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    Accueil » Électrique pas cher : l’Europe plébiscite les VE abordables
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    Électrique pas cher : l’Europe plébiscite les VE abordables

    François TessierFrançois Tessier18 mai 202620 commentaires
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    Hausse du carburant, guerre au Moyen-Orient : les Européens se tournent massivement vers les voitures électriques abordables à moins de 30 000 €.

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    La flambée des prix du carburant consécutive au conflit au Moyen-Orient est en train de redistribuer les cartes sur le marché automobile européen. Face à l’inflation et à l’incertitude économique, les ménages européens se détournent progressivement des véhicules thermiques pour se tourner vers les voitures électriques accessibles. Ce mouvement de fond, observable sur les principales plateformes de vente automobile du continent, traduit un changement de comportement d’achat profond, particulièrement marqué dans le segment des véhicules électriques à prix contenu.

    Une demande en forte hausse sur les marchés allemand et britannique

    En Allemagne, premier marché européen des véhicules électriques, le signal est particulièrement éloquent. Sur Mobile.de, la plus grande plateforme automobile du pays, les demandes portant sur des voitures électriques affichées à moins de 30 000 euros ont bondi de 87 % depuis le début du mois de mars. Ce chiffre dépasse la hausse globale de 77 % enregistrée sur l’ensemble des véhicules électriques, tous prix confondus. Parmi les modèles les plus recherchés figure la Renault Zoé, citadine électrique positionnée sur l’entrée de gamme du marché et dont la popularité ne se dément pas auprès des acheteurs soucieux de leur budget.

    Ajay Bhatia, directeur général de Mobile.de, résume le phénomène avec clarté : « Ce que fait la guerre en Iran, c’est créer un accent sur l’accessibilité parce qu’il y a une forte inflation et de l’incertitude dans le monde. » Les consommateurs, précise-t-il, ne s’orientent pas vers des véhicules électriques haut de gamme, mais « optent pour les modèles plus abordables ». Cette tendance illustre parfaitement la mutation en cours du marché de la mobilité électrique, longtemps associé à des tarifs prohibitifs.

    Au Royaume-Uni, deuxième marché de la voiture électrique en Europe, la dynamique est tout aussi significative. Selon les données publiées par Auto Trader, la principale plateforme automobile britannique, les demandes de renseignements portant sur des véhicules électriques âgés de cinq à sept ans ont triplé en avril par rapport à la même période l’année précédente. Cette progression surpasse largement celle observée pour les modèles électriques récents et plus coûteux, confirmant que c’est bien l’entrée de gamme et l’occasion qui concentrent l’intérêt des automobilistes.

    Valeur résiduelle et incitations : des arguments de poids pour l’électrique

    Le marché de l’occasion électrique bénéficie par ailleurs d’une dynamique favorable sur le plan des valeurs résiduelles. En Grande-Bretagne, les données de Cox Automotive révèlent que les véhicules électriques de moins d’un an ont mieux résisté à la décote que leurs homologues à motorisation thermique. Entre février et avril, leur valeur a certes reculé de 8 %, mais les voitures à essence et diesel ont, quant à elles, perdu plus d’un cinquième de leur valeur sur la même période. Mieux encore, les véhicules électriques âgés de un à deux ans n’ont enregistré aucune perte de valeur durant ces mois, alors que les modèles essence et diesel accusaient tous deux un repli notable. Ce différentiel de dépréciation constitue un argument supplémentaire en faveur de l’achat d’un véhicule zéro émission, aussi bien neuf que d’occasion.

    En Allemagne, les pouvoirs publics jouent également un rôle moteur dans la stimulation de la demande. Les acheteurs de voitures électriques neuves peuvent bénéficier d’une aide allant jusqu’à 6 000 euros sur le prix d’acquisition, un coup de pouce financier qui réduit sensiblement le reste à charge et rapproche les véhicules électriques de la portée des ménages aux revenus modestes. Ce type de dispositif d’incitation fiscale, combiné à la hausse des coûts du carburant fossile, crée les conditions d’un basculement accéléré vers l’électromobilité dans le segment entrée de gamme.

