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    Accueil » Volkswagen : les salariés menacent de faire grève en 2027
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    Volkswagen : les salariés menacent de faire grève en 2027

    François TessierFrançois Tessier28 octobre 20262 commentaires
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    Volkswagen fait face à une menace de grève dès janvier 2027 après la résiliation d’accords salariaux en Allemagne.

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    Les tensions sociales s’intensifient chez Volkswagen. Le 23 octobre 2026, les représentants des salariés ont menacé de lancer des grèves à partir de janvier 2027 si le constructeur automobile allemand ne revenait pas sur sa décision de résilier plusieurs accords salariaux. Le conflit porte notamment sur les conditions de travail, les horaires et les congés payés, dans un contexte de restructuration industrielle et de réduction des coûts. Le groupe, confronté à une concurrence accrue des constructeurs chinois, aux coûts liés aux droits de douane et aux investissements nécessaires dans les véhicules électriques, cherche à améliorer sa compétitivité. Les syndicats dénoncent de leur côté la remise en cause d’engagements négociés fin 2024 et demandent à la direction de revenir sur sa décision avant la fin du mois d’octobre.

    Un conflit social autour des accords salariaux

    Le différend entre Volkswagen et les représentants du personnel a franchi un nouveau cap après la résiliation, en septembre 2026, de presque tous les accords salariaux concernant les salariés allemands du constructeur. Cette décision remet en discussion plusieurs dispositions qui encadraient depuis longtemps les relations entre la direction et les employés, notamment la durée du travail et les congés payés.

    Vendredi 23 octobre, les syndicats et la direction se sont retrouvés à Hanovre pour une nouvelle série de discussions. À l’issue de cette rencontre, IG Metall a indiqué que Volkswagen maintenait sa décision de résilier les accords. Le syndicat entend donc préparer un possible mouvement social au début de l’année prochaine.

    Thorsten Groeger, principal négociateur d’IG Metall, a donné à la direction jusqu’à la fin octobre pour retirer son avis de résiliation. À défaut, il a averti qu’un processus susceptible de déboucher sur des actions industrielles serait engagé. Ces actions peuvent notamment prendre la forme de grèves, même si une trêve sociale en vigueur exclut de telles initiatives avant le 1er janvier 2027.

    La date de la fin de cette trêve constitue ainsi un point de repère important dans le conflit. En maintenant sa position, Volkswagen s’expose à une intensification des tensions avec les représentants des salariés dès le début de l’année prochaine. Les prochaines semaines doivent permettre de déterminer si les deux parties peuvent trouver un compromis avant l’ouverture officielle des négociations.

    Restructuration industrielle et réduction des coûts

    Le conflit salarial intervient alors que Volkswagen prépare une vaste restructuration de ses activités. Le constructeur envisage de supprimer 100 000 emplois et pourrait fermer jusqu’à quatre usines en Allemagne. Ces mesures s’inscrivent dans un plan de transformation présenté comme le plus important de l’histoire du groupe.

    Volkswagen cherche notamment à réduire ses dépenses dans un environnement automobile marqué par plusieurs difficultés. Le groupe doit faire face à la concurrence croissante des constructeurs chinois, à des milliards de coûts liés aux droits de douane et aux investissements importants nécessaires pour accompagner la transition vers les voitures électriques.

    Dans ce contexte, le constructeur a annoncé un objectif de réduction des coûts de 20 milliards d’euros sur l’ensemble de sa chaîne de valeur d’ici 2030. À cette somme s’ajoute une diminution supplémentaire de 11 milliards d’euros des coûts indirects, selon les chiffres communiqués par l’entreprise.

    La direction justifie sa position par la dégradation de la situation économique depuis la conclusion de l’accord collectif de 2024. Arne Meiswinkel, cadre de Volkswagen, a déclaré après les négociations que les conditions économiques s’étaient considérablement détériorées et que la situation imposait désormais d’agir rapidement.

