Les véhicules électriques ont évité 2,3 millions de barils de pétrole par jour en 2025, renforçant leur rôle clé dans l’industrie automobile.
L’essor des véhicules électriques (VE) transforme en profondeur le marché automobile mondial et son impact sur la consommation de carburants fossiles. En 2025, l’adoption croissante de ces modèles électrifiés a permis d’éviter l’utilisation de 2,3 millions de barils de pétrole par jour, selon une analyse de BloombergNEF. Ce basculement progressif vers la mobilité électrique s’inscrit dans un contexte marqué par la volatilité des prix de l’essence, notamment en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Une transition énergétique portée par l’automobile électrique
La montée en puissance des véhicules électriques, qu’il s’agisse de voitures particulières, de deux-roues ou de flottes professionnelles, contribue à réduire la dépendance mondiale au pétrole. Cette mutation du parc automobile s’appuie sur une électrification accélérée des motorisations, soutenue par les avancées technologiques des batteries lithium-ion et par la diversification de l’offre des constructeurs automobiles.
Selon BloombergNEF, les économies de pétrole réalisées grâce aux VE devraient continuer à progresser au cours des prochaines années. D’ici 2030, la consommation évitée pourrait atteindre 5,25 millions de barils par jour dans un scénario de transition économique. Ce scénario repose sur l’adoption de technologies rentables plutôt que sur des politiques exclusivement orientées vers les objectifs climatiques.
Les deux-roues et trois-roues électriques jouent aujourd’hui un rôle central dans cette dynamique. Leur déploiement rapide, en particulier dans les pays en développement, explique une part importante de la baisse de la consommation de carburant routier. Toutefois, la croissance du segment des voitures électriques devrait progressivement prendre le relais et accentuer la réduction de la demande en pétrole dans le secteur automobile.
Des impacts économiques majeurs pour les marchés mondiaux
Un rapport distinct du groupe de réflexion Ember estime que les véhicules électriques ont permis d’éviter la consommation de 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025. Cet écart avec les chiffres de BloombergNEF s’explique par des hypothèses plus prudentes, notamment concernant l’utilisation réelle des hybrides rechargeables.
Au-delà de la seule réduction de la consommation de carburant, les véhicules électriques génèrent des bénéfices économiques significatifs pour les grandes régions importatrices de pétrole. Selon Ember, au prix actuel de 80 dollars le baril, la Chine pourrait économiser plus de 28 milliards de dollars par an grâce à sa flotte de VE. L’Europe enregistrerait des économies estimées à 8 milliards de dollars, tandis que l’Inde atteindrait environ 600 millions de dollars par an.
Ces chiffres illustrent l’impact direct de l’électrification du parc automobile sur les balances commerciales et les politiques énergétiques nationales. En réduisant les importations de pétrole, les pays renforcent leur indépendance énergétique tout en amortissant les effets des fluctuations des prix des carburants.
Une adoption stimulée par la hausse des prix du carburant
Alors que la croissance des ventes de véhicules électriques devait initialement ralentir en 2025, plusieurs facteurs ont contribué à relancer la dynamique. La réduction de certaines subventions en Chine, les ajustements des politiques européennes concernant les moteurs thermiques et les évolutions réglementaires aux États-Unis avaient suscité des incertitudes dans le secteur automobile.
Cependant, la hausse des prix de l’essence, liée notamment au conflit au Moyen-Orient, a ravivé l’intérêt des consommateurs pour les motorisations électriques. Dans ce contexte, les véhicules électriques apparaissent de plus en plus compétitifs face aux modèles thermiques, notamment en termes de coût d’utilisation.
La progression des ventes est significative : les voitures électriques représentent désormais plus de 10 % des ventes totales dans 39 pays, contre seulement quatre en 2019. L’Asie se distingue particulièrement, avec des taux d’adoption élevés. En 2025, la Chine a franchi un cap symbolique en dépassant les 50 % de ventes de véhicules électriques, tandis que le Vietnam atteint 38 % et la Thaïlande 21 %.
Cette expansion rapide du marché des véhicules électriques contribue déjà à ralentir la croissance de la demande mondiale de pétrole. Elle confirme également le rôle central de l’industrie automobile dans la transition énergétique globale.