    À l’opposé, l’intérêt pour les motorisations traditionnelles marque le pas. Les demandes de renseignements concernant les voitures à essence n’ont progressé que très légèrement, tandis que l’intérêt pour les modèles diesel est orienté à la baisse, confirmant la pression croissante qui s’exerce sur les véhicules à moteur à combustion interne face à la montée en puissance des alternatives électrifiées.

    L’offensive des constructeurs européens et chinois sur l’entrée de gamme

    Cette demande croissante pour les véhicules électriques abordables intervient à un moment où l’offre se diversifie considérablement sur le marché européen. Une nouvelle vague de modèles électriques accessibles est en train de déferler sur le continent, portée à la fois par des constructeurs européens cherchant à combler leur retard sur la concurrence asiatique, et par des marques chinoises qui ont su s’imposer grâce à des tarifs compétitifs et des équipements technologiques modernes.

    L’exemple de la Leapmotor T03 illustre parfaitement cette tendance : ce petit véhicule urbain électrique est proposé à la location à partir de 49 euros par mois en Allemagne, soit un montant inférieur à une facture de téléphonie mobile classique. Ce positionnement tarifaire inédit pour un véhicule électrique neuf ouvre la voiture à batterie à une clientèle qui en était jusqu’ici structurellement exclue.

    Malgré ces signaux encourageants, les professionnels du secteur invitent à la prudence. Dirigeants et analystes s’accordent à souligner qu’il est encore trop tôt pour déterminer si la hausse actuelle des demandes se traduira par une augmentation pérenne des immatriculations de véhicules électriques. La conversion de l’intérêt en acte d’achat reste soumise à de nombreux facteurs, notamment l’évolution du contexte géopolitique, la stabilité des prix de l’énergie et la disponibilité des modèles abordables sur le marché.

    Notre avis, par leblogauto.com

    La corrélation entre la hausse des prix du carburant et l’intérêt accru pour les véhicules électriques abordables est clairement documentée par les données de Mobile.de et d’Auto Trader, et constitue un signal de marché à prendre au sérieux. Le fait que les VE d’occasion et d’entrée de gamme surperforment les modèles premium dans les recherches des consommateurs indique que l’électromobilité s’ancre désormais dans une logique de pouvoir d’achat autant qu’écologique. La meilleure tenue des valeurs résiduelles des véhicules électriques par rapport aux motorisations thermiques, telle que mesurée par Cox Automotive, est un indicateur structurel positif pour le marché de l’occasion électrique. Toutefois, les acteurs de la filière rappellent à juste titre que l’intention d’achat ne se traduit pas automatiquement en vente, et que la pérennité de cette dynamique dépendra en grande partie de l’évolution du contexte économique et géopolitique mondial.

    Crédit illustration : Leapmotor.

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    François Tessier

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    20 commentaires

    1. lym on 18 mai 2026 8h27

      30k€, abordable!!! Bin voyons… On lit ça on va pas plus loin.
      Mieux vaut acheter un 6 en ligne de 15 ou 20 ans propre d’occase et le passer à l’éthanol que d’acheter un VE neuf qui pisse pas bien loin. En plus à l’époque on avait des réservoirs de 70l et pas 40.

      Reply
      • Alphasyrius on 18 mai 2026 11h00

        Oh oui, la roulette russe de l’entretien du véhicule de 15 ou 20 ans. Des fois on gagne, des fois non. Et bon, 70l de reservoir, ca permet surtout de compenser la surconso. Bref…

        Reply
        • SGL on 18 mai 2026 18h47

          Si l’on regarde uniquement par le coût d’usage sur 10 ans… Un VE, c’est de 3 à 6 fois moins cher qu’un VT !
          Donc, chacun fait ce qu’il veut… Il est vrai que les sportives thermiques sont plus sympas… Etc.
          Mais pour tous ceux qui trouvent que les carburants sont trop chers, au moment du remplacement de l’auto actuel… Il faudra bien réfléchir !
          Mais nous sommes libres dans le choix….

          Reply
        • lym on 19 mai 2026 7h11

          Cela permet en effet de compenser la surconso… quand on compare avec une série 3 actuelle qui a des réservoirs proprements indigents, même en diesel, de 40l.
          Il n’y a plus guère de voiture achetable neuve pour cette raison et bien d’autres… Et pour ce qui est de gagner ou pas, disons qu’un modèle aux défauts éventuels bien connus (et souvent corrigés) et bien choisi limite fortement les risques. Un achat neuf aussi peut virer au cauchemar malgré la garantie (con courage avec les chinoiseries qu’on voit de plus en plus).

