près de 100 unités par an à partir de 2007. Un responsable de la marque nous confia quune centaine de commandes furent engrangées le premier jour du Salon pour ce SUV. Les trois quarts seront livrées au Moyen-Orient et un quart aux Etats-Unis. Une belle démonstration du dynamisme batave, car vendre la production annuelle en un seul jour laisse rêveur!
Je serai un peu plus nuancé dans mon apréciation. Saab apporte un souffle de légèreté avec son prototype sportif. Des passages de formes fluides et une surface vitrée audacieuse constituent un clin doeil aux avions de chasse du même nom. Sans surcharges, oû plutôt grâce à leur absence, Saab se place résolument en avant-coureur dune tendance de style, qui nous change bien du « flame surfacing » que nous avons trop vu par ailleurs. Ceci dit, Patrick Garcia a rasoin de dire qu’un air de déjà vu interpelle le visteur, notamment par le traitement des ouvrants.