Notre avis, par leblogauto.com
Les chiffres avancés confirment l’impact tangible des véhicules électriques sur la consommation mondiale de pétrole. La dynamique observée repose autant sur des facteurs économiques que sur des contraintes géopolitiques. L’essor des deux-roues électriques souligne l’importance des marchés émergents dans cette transition. À moyen terme, la généralisation des voitures électriques devrait accentuer encore ces effets.
Crédit illustration : newssourcegy.

je vous critique parfois pour certains de vos titres que je trouve putaclic, mais la, c’est bien.
Qui nous disait que les VE ne marcheraient jamais et que c’était une imposture, et j’en passe, etc. etc. etc. 😉
AXSPORT ?
Il boude ?
Ou il essaye une R5 ?
À chaque crise pétrolière suffisamment longue… Il y a eu des points positifs indélébiles.
Les progrès technologies pour les rendements et les économies sont remarquables pendant ces périodes de crise.
Quand le pétrole est extrêmement bas… Comme depuis 2023… Les mauvaises habitudes reviennent progressivement.
Donc une période difficile ou le pétrole serait au-delà des 120 $, pourrait paradoxalement être extrêmement positive à long terme pour l’économie française… Forcément pas dans l’immédiat.
J’ai déjà lu plein de fois qu’il n’y avait rien de mieux qu’une guerre pour relancer une économie, et comme tu dis, ça se confirme encore ici. Une crise pétrolière et on économise du pétrole en trouvant d’autres solutions comme les VE, et la guerre entre USA-Israël et Iran et les ventes de VE repartent à la hausse. Cette guerre a fait plus pour les VE que toutes les normes et plusieurs années de marketing.
le monde va atteindre son pic de consommation de pétrole et la consommation va probablement baisser inexorablement, un peu avant le pic de production ce qui va sauver nos économies
vive les VE !
Ne pas oublier que le fossile représente toujours une bonne part de la production pétrolière, même si le pétrole a perdu bcp d’importance dans les pays développés (mais pas le gaz et hélas le charbon)… mais pas dans les pays émergents dont parle l’article, la plupart des îles étant entre 80 et 100%.
Maintenant, plus de VE relâche la pression sur le pétrole (en période normale) et cela va s’accentuer, tandis que cela commence à se tendre (pas encore chez nous) côté électricité… dont il va en prime falloir trouver un moyen de taxer l’usage transport (et seulement lui, sinon ça va clairement très mal se passer de payer pour les mixers à roulettes quand on se chauffe) vu que l’état ne semble pas savoir se passer de la TIPCE, avec la macronie débile fidèle à elle même quand elle crie « touche pas au grisbi »… Combien de temps avant que le sciage de branche sur laquelle ils sont assis leur monte au cerveau?
Le char de l’état conduit en ne regardant pas plus loin que son capot…
non en France ça ne va pas se tendre coté électricité
A part ça …. 99,99% des terriens qui entendent ce mot snob pour journalistes et politicards ne connaissent pas le volume d’un baril , sauf les boursicoteurs et encore pas sur et les émirs…. tout le monde s’en fout …..
ça changerait quoi que tout le monde sache ça? Et même les boursicoteurs ou les émirs, à quel moment ça leur servirait de savoir combien de litres de brut ils doivent sortir d’un puits pour savoir quand ils pourront vendre leur premier baril de brut?
C’est comme si tu essayais de nous faire croire que tous les bon cuistot savaient convertir les °Celsius de leur four en Kelvin, alors qu’ils n’en ont strictement rien à faire puisqu’ils ne parlent jamais en Kelvin.
Alors pourquoi parler de barils … quand on a le litre ou la tonne plus compréhensible pour tout le monde à la TV ou autres ?
= 158,987294928 …. litres, bon on peut dire 159 litres ….. et pas des tonneaux comme sur la photo ….
Globalement, tout le monde est « bien » à 23 degrés environ… Et quand il faut moins de 17°, on a généralement froid.
Le baril à 60 $, c’est pareil, c’est une indication utile, ce n’était pas cher à la pompe, malgré 70 % de taxe… Tout le monde était content, sauf l’environnement et notre dépendance énergétique.
Avec un baril régulièrement au-delà de 100 $… Il faut trouver quelqu’un pour payer la différence… Forcément les particuliers et les entreprises.