          Reply
    2. Verslefutur on 18 mai 2026 9h58

      Il ne faut pas oublier que pour un véhicule, le prix d’achat n’est pas le plus important.
      Le coût de détention peut peser lourd: consommation, coût d’entretien, taxes d’immatriculation, assurances…
      Un véhicule électrique reste largement plus intéressant qu’un vieux modèle thermique

      Reply
      • SGL on 18 mai 2026 18h57

        Les vieux diesels à 2,30 € le litre… Quelque part, tant mieux que cela coûte cher de rouler avec.
        C’est des machines à diffuser le cancer.

        Pour la même raison que je serais pour les ventes de nouveaux diesels peu polluants !
        Un nouveau fait sortir une machine à tuer théoriquement
        … Dans 10 à 20 % des cas, cela peut encore se justifier !?

        Reply
    3. lym on 18 mai 2026 10h06

      J’ajouterais que Lecornu annonce une baisse de 30% des recettes de taxe sur les 2 premiers ponts de mai, fatalement liée à une baisse de conso et donc des déplacements fatalement du même ordre, en bas de cet article:
      https://prixdubaril.com/news-petrole/74546-le-prix-de-l-essence-a-un-record-depuis-le-debut-de-la-guerre.html

      Je pense qu’il va aussi pouvoir constater les dégâts sur le tourisme cet été: Entre ceux qui vont rester à la maison et d’autres à moins d’1/2 plein d’une frontière qui vont décider d’aller en congé de l’autre côté chez l’intégralité de nos voisins qui ont baissé les taxes pour amortir le choc… et les étrangers qui vont fuir en raison de la politique menée ici… ça va être saignant pour le tourisme!

      La macronie va pouvoir constater ce qu’il en coûte d’être stupîdement dogmatique: Le coût de ne pas amortir le choc va être bien plus important que si cela avait été fait. Et comme quand on détruit un pan de l’économie il mets longtemps à repartir, l’impact va largement excéder la durée de la crise en cours. On attends aussi tous ceux qui vont remplir la cuve de fioul et la citerne de gaz avant l’hiver, avec des prix qui seront encore très hauts même si le conflit se terminait maintenant en raison des infra détruites et du retard de livraison accumulé… et surtout leur vote une année de présidentielle.

      Pareille idiotie force la consternation.

      Reply
      • SAM on 18 mai 2026 11h28

        Avant c’était Dieu qui était responsable de tous nos malheurs… depuis 9 ans c’est Macron. Que ce soit en Allemagne, au RU, en Turquie ou aux USA : même constat – inflation.

        Est-ce que ce ne serait pas notre système capitaliste qui nous permet d’acheter des biens qui est devenu dérégulé? Je pense que la France n’est malheureusement pas la seule à subir les effets du covid, guerre en Ukraine, guerre en Iran … et les profits que nombreuses entreprises arrivent à tirer avec.

        Reply
        • lym on 18 mai 2026 13h15

          Aucun de nos voisins et presque personne en Europe est resté de marbre devant cette situation. Le plus « drôle », c’est qu’une partie de ces 30% de taxes perçues en moins côté français (il serait intéressant d’avoir la répartition géographique) profitent fatalement aux gvt espagnols/italiens/allemands qui les ont eux baissé! Bref, quand on est con, on est con… et 2 septennats n’ont rien fait à l’affaire.

          Et c’est en attendant le touriste attiré par une politique plus avenante…

          Tout le monde n’a pas la « chance » d’avoir donné les clefs du camion à un « Mozart de la finance »!

          Reply
          • SGL on 18 mai 2026 19h07

            Macron a bon dos !
            Si c’est pour mettre LFI ou le RN et subventionner les VT … En faisant la politique de  » l’hélicoptère monétaire  » en donnant des chèques carburants ou en baissant les taxes sur les carburants qui faudra de toute façon compenser dans 2 mois.
            Même si Macron est « mauvais » je le préfère encore que les populistes qui promettent tous : « demain, on rase gratis ! »
            Il faut électrifier les usages… Il ne suffit pas de le dire … Il faut le faire !!!