    Les représentants des salariés contestent toutefois la manière dont l’entreprise entend procéder. IG Metall estime que Volkswagen revient sur des engagements pris dans le cadre d’un accord historique conclu fin 2024. Le désaccord porte donc autant sur les mesures d’économie envisagées que sur le respect des engagements sociaux antérieurs.

    Salaires, emploi et prochaines négociations

    Le débat concerne également les perspectives de rémunération des salariés. Le comité d’entreprise de Volkswagen a indiqué que le conseil d’administration prévoyait un gel des salaires jusqu’en 2030 pour 660 000 employés dans le monde. Cette mesure annoncée par les représentants du personnel illustre l’ampleur des inquiétudes entourant la politique sociale du constructeur, alors que le groupe cherche à diminuer ses dépenses.

    Daniela Cavallo, présidente du comité d’entreprise, a appelé la direction à rechercher une solution avec les représentants des salariés. Elle a reconnu que certaines conditions d’exploitation avaient changé, tout en soulignant que d’autres évolutions étaient prévisibles. Elle a également critiqué le niveau de rémunération des dirigeants et demandé que des efforts soient engagés dans le cadre d’une négociation avec le personnel.

    Volkswagen n’a pas souhaité commenter les mesures précises de réduction des coûts et de restructuration susceptibles d’être examinées dans le cadre des négociations salariales en Allemagne. Le contenu définitif des éventuelles mesures sociales reste donc à déterminer.

    Les négociations officielles sur les accords salariaux résiliés doivent commencer le 24 novembre 2026 sur le site de Volkswagen à Emden. Une nouvelle réunion est ensuite prévue le 15 décembre à Zwickau. Ces deux rendez-vous constitueront des étapes importantes pour tenter de rapprocher les positions de la direction et des syndicats avant l’échéance de la trêve sociale.

    Parmi les dispositifs susceptibles d’être discutés figurent également les entreprises de transition. Ces structures, mises en place avec le soutien de l’Agence fédérale allemande pour l’emploi, permettent de former à nouveau les salariés et de les accompagner dans leur recherche d’un emploi en dehors de Volkswagen. Leur éventuelle utilisation s’inscrirait dans les réflexions sur les conséquences de la restructuration et sur les solutions à proposer aux travailleurs concernés.

    Notre avis, par leblogauto.com

    Le conflit social chez Volkswagen illustre les tensions entre les objectifs de réduction des coûts du constructeur et les engagements négociés avec les salariés. La menace de grève à partir de janvier 2027 dépendra notamment de l’évolution des discussions sur les accords salariaux et les conditions de travail. Les objectifs d’économies, les suppressions d’emplois envisagées et les possibles fermetures d’usines donnent une dimension industrielle importante à ces négociations. Les réunions prévues en novembre et en décembre permettront de mesurer si un compromis peut être trouvé avant une éventuelle reprise des actions syndicales.

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    2 commentaires

    1. nicht gut on 28 octobre 2026 17h12

      décidément, c’est le foutoir chez vag. entre audi qui fait de la lèche à l’immonde porc orange, volkswagen qui veut ramener ses invendus de chine,et la suppression de dizaines de milliers d’emplois en allemagne , j’adresse mon soutien aux ouvriers qui défendent leur bifteck. les délocalisations à outrance depuis plus de 50 ans ont certes enrichi quelques milliardaires, mais elles ont surtout asséché les économies occidentales. la mondialisation , le libre échange , les dés étaient pipés dès le départ.

      Reply
      • SGL on 28 octobre 2026 18h00

        Ouais… Enfin, cela fait plus de 30 ans qu’ils se goinfrent !
        Comme on dit en Bourse : les arbres ne montent pas jusqu’au ciel… Un jour, cela s’arrête.
        Ils n’ont pas prévu de repli.
        Ils étaient les maîtres il y a 20 ans… Maintenant, ils sont les élèves et ne décident presque plus de rien !

        Reply
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