Là… Tout le monde cherche les solutions pour diminuer la « morsure » des tarifs qui montent.
Les solutions vertueuses sont multiples à tous les niveaux.
Les VE d’occasion « inutiles » du mois dernier retrouvent soudainement de la valeur… La valeur utile et économique !
… Enfin, c’est toujours moins grave que se prendre des bombes sur la gueule, on s’adaptera !
Le baril est une unité de mesure officielle. Tout le monde ne parle pas en litre ou ne vit dans le système métrique vous savez…
Les Nord-Américains ont été toujours eux le cul entre deux chaises entre systèmes métrique ou impérial.
J’ai retrouvé une histoire croustillante là-dessus dans l’aviation.
Ils ont frôlé la catastrophe.
« Le 23 juillet 1983, le vol 143 d’Air Canada, un Boeing 767, tomba en panne sèche à 41 000 pieds d’altitude, en plein vol. La cause ? Une erreur simple, mais catastrophique, de conversion d’unités. Les équipes au sol avaient mal calculé la charge de carburant en utilisant des livres au lieu de kilogrammes, ce qui fit décoller l’avion avec moins de la moitié du carburant nécessaire pour le voyage. Ce qui suivit fut l’un des exploits de pilotage les plus incroyables de l’histoire de l’aviation.
Les deux moteurs étant en panne, le capitaine Bob Pearson et le copilote Maurice Quintal réussirent à faire planer l’énorme jet sur plus de 120 kilomètres jusqu’à une base désaffectée de l’Aviation royale canadienne à Gimli, au Manitoba. À leur insu, la piste avait été transformée en piste de course d’accélération, et une compétition était en cours. Miraculeusement, personne ne fut blessé.
L’atterrissage en toute sécurité de l’avion lui a valu le surnom de « Planeur de Gimli », et il demeure un exemple classique de calme sous pression, de compétences aéronautiques et de l’importance de bien vérifier ses unités. »
@SGL: Le fameux « planeur » n’avait que cassé la roulette de nez dans la piste dégradée à peine évacuée par la police locale… Et le Cdt de bord était pilote de planeur, avec donc quelques réflexes liés à cette pratique: Se caler rapidement à la vitesse de meilleure montée pour la masse/configuration de l’avion car elle est généralement très proche de la vitesse de meilleur plané (ici non spécifiée, Boeing n’ayant pas trop prévu cet usage!), estimer rapidement une finesse autour de 30 (rapport hauteur/distance de plané sans l’effet du vent), voir qu’une ex base était dans le cercle de la distance de plané.
L’erreur initiale résultait aussi d’un vol sous dérogation pour cause de panne de jauge: En pareil cas on tolérait la prise en compte du volume avitaillé combiné à une majoration de la réserve… sauf que changement métrologique récent, qui se heurte aux décennies d’habitudes. Et au final le tiers du volume mis dans les réservoirs…
+ quelques petites choses qu’on ne fait normalement pas sur un avion de ligne, même pas certain qu’un pilotage actuel « à travers les ordinateurs » le permettrait encore sur un liner moderne: Une glissade.
Comme le disent les vieux instructeurs pour qui une approche gaz totalement réduits (un givrage de l’admission étant toujours possible malgré la réchauffe) en avion léger est toujours souhaitable, quitte à e pas respecter les pentes standard: « toujours plus simple de se raccourcir que de se rallonger (c’est pareil avec les dames!) »… et ils continuaient donc à apprendre un truc qui n’était déjà normalement plus aux programmes d’instruction dans les années 80 car jugé dangereux.
Il s’agit de croiser les commandes ailerons/direction (manche à gauche/pied à droite, ou l’inverse) pour générer beaucoup de traînée avec un vol dissymétrique, trainée qui permet d’accentuer le piqué en tenant sa vitesse d’approche et se raccourcir en finale.
Le danger venant qu’un vol dissymétrique à basse vitesse, comme en approche, peut entraîner une mise en vrille irrattrapable avec « trop peu d’eau sous la quille ».
Bref, se jugeant un peu haut une bonne vieille glissade lui avait sauvé la mise pour ne pas se poser… après la piste.
On est ici dans la même catégorie qu’un Sullenberger, qui n’est pas vraiment celle des cochers d’Air-France du Rio-Paris, hélas pour leurs passagers.