            Reply
            • lym on 19 mai 2026 13h44

              @Amazon:
              On dirait un résumé généré par IA :o)

              Qu’aucun pays n’ait fait ce que la France a fait lors du covid, ce n’était pas forcément moins bien: Il y a eu quantité d’abus et de perception d’aides indues. Bref, comme toujours (cf CEE&co), les aides profitent aux margoulins.

              J’ajouterais que si on avait eu un système de santé dimensionné comme dans les années 70/80 ou on a eu des épidémies de grippe que l’on ne connaît plus depuis longtemps et dont la propagation voir létalité se comparait au covid, nous n’aurions pas forcément eu ces confinements ou en tout cas pas au delà du 1er mois: 15j pour stabiliser les nouveaux cas car c’était la durée d’incubation (une des choses connue très tôt et jamais démentie) +15j pourvoir commencer à baisser la pression hospitalière…

              Et pendant ce temps on aurait fait passer les consignes tout en ayant aussi, comme le personnel alors présent à l’hôpital qui l’était aussi dans des usines textiles/EPI locales et non en Chine, lancé la production des masques au lieu d’avoir ces enchères devant la soute des avions sur les tarmac chinois.

              Au final, tous ces renoncements économiques qui s’auto alimentent en cercle vicieux sont largement responsables de la facture covid.

              Si niveau politique industrielle tout n’est pas imputable à Macron, disons que dans le domaine il aura été encore plus nul que tous ses prédécesseurs et avant même d’être élu (passage aux finances avec Alstom et Alcatel-Lucent en gros exemples).

            • lym on 19 mai 2026 13h51

              @SGL:
              Subventionner les VT? Faut revenir aux baladurettes alors… et encore, l’objectif était un renouvellement du parc, sans considération de l’énergie utilisée, ayant surtout profité à de petits véhicules.

              Moduler les taxes carburants, vu leur niveau confiscatoire (comme les malus VT, car la réalité c’est celle là), c’est toujours ce qui s’est fait en pareil cas pour limiter les impacts économiques majeurs qui en découlent toujours et vont eu final coûter bcp plus cher car ce qui est détruit n’est pas forcément reconstruit et, quand c’est le cas, cela prends du temps: En attendant on indemnisera des chômeurs sans percevoir les taxes résultant de leur travail.

              Pour l’électrification et le « il faut le faire », eh bien allez-y donc! Et en attendant arrêtez d’écrire en inversion de réalité.

            • SGL on 20 mai 2026 21h08

              Je roule toujours en électrique pour des déplacements « utilitaires » de la semaine depuis plus de 4 ans maintenant.
              Mais j’adore mes GTi et je ne cherche aucunement d’être une référence.
              Mais l’Etat depuis des lustres ne m’encourage pas vraiment à passer à l’électricité pour les voitures… C’est moi, mais c’est aussi le cas de 67 millions de Français !
              A l’Etat de montrer, un, l’exemple, deux, les encouragements d’y aller… Ça vient ! Mais c’est plus grâce à Trump qu’a Macron qui fait des chèques carburants avec son quoiqu’il en coûte ruineux.

              Le principe du : je roule, je pollue, je paye, me conviens totalement.

              Les GTi modernes ne consomment vraiment rien aux limitations de vitesse… Dommage de les pénaliser comme les bons diesels modernes

          • amazon on 19 mai 2026 11h05

            Cher Lym,
            avant d’encenser les autres pays, regardons ce qu’ils ont fait: en dessous tu as un résumé des actions comparées entre crise liée COVID/Ukraine et Ormuz.

            Aucun n’a fait ce que la France a fait au moment du Covid, et pour cette nouvelle crise l’Allemagne ne fait pas grand chose, l’Italie a un peu aidé, l’Espagne aussi, et la France aide ceux qui en ont besoin dans la limite des capacités du budget disponible.

            C’est vraiment facile d’incriminer le chef d’état quand il n’a aucune marge de manoeuvre et qu’il est totalement étranger (tout comme pour la période Covid/Ukraine) aux raisons du problème.
            Au moment de la pire période (début guerre en Ukraine) je me suis baladé plusieurs fois en EUrope: Norvège, 2.65, Allemagne, 2.25€, quand en France il était à 2.10 (SP95E10).

            tu peux ne pas aimer notre président, mais au moins utilise des trucs qu’il a vraiment foiré pour le décrédibiliser (et il y y en a beaucoup) et pour ne plus souffrir à chaque fois que tu fais le plein, qq conseils:
            – respecte les limitations de vitesse et passe au VE: tu verras, tu vas descendre à moins de 3€ les 100 km.

