Volvo et Geely misent sur la production locale en Europe

Volvo et Geely envisagent de produire des modèles chinois en Europe pour réduire les coûts et répondre à la surproduction.

Volvo et Geely envisagent de produire des modèles chinois dans les usines européennes de Volvo, une décision motivée par la surproduction et la faible demande de véhicules électriques sur le marché européen. Cette initiative vise à optimiser la capacité de production existante tout en adaptant l’offre aux spécificités locales et en réduisant les coûts liés aux importations et aux tarifs douaniers. La stratégie souligne la nécessité pour les constructeurs automobiles de combiner flexibilité industrielle et localisation de la production afin de rester compétitifs dans un contexte économique et géopolitique complexe.

Les entreprises font face à un problème de surcapacité de production à l’échelle mondiale. Selon Li Shufu, président de Geely, de nombreuses usines restent sous-utilisées alors que la croissance de la demande pour les véhicules électriques progresse moins rapidement que prévu. Cette situation oblige Volvo et Geely à repenser leurs chaînes de production pour tirer le meilleur parti de leurs installations existantes et renforcer leur résilience face aux fluctuations du marché. La coopération et le partage des ressources industrielles apparaissent comme des leviers stratégiques pour réduire les coûts fixes, améliorer l’efficacité opérationnelle et maximiser l’utilisation des lignes de production en Europe.

Une stratégie de localisation pour réduire les coûts

Le projet met l’accent sur la localisation de la production. Geely ne prévoit pas de simplement exporter des véhicules de Chine vers l’Europe, mais de les fabriquer directement sur le continent. Cette approche permet de contourner les droits de douane élevés et de répondre plus efficacement aux attentes des consommateurs européens. Volvo bénéficie déjà d’une expérience significative dans ce type de coopération, notamment à travers la production de modèles dans les usines de Geely et des projets conjoints avec Polestar. La collaboration entre les deux groupes pourrait désormais atteindre un niveau plus ambitieux, avec des modèles chinois intégrés aux lignes de production européennes de Volvo.

Contexte européen et enjeux du marché EV

Le marché européen des véhicules électriques reste sous pression. Les tarifs douaniers, la faible demande et la concurrence croissante des marques chinoises exercent une pression sur les volumes de ventes et la rentabilité des constructeurs. La situation géopolitique ajoute un facteur de risque supplémentaire, obligeant les entreprises à anticiper les évolutions réglementaires et commerciales. Volvo, en particulier, doit également gérer des défis internes, avec une action en baisse de 60 % depuis son introduction en bourse et une transition vers l’électrique plus lente que prévu. La décision de produire des modèles chinois en Europe s’inscrit donc dans une logique de restructuration et de rationalisation des opérations pour sécuriser la position de la marque sur le marché EV.

Vers une production conjointe et flexible

Volvo et Geely passent ainsi à un nouveau modèle de coopération industrielle, misant sur la production conjointe et la flexibilité des chaînes de montage. Ce choix stratégique permet non seulement d’optimiser les coûts, mais aussi de renforcer la compétitivité des marques sur le marché européen des véhicules électriques et thermiques. La production localisée est perçue comme un levier essentiel pour mieux gérer la surcapacité industrielle et répondre à une demande variable tout en garantissant des marges opérationnelles plus stables. Cette approche pourrait devenir un modèle pour d’autres alliances et collaborations dans l’industrie automobile mondiale.

Notre avis, par leblogauto.com

Volvo et Geely adoptent une stratégie pragmatique pour faire face à la surproduction et à la demande faible. La localisation des modèles chinois en Europe permet de réduire les coûts et d’optimiser l’utilisation des usines. Cette coopération renforce la flexibilité industrielle et montre que les constructeurs doivent s’adapter rapidement aux fluctuations du marché EV. La décision reflète également une restructuration plus large du secteur automobile face aux pressions géopolitiques et tarifaires.

Crédit illustration : Volvo.

(3 commentaires)

  1. J’adore votre conclusion: « Volvo et Geely adoptent une stratégie pragmatique pour faire face à la surproduction et à la demande faible. La localisation des modèles chinois en Europe permet de réduire les coûts et d’optimiser l’utilisation des usines. Cette coopération renforce la flexibilité industrielle et montre que les constructeurs doivent s’adapter rapidement aux fluctuations du marché EV. La décision reflète également une restructuration plus large du secteur automobile face aux pressions géopolitiques et tarifaires. »

    Désormais, on sait réduire les coûts en localisant la production de voitures chinoises en Europe! comme quoi l’Europe a eu raison de mettre des barrières tarifaires à l’entrée sur le marché.
    c’est bon pour l’emploi européen, c’est bon pour la balance commerciale

    1. Tout à fait @Amazon… Trump nous a démontré que les seuls succès qu’il a vraiment eus, c’était ses barrières douanières et ses taxes.

      On serait bien bêtes de ne pas utiliser ces outils que, somme toute, tout le monde utilise. (très peu l’Europe)

  2. Volvo voitures ,c’est fini presque mort … entre 40 000 et 110 000 euros ! en 2026 , en zone euro .
    L’époque des « briques » 70/90 au tarif promo pour taxi , c’est fini , comme en 2026 l’envie de Skoda pour un taxi….
    C’est des époques , le monde change …. , la concurrence fait mieux-prix, à part du Geely chinois pas cher … que peuvent ils construire en Europe ?

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