BYD veut doubler la capacité de son usine brésilienne à 600 000 véhicules par an, face à une demande en forte croissance.
Le constructeur automobile chinois BYD prévoit de doubler la capacité de production de son usine au Brésil pour atteindre 600 000 véhicules par an. Le groupe cherche actuellement à obtenir les autorisations nécessaires, alors que son site industriel de Camaçari, dans l’État de Bahia, poursuit la montée en puissance de ses activités. Ouverte en octobre 2025, cette usine doit permettre à BYD de renforcer sa présence sur le premier marché automobile d’Amérique du Sud, où la demande pour ses modèles dépasse déjà les volumes produits. Selon Alexandre Baldy, vice-président senior de BYD au Brésil, le constructeur vise également une proportion de composants fabriqués localement supérieure à 50 % dès le début de 2027. Cette évolution doit répondre aux exigences réglementaires brésiliennes et faciliter les exportations vers d’autres marchés de la région. Avec des investissements déjà supérieurs aux prévisions initiales et des commandes importantes à satisfaire, BYD accélère son développement industriel en Amérique latine.
BYD veut porter sa capacité industrielle à 600 000 véhicules
BYD cherche à obtