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    Accueil » On a lu : Stations-service (ETAI)
    Médias

    On a lu : Stations-service (ETAI)

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani26 octobre 20203 commentaires
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    Auteur prolifique sur l’univers automobile (mais aussi d’autres sujets), Dominique Pascal s’attarde ici sur l’univers des stations-service. Faisant écho à l’ouvrage prestige Fenaille et Despeaux qui retraçait l’aventure du pionnier du raffinage de pétrole en France, celui-ci s’intéresse à l’âge d’or de la station-service, de son apparition en France dans le courant des années 20 jusqu’à l’apogée du concept dans les années 50/60, en plein essor de la « civilisation automobile ».

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    du bidon à la station

    La France s’est longtemps distinguée des autres marchés par la vente au détail de l’essence dans des bidons de 5 litres mais, peu à peu, la distribution de carburant par pompe s’est imposée, importée des Etats-Unis par les majors anglo-saxonnes qui investissent sérieusement le marché national après la Grande Guerre. D’abord plébiscitée pour sa praticité et sa modernité, la « pompe à essence », qui donna lieu à pléthore de marques, évolua vers la station-service, c’est à dire un lieu spécifiquement dédié à l’accueil de l’automobiliste, où le ravitaillement en essence n’était qu’un élément parmi d’autres d’un service global, comprenant une offre d’entretien, une boutique et un accueil client aux petits oignons. Ce concept atteint son apogée dans les années 50/60, les grandes marques se livrant une véritable guerre commerciale et publicitaire où rien n’était trop beau pour choyer l’automobiliste et le fidéliser. L’architecture et le marketing visuel vont de pair avec la formation du « métier » de pompiste, qui allait bien au-delà du simple servant de carburant. Un « art de vivre » de la station-service qui progressivement va disparaitre avec l’automatisation et la rationalisation des coûts.

    Un modèle de marketing

    Très visuel, l’ouvrage revient dans un premier chapitre sur les débuts de la commercialisation des carburants et sur les différentes types de produits proposés, dont le fameux « carburant national » qui devait donner un débouché supplémentaire à l’industrie de l’alcool. Un chapitre chronologique concis qui nous rappelle déjà, avant-guerre, les crispations que provoquent chez les usagers et les industriels la taxation excessive de l’État. Rien de bien nouveau !

    Un 2e chapitre s’intéresse au matériel de pompe à essence et aux évolutions techniques, avant de donner la part belle aux différentes marques. Si les Bp, Esso et autres Shell sont bien sûr mises en avant, d’autres marques, pour beaucoup disparues depuis, ont aussi droit à quelques pages, comme Antar et Caltex. Les marques d’huiles et de lubrifiants ont aussi leur mot à dire, comme Yacco, la fameuse « huile des records ». Ces pages proposent une abondante iconographie mettant en valeur les enseignes, le « packaging », les affiches publicitaires et les produits et les machines utilisées. Une grande diversité qui ne résistera pas à la concentration du secteur.

    Ce livre est affiché au prix de 29.90 euros.

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    Nicolas Anderbegani
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    Petit-fils de "Citroëniste" et fils de "Béhémiste", je suis tombé dans la potion magique automobile tout petit. Charmé avant tout par les belles Italiennes, je suis passionné par les sports mécaniques, Formule 1 en pole position évidemment. Toujours prompt à dégainer mon appareil photo, je suis de près l'actualité sous toutes ses formes, aimant "shooter" des bolides en mouvement et faire des montages vidéos. Mes champs de prédilection sont l'actualité produit des marques Italiennes et des sportives en général, le sport automobile et les évènements historiques, qui recoupent ma profession d'enseignant d'Histoire. Je retranscris ma passion enfin dans l'écriture d'ouvrages.

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    3 commentaires

    1. C Ghosn on 26 octobre 2020 13h04

      Ce qui est dommage c est que certaines stations services françaises ont loupé le virage du commerce de proximité . J entend par la , a l heure du délaissement des gros centres commerciaux par une frange de la population ai profit des petits commerces, il y avait une carte à jouer.

      Je prend pour exemple les stations services luxembourgeoises qui se sont associés avec des gros groupes de distribution. Delhaize avec q8, Auchan avec aral, cactus avec gulf et total. On peux acheter sa baguette, ses clopes , des fruits et légumes en enlevant la contrainte du temps à faire le plein.

      Reply
      • nithael70 on 26 octobre 2020 13h31

        cool d’acheter de l’alimentaire non emballé dans un lieu ou l’atmosphere est saturée de vapeurs d’hydrocarbures. Ceux qui travaillent en station service me comprendront. Et peut etre qu’en France on a une autre idée de la gastronomie elementaire?

        Reply
    2. Fred21 on 26 octobre 2020 14h21

      « Un « art de vivre » de la station-service qui progressivement va disparaitre avec l’automatisation et la rationalisation des coûts. »
      En 80, il y avait plus de 40 000 stations, il en resterait environ 10 000.
      La rationalisation privée des coûts est aussi la mutualisation publique du chômage pour les autres. A rationaliser les stations comme les péages comme les boulangeries comme la presse comme … on a des points de chômage supplémentaires.
      Dans certains pays, vous avez un employé qui vérifie que vous validez le ticket de métro, c’est aussi un emploi en plus d’une mesure anti-fraude. On avait le fameux poinçonneur en France jusqu’au milieu des 70.
      Jusqu’à maintenant rationalisation est égal à chômage et les gains de la rationalisation ne sont pas partagés.
      Ça ira jusqu’où cette façon de ne regarder que du même point de vue ?

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