Economie

Le projet de l’administration du président américain Joe Biden de relever d’ici 2032 les normes d’économie de carburant coûterait à General Motors une amende de 6,5 milliards de dollars et à Stellantis une amende de 3 milliards de dollars selon une information recueillie par l’Agence de presse Reuters.
Un groupe représentant presque tous les grands constructeurs automobiles a déclaré la semaine dernière que l’industrie automobile dans son ensemble pourrait faire face à des amendes de 14 milliards de dollars.

Les cours du pétrole ont fini en baisse vendredi, à la faveur de prises de bénéfices d’investisseurs soucieux de préserver leurs gains obtenus grâce à la flambée des cours enregistrée des derniers jours. Le marché reste néanmoins ferme et des tensions sur le gazole se font toujours ressentir.

Alors que les prix des carburants à la pompe ne cessent de s’envoler, au plus grand dam des ménages, lourdement impactés en terme de pouvoir d’achats, toutes les solutions sont envisagées.
Parmi elles : une baisse du taux de la TVA, notamment en matière d’énergie.
Toutefois, le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) vient de juger une telle mesure inefficace pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages, jugeant que son effet sur les prix s’avère « incertain ».

Le syndicat américain United Auto Workers (UAW) va étendre son mouvement de grève à un site d’assemblage supplémentaire tant chez Ford que chez General Motors, indiquant en parallèle que les progrès des négociations chez Stellantis ne lui permettaient pas d’étendre les piquets de grève sur les sites de ce constructeur automobile.

Signe des temps, le constructeur chinois BYD dépasse l’historique Ford pour les ventes mondiales en août selon TrendForce. Il faut dire que le jeune constructeur n’arrête pas de battre ses records et il ne manque pas d’ambition. Cela n’est qu’un début.

Déjà cet été, Mitsubishi avait annoncé réduire la voilure en Chine et envisager un retrait pur et simple de l’ex-El Dorado de la voiture. Selon le journal économique japonais Nikkei, ce sera fait, et même pour la production.

Le constructeur de voitures électriques Lucid Motors va licencier environ 18 % de ses salariés. Dans le cadre d’un plan de restructuration, l’entreprise américaine souhaite réduire ses coûts après avoir plongé dans le rouge en 2022. Un malheur n’arrivant jamais seul, la société doit également rappeler certaines unités de sa Lucid Air.

Alors que les prix à la pompe ne font qu’augmenter, et que l’inflation galope chaque jour un peu plus, le chef de l’État, Emmanuel Macron – sommé d’agir par les oppositions – a demandé dimanche aux distributeurs non plus de vendre le carburant à perte mais de vendre « à prix coûtant ».
Un volte-face aux airs de camouflet pour le gouvernement qui n’a pu convaincre les distributeurs de vendre à part, alors que demande leur a été faite.