Après parmi les vols mémorables de vol plané… Il y a eu le vol Air Transat 236, le 24 août 2001
Un vol plané de 21 minutes sur une distance de 120 km, sauvant la vie des 293 passagers et 13 membres d’équipage présents à bord.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_Air_Transat_236
Parce que c’est l’unité de mesure! On s’en fout qu’un baril fasse 159 litres ce qui compte c’est si ça monte ou ça descend! Je ne crois pas qu’une tonne ou un litre soient plus explicites!
C’est comme le mètre étalon et toutes les unités de distance qu’on utilise. Ça ne vous dit rien de ce que cela représente et pourtant on en parle tous tout le temps. Ça a un rapport avec la distance de pôle Nord à l’equateur de mémoire
Ce soir en bourse le brent ou baril est à 99.47 USD = 85,68 EUR
Sans de piratage de qui vous savez le litre est à 53 centime d’euro … c’est vraiment pas cher .
Sauf que dans un baril on peut faire seulement 70 litres d’essence, le reste est trop lourd ou trop léger
Amuse toi à mettre ton litre de pétrole brut à 53c dans ton moteur et on verra combien de km tu arrives à faire…
Tout se vend en principe .
L’essence : 74 l sur 159 l de pétrole ;• Le kérosène : 15 l sur 159 l de pétrole;• Le gazole et le mazout léger : 35 l sur 159 l de pétrole ;• Les lubrifiants : 2 l sur 159 l de pétrole ;• Le mazout lourd : 9 l sur 159 l de pétrole ;• L’asphalte : 5 l sur 159 l de pétrole.
Des gaz légers comme le méthane et l’éthane 7 litres
Du gaz de pétrole liquéfié tel que le propane et le butane : 7 litres
Et les PVC , Polyéthylène basse densité et haute densité PEHD, PEBD , les bouteilles d’eau , pratiquement toute la distribution d’eau en france , l’irrigation en agriculture , les poubelles , les emballages plastique alimentaire , les intérieurs de voiture etc etc le Français Plastic Omnium ( OPmobility ) est le numéro 1 mondial du réservoir d’essence en plastique pour voiture ….etc etc
Si pour vous multiplier par 4 le prix du brut « bourse » à la pompe , il n’y a pas de problème donc tout va bien .
Toutes ces matières ne se vendent pas au prix de l’essence, c’est elle qui rapporte le plus aux raffineurs.
Le gazole par exemple coûte plus cher sortie de raffinerie parce qu’il est plus complexe à purifier .
à vouloir trop simplifier, on en oublie les réalités économiques.
Les taxes il y en a besoin pour faire fonctionner notre pays. alors certes je préférerais que les impôts sur le revenu et le patrimoine soient augmentés (c’est malheureusement devenu impossible avec la libre circulation des capitaux) et les taxes à la consommation diminuées, mais sans taxe pas de d’état, pas d’éducation, pas de justice, pas de santé, de sécurité, de défense, de route, de distribution d’énergie….
Et transporter 159l de brut jusqu’à la raffinerie ça ne coûte rien? Et sortir 74l d’essence de 159l de brut, ça ne coûte rien? Et transporter 74l d’essence jusqu’à une station service ça ne coûte rien? Et la station service où tu vas faire ton plein, elle ne coûte rien? La personne derrière la caisse est bénévole, le terrain a été offert par la communauté, et l’essence qui passe de la cuve sous tes pieds à ton réservoir remonte grâce à une pompe manuelle que tu actionnes pendant toute la durée de ton plein?
J’apprends à l’instant qu’il existe des engrais vert français totalement sous-exploité et écrasé en temps normal par la faiblesse du baril de pétrole.
Qui serai très bon pour des emplois et notre souveraineté.
Voilà encore des bienfaits du pétrole cher…
Et apparemment, il en aurait des tonnes de domaines comme celui-là !?
Le SAF pour l’aviation civile retrouve plus d’intérêt depuis un mois… Grâce à l’augmentation du prix du baril !
La France a consommer en moyenne 1,5 millions de barils/jour en 2024… ça m’etonnerait qu’uniquement les ve fasse économiser 2,3 barils/jour ?!!!
En même temps, il n’est pas précisé que les 2,3 millions de barils/jour soient juste pour la France (ils sont pour le monde) 🙂