Avec son GLC 100% électrique, Mercedes vient rappeler sur le marché des SUV premiums, qu’il entend bien disputer la tête de son segment notamment au très récent BMW iX3. Il faut dire que son rival de Bavière a mis la barre haute, notamment d’un point de vue technologique. À Stuttgart, on a sorti l’artillerie lourde, et ils comptent bien le faire savoir. Nous l’avons essayé sur les exigeantes routes alpines.
Des « Etoiles » plein les yeux

Il y a très peu de chances que vous confondiez le nouveau GLC avec son prédécesseur. Déjà, il apparait beaucoup plus massif, et cela se voit dans les cotes, avec 4,86 m de long. Son allure de SUV coupé d’une certaine façon, nous saute aux yeux. Les responsables derrière les crayons ont réussi à donner du dynamisme visuellement à ce SUV. Un peu à la façon d’un Porsche, le voisin automobile de la région. Il a du style ce nouveau GLC. La touche de classe, tout en continuant à avoir l’air futuriste, c’est la prouesse réussie par Mercedes.
Personne ne passe en effet à côté de cette calandre massive et ce nouveau regard typique des dernières productions du constructeur. Entendez par-là une signature lumineuse intégrant une étoile dans chaque phare. En jetant un œil dans notre rétroviseur sur un GLC qui nous suivait, dans une configuration identique à la nôtre, on a constaté dans un tunnel la calandre et l’Étoile complètement illuminées, lui conférant une présence de nuit assez impressionnante. Même chose derrière, on trouve un bandeau rouge intégrant deux paires d’étoiles, là aussi histoire de savoir à qui on a affaire.
Un écran « Hyperscreen » de 39 pouces

BMW avec son iX3 a démontré il y a quelques mois que le combat entre les premiums se joue surtout à l’intérieur. En réponse à sa bande d’informations parcourant toute la planche de bord, Mercedes a dégainé une nouvelle version d’Hyperscreen toujours plus spectaculaire. Dans le GLC, on parle d’une dalle unique large de… tenez-vous bien… 39 pouces! Alors d’accord, ça en jette. Néanmoins on ne peut pas s’empêcher de penser que cela laisse finalement moins de place à des matériaux raffinés. Ne vous inquiétez pas, on ne manque pas de cuir, d’aluminium brossé, de revêtements glossy à souhait.
La présentation, il faut bien le reconnaitre, en met plein les mirettes, tout en étant d’une certaine façon assez simple. Mention toujours aussi spéciale pour les aérateurs ronds au design toujours aussi aéro. On a très bien compris où mettre les téléphones, tout comme les gourdes aux emplacements parfaitement identifiés sur la console flottante. Même si beaucoup de réglages passent par l’écran, on a toujours des accès directs via des commandes physiques pour les sièges, les 4 vitres et la plupart des fonctions essentielles. Pour les autres, on peut en partie se reposer sur la commande vocale assez performante. Une caméra dédiée permet de faire des selfies, mais aussi de suivre une réunion Teams pendant ses déplacements.
Des performances de sportive

Avant de prendre la route, on se rend compte que l’hyper connectivité de la voiture permet de tout faire, même un peu plus qu’à la maison, que ce soit pour le divertissement ou faciliter la vie au volant. Bien installés dans nos sièges évidemment ventilés, chauffants et massants, on se régale d’avance de profiter de la sono Burmester de haut niveau. Et derrière, on ne se plaint pas, compte tenu du large espace disponible pour les occupants. Qu’a-t-on sous le capot, si l’on peut dire? Une motorisation à transmission intégrale développant quasiment 500 ch, au couple véritablement camionnesque de 800 Nm. Des données de supercars à la clé? Pas loin, comme en témoigne le 0 à 100 km/h abattu en à peine 4 secondes.
Vous vous en doutez, la cavalerie s’avère très largement suffisante pour faire à peu près ce que l’on veut sur les routes, dans toutes les situations de conduite qui se présentent à nous. On peut gérer la force de la régénération selon plusieurs niveaux, directement depuis les palettes situées derrière le volant dont une impressionnante roue libre donnant parfois le sentiment que la voiture accélère toute seule, alors qu’il n’en est rien en réalité. La voiture peut être on/off pour les plus pressés, mais elle sait aussi se montrer vigoureuse tout en gardant une certaine linéarité dans sa façon de délivrer la puissance.
Une consommation remarquable