            Pour la crise liée au blocage du Détroit d’Ormuz (début 2026), les gouvernements européens ont réagi différemment de la crise énergétique de 2022.

            La logique a changé :

            en 2022 → soutien massif aux automobilistes ;
            en 2026 (Ormuz) → aides plus ciblées et gestion de crise, car les États étaient beaucoup plus contraints budgétairement.
            Pourquoi Ormuz est si important

            Environ 20 % du pétrole mondial et une part importante du GNL transitent par Ormuz. La fermeture du passage a immédiatement provoqué :

            une hausse du Brent ;
            une explosion des coûts d’assurance maritime ;
            une hausse rapide des prix à la pompe en Europe.

            Le Brent a temporairement approché ou dépassé les 100–110 $/baril selon les périodes de tension.

            Réactions des gouvernements européens
            France : aides ciblées plutôt que ristourne générale

            Contrairement à 2022, la France n’a pas relancé une remise générale de 30 c€/L.

            Le gouvernement a privilégié :

            surveillance des marges des distributeurs ;
            mobilisation des stocks stratégiques ;
            aides ciblées aux secteurs les plus exposés ;
            soutien spécifique à la pêche et au transport.

            Exemple :

            aide exceptionnelle de 5 millions d’euros pour les pêcheurs ;
            remboursement partiel d’environ 0,20 €/L sur certains usages professionnels.
            Impact sur les prix

            Pour les particuliers :

            impact faible et indirect ;
            les prix à la pompe sont restés élevés.

            Pour les professionnels aidés :

            réduction partielle du choc énergétique ;
            surtout entre mars et avril 2026.
            Durée
            aides d’urgence : quelques semaines à quelques mois ;
            logique de “tampon temporaire” plutôt qu’un blocage des prix.
            Allemagne : priorité à la stabilité du marché

            L’Allemagne a surtout :

            utilisé ses réserves stratégiques ;
            poussé à une coordination européenne ;
            évité les grosses subventions grand public comme en 2022.

            Le gouvernement allemand craignait :

            une nouvelle poussée inflationniste ;
            un coût budgétaire trop élevé ;
            une dépendance durable aux aides fossiles.
            Impact
            peu d’effet immédiat sur le prix affiché ;
            objectif principal : éviter les pénuries et limiter la volatilité.
            Durée
            mesures techniques de stabilisation sur plusieurs semaines ;
            sans baisse massive visible à la pompe.
            Espagne : aides sectorielles et transport

            L’Espagne a repris une logique intermédiaire :

            aides ciblées transporteurs/agriculteurs ;
            maintien d’aides aux transports publics ;
            pression sur les énergéticiens pour limiter les marges.

            Mais Madrid n’a pas rétabli la remise universelle de 20 c€/L de 2022.

            Impact
            effet modéré sur les prix consommateurs ;
            meilleure protection des secteurs professionnels dépendants du diesel.
            Durée
            aides reconduites par périodes courtes selon l’évolution des cours.
            Italie : pression fiscale et négociations avec distributeurs

            L’Italie, très dépendante des importations énergétiques, a :

            envisagé des réductions temporaires d’accises ;
            négocié avec les distributeurs ;
            utilisé des aides ciblées aux transporteurs.

            Mais Rome n’a pas reproduit l’énorme baisse fiscale de 2022–2023.

            Impact
            effet limité ;
            prix restés parmi les plus élevés d’Europe du Sud pendant les pics de tension.
            Différence majeure avec la crise de 2022
            En 2022

            Les États avaient :

            massivement subventionné le carburant ;
            absorbé une partie du choc pour les ménages.

            Résultat :

            baisse immédiate de 20–30 c€/L dans certains pays.
            En 2026 (Ormuz)

            Les gouvernements ont surtout cherché à :

            éviter les pénuries ;
            protéger certains secteurs ;
            empêcher une panique sur les marchés.

            Ils ont beaucoup moins compensé directement les automobilistes.

