F1 2026 : Ferrari dévoile la SF-26, une monoplace qui n’a pas le droit à l’erreur !

Ferrari a dévoilé la nouvelle SF-26, comme le veut la tradition, à Fiorano, devant de nombreux tifosis.  La monoplace avec laquelle la Scuderia disputera la saison 2026 est très attendue et, on le sait, la pression sera maximale. Après une année 2025 décevante – aucune victoire, 4ème place constructeurs, saison ratée d’Hamilton, tensions avec John Elkann – Ferrari n’a pas vraiment le droit à l’erreur, alors que le dernier titre remonte à…18 ans ! 2025 a été rapidement sacrifié par Frédéric Vasseur, afin de basculer au plus tôt toutes les ressources. La SF-26 a roulé et a même permis d’apercevoir de plus près le déploiement de cette fameuse aérodynamique active.  

Une voiture plus conduisible ?

Poursuivant la nomenclature, la SF-26 bénéficie d’une refonte majeure de la réglementation, notamment au niveau de l’aérodynamisme et du groupe motopropulseur. Les premières images, bien que la version actuelle soit considérée comme transitoire par rapport à celle qui sera présentée à Melbourne, révèlent certains éléments distinctifs du projet. Parmi ceux-ci, l’adoption d’une suspension à poussoirs à l’avant et à l’arrière, abandonnant ainsi la suspension à tirants à l’avant qui, sur la SF-25, n’offrait pas aux pilotes les sensations optimales en virage.  

Le moteur V6 Turbo hybride délivre une sonorité assez plaisante, mais il est encore bien tôt pour se faire un avis définitif. Le bloc du cheval cabré sera-t-il à la hauteur, alors que le début de la saison est marqué par la polémique autour du taux de compression et du supposé net avantage de Mercedes ?

Un concept agressif ?

La partie la plus intéressante se situe au niveau des flancs. Les prises d’air, positionnées très en hauteur comme sur le modèle précédent, dissimulent l’entrée d’un conduit de dérivation dans le profond canal inférieur, qui débouche ensuite à la base du capot moteur. Ces éléments, considérés conjointement avec l’entrée d’air dynamique du groupe motopropulseur, à section presque triangulaire aux bords arrondis et surtout extrêmement petite par rapport à la concurrence, donnent l’impression que l’étude de la dynamique des fluides interne a suivi une voie très différente de celle des autres monoplaces vues jusqu’alors.  

L’arrière de la voiture, par ailleurs, paraît très étroit, notamment au niveau de la sortie d’air chaud, pour maximiser la gestion des flux et l’extraction d’air du soubassement via le diffuseur. L’imposant aileron du capot moteur reprend un profil dentelé, mais plus accentué que l’année dernière. Enfin, la réduction de l’empattement à 3 400 mm, imposée par la réglementation, a entraîné un recul perceptible du poste de pilotage. Quoi qu’il en soit, c’est l’inconnu, tant la philosophie et le comportement des voitures est totalement inédit.  

Rouge et blanc, comme avec Niki

Visuellement, les monoplaces 2026 donnent l’impression de revenir un peu à celles de la fin des années 2000, avec des proportions intéressantes, loin des “paquebots” des années 2017-2025.   La volonté de ramener Ferrari au sommet se voit aussi dans la livrée, qui remet au goût du jour le bi-ton rouge et blanc, comme sur les 312T des années 70. Bon, le capot blanc, c’était aussi sur les F92A et F93, ainsi que sur les Ferrari de 2014 ou 2016, qui n’ont pas été de grands crus. Néanmoins, la livrée est élégante et réussie, à la fois dans son classicisme et son agencement. Le rouge “sang” de ces dernières années laisse place à un rouge plus vif, proche de celui des Ferrari de l’époque Schumacher.  

La SF-26 m est le fruit d’un effort collectif considérable et représente le point de départ d’un tout nouveau parcours, basé sur un ensemble de règles différent qui comporte inévitablement de nombreuses inconnues, déclare Fred Vasseur. 
L’équipe est alignée et plus unie que jamais. Dès la semaine prochaine à Barcelone, nous entamerons le processus de compréhension et de validation de la voiture. Dans cette phase initiale, la priorité sera d’apprendre le plus possible et de poser des bases solides avant la première course. » 

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