Car c’est là que ce nouveau GLC 100% électrique se distingue, dans sa façon de distiller un confort de premier ordre. Les ADAS déjà, très finement réglées, repoussant toujours un peu plus loin la fatigue. La suspension pneumatique demeure un très bon atout, alors que BMW a pensé pouvoir s’en passer pour son iX3. Très clairement, on se sent extrêmement bien à bord, où l’on passe un excellent moment dans cette voiture très bien amortie. La sellerie n’y est pas pour rien non plus d’ailleurs. Mais ce colosse dépassant les 2 tonnes et demie sait faire oublier la longueur du voyage. On se ferait même disputer par les occupants, juste parce qu’on a donné un peu de sensations à l’occasion d’un dépassement. On exagère à peine…
L’air de rien, on peut rouler d’ailleurs assez longtemps avant de se faire rattraper par la jauge. Car ce Mercedes GLC, on s’attend à ce qu’il puisse voyager sans trop s’arrêter. On peut d’ores et déjà vous annoncer que la mission se montre plutôt réussie avec une consommation record sur les routes alpines entre 15 et 17 kWh/100 km. Et même sur la longue portion d’autoroute de notre début de parcours, on n’a jamais dépassé les 19 kWh. Il faut l’avouer, la température estivale n’y est pas pour rien, mais l’hiver ne devrait pas pour autant faire exploser ces données. Le Paris-Lyon est parfaitement envisageable. 800V oblige, sur une borne de plus de 300 kW, Mercedes prévoit le passage de 10 à 80% en une vingtaine de minutes.
Agile, bourré de technologies, mais assez cher

Pour aider à réussir ces prouesses de consommation, Mercedes a disposé un second rapport, ce qui limite le besoin d’énergie pour avancer à haute vitesse. En outre, sans que l’on puisse vraiment le vérifier, le constructeur affirme que la régénération très efficace, jusqu’à 300 kW, permet de minimiser très fortement l’utilisation des freins « mécaniques » dans la très large majorité des cas. Et effectivement, la jauge de régénération lors de nos descentes de cols nous permettait de reprendre pas mal d’énergie. Tout ça, c’est bien, mais histoire de ne rien gâcher, ce pachyderme nous a gratifiés d’une agilité absolument inattendue. Les roues arrière directrices font preuve ici de magie. Le mode Sport ne durcit jamais exagérément l’amortissement, gardant ce qu’il faut de confort pour faciliter la conduite quand on hausse le rythme, sans trop gêner les occupants avec une voiture percutante.
On le sait déjà, Mercedes n’est pas du genre à être bon marché. La gamme du GLC démarre autour des 65 000 euros. Notre version très haut de gamme 400 en finition AMG Line, avec tous les packs et options qui vont bien, atteint les sommets, plus de 96 000 euros. Avec les offres diverses de financement et de leasing, sans nul doute qu’ils seront peu à mettre leurs deniers cash sur le bureau du concessionnaire. Toujours est-il que les plus gourmands en équipements auront l’assurance de conduire une voiture performante, très confortable et à la pointe de la technologie. Il s’agit probablement de l’un des meilleurs SUV électriques disponibles aujourd’hui sur le marché.
































