            Impact réel sur les prix
            Hausse observée

            Selon les périodes :

            +10 à +30 c€/L sur plusieurs marchés européens ;
            pics plus élevés localement lors des tensions maximales.
            Durée

            L’effet principal a duré :

            environ 1 à 3 mois pour les pics les plus forts ;
            avec une forte volatilité quotidienne.

            Les prix ont commencé à se détendre lorsque :

            certaines routes maritimes ont rouvert ;
            les marchés ont anticipé une désescalade ;
            les stocks stratégiques ont été mobilisés.
            Ce qu’on a appris de cette crise

            Les gouvernements européens semblent désormais considérer que :

            les remises généralisées coûtent trop cher ;
            elles encouragent encore la dépendance au pétrole ;
            les aides doivent être ciblées ;
            la sécurité énergétique passe davantage par :
            diversification des importations ;
            nucléaire et renouvelables ;
            baisse de consommation ;

            Reply
            • amazon on 19 mai 2026 14h02

              @ Lym: bien sur que c’est un résumé IA. j’allais pas m’emm… a retrouver tout ce qui a été fait à la pogne. faut vivre avec son temps 🙂

              il n’empêche que cela permet de comparer, et donc de dégonfler un peu les fake news sur Macron et le gvt français.

            • lym on 19 mai 2026 17h23

              Sauf que, concrètement, les prix de l’essence à la pompe en Europe c’est entre 1.34€ (Malte) et 2.34 (Pays-Bas et Danemark).
              Nous sommes à la 6ème place de la fin (à 2.029), avec plus cher juste (dans l’ordre) Suisse (2.077), Grèce (2.091), Finlande (2.097) qui se tiennent et surtout Pays-Bas/Danemark qui creusent l’écart. Exception faite de la Grèce, on pourra aussi rapporter l’affaire aux niveaux de vie de ces pays, ce qui aggrave notablement le constat.

              Nos voisins allemands sont à 1.96, italiens à 1.93, belges à 1.91 et espagnols à… 1.54 (Andorre est derrière actuellement), se tenant eux actuellement avec l’Europe de l’est qui n’a jamais été droguée aux taxes (malgré l’héritage communiste qui y prédisposait), mais qui en perçoit tout de même (pour SGL qui confonds baisse de taxe et subvention, mais bon, pour lui on peut plus grand chose!).

              Les mesures d’amortissement pour les entreprises, c’est des prêts à taux préférentiels et sans doute une usine à gaz pour les toucher: La bonne blague a échappé à ton IA?

            • SGL on 19 mai 2026 18h17

              « SGL qui confonds baisse de taxe et subvention »
              A la fin, vu qu’il faut compenser le manque à gagner… Ça revient strictement au même.
              Tout communique… L’argent ne vient pas du ciel en priant !
              Vous avez typiquement le discours langue de bois des politicards populistes à la LFI et RN !
              @Lym, rentrez en politique… Vous êtes mûrs !
              Moi, je n’aime pas trop Macron… Mais quand j’entends le discours de @lym… On va finir par le regretter… Incroyable !

    4. SGL on 18 mai 2026 19h16

      Je pense que l’on n’a encore rien vu… Avec la Twingo qui arrive + les Leapmmotor de chez Stellantis qui vont arriver en masse avec des prix défiant toute concurrence… Je pense que pour les voitures « utiles » de tous les jours, on va voir bientôt du changement.
      Beaucoup attendent un retour des carburants dans les 1,70 € le litre pour envisager de prolonger leurs autos… Sauf que, apparemment, cela ne prend pas le chemin !?
      Trump, avec ses conneries… Est dans le fond, un grand écolo ! 😂

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      • amiral on 19 mai 2026 15h57

        avec l’Iran qui tient le détroit et toutes les infrastructures pétrolières détruites chez les pays voisins, on est pas prêts de revoir le litre à 1.70€

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        • SGL on 19 mai 2026 18h24

          c’est fou ce changement !
          En 2018 … Augmentation du fait de l’Etat de 7 centimes sur le gasoil pour la taxe carbone… Et on a frôlé une révolution.
          Et là, + de 60 centimes, du fait de Trump, et presque le calme plat.
          Les Français ont compris que l’on ne maîtrise rien avec le pétrole… Ce n’est pas l’électricité.

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