10 commentaires
500 CV, 2.5t et 19kWh sur autoroute pour un SUV?
Mercedes met une claque à la compétition!
à partir de 65k€ sans le bluetooth, pas sur que ça mette une claque à grand monde. =
mais je reconnais que techniquement c’est top. Les acheteurs de mercedes EQB et autres pouvaient etre déçus, là c’est vraiment bien
Mais que reste-t-il aux VE chinois ? Rien, à part le prix.
Il y a peu – quelques mois tout au plus – certains affirmaient haut et fort que les constructeurs chinois avaient une avance technologique irrattrapable sur le premium allemand.
Bon, c’est du Mercedes et c’est le cœur de gamme en plus. Les GLC je connais bien, j’en ai un, c’est sans doute une des meilleures voitures au monde à conduire tous les jours. Confort, ingénierie, design, durabilité, tout est au top.
Au top du premium.
Cette version VE ma foi est vraiment très aboutie. Là, cet exemplaire est tout juste magnifique en plus : j’aurais juste pris un cuir d’une autre couleur.
« … Rien, à part le prix. »
C’est évident. Quand l’on a l’argent.
Il y a aussi les mathématiques.
Si deux moins cher … Ce n’est généralement, pas que deux fois plus de gens « touchés » … Mais plutôt 5 ou 10 X plus !?
Certains convaincus des Chinois et sans remords n’iront plus + haut en achetant Mercedes !?
Le prestige des BAM touche moins qu’avant dans la génération Z.
N’oubliez pas qu’ils existent aussi, des « vieux » riche qui s’accommode de Dacia alors qu’ils auraient largement les moyens pour rouler en Mercedes.
Alors une Chinoise aux prestations…
@panama, nier le « danger » que représentent les Chinois ne me semble pas être la bonne attitude.
Sur beaucoup de choses, on sera d’accord… Pas là-dessus.
Ah dédolé SGL, je ne vois aucun « vieux riche » rouler en Dacia quand ils peuvent rouler en Mercedes.
Et des riches j’en vois tous les jours, il y en a de plus en plus d’ailleurs, si on regarde uniquement les voitures.
Comme je l’ai dit par ailleurs, mon voisin a acheté un SUV chinois en occasion, entièrement débadgé. Ca ressemble à un Omoda.
Il l’a depuis 3 mois. Il est en panne depuis 2 semaines, la dépanneuse l’a ramené chez lui, car PERSONNE ne veut le prendre : ni le concessionnaire, ni les petits garages.
Le vendeur (un particulier) aussi fait le mort.
La super affaire est devenu un boulet et les LAR partent mais pour quel résultat ?
Et le pire c’est qu’il est toujours sous garantie !
La non qualité a toujours un prix, et le SAV fait partie du prix.
Pour revenir à ce GLC, Il n’y a sur le marche AUCUN SUV chinois qui soit comparable à ce qu’offre ce nouveau modèle. A mon avis, les X3 sont aussi bien techniquement mais pas aussi aboutis pour le reste ; idem pour les Q6.
Test d’un VE sans aucune ligne sur la capacité de la batterie…et absence de tableau sur les caractéristiques générales….bof
On s’en fiche un peu de la capacité à stocker des électrons, ce qui compte c’est la conso d’énergie, le 800V qui raccourcit le temps de charge pour les longs trajets et l’expérience de conduite.
La tendance vers plus de confort, d’accessoires inutiles et d’applications type smartphone est impulsée par la Chine. Ce véhicule vise encore la clientèle chinoise, mais j’ose espérer qu’en Europe on va avoir des constructeurs qui vont revenir vers les fondamentaux des voitures: se déplacer confortablement, rapidement, avec un véhicule sûr et plaisant à conduire, et de la capacité d’emport, tout cela dans une caisse qui à une belle allure.
l’écran à la place de la planche de bord devint ultra envahissant, comment se concentrer sur la route?
on parle beaucoup de l’écran des TEsla, mais il n’est pas aussi envahissant
C’est une console de jeu sur roues? J’aime vraiment pas les intérieurs Mercedes depuis 5/6 ans, cet énorme écran franchement, Darty pourrait les vendre.
Pour la conso du puissant mammouth, disons que les promesses n’engagent que ceux qui y croient…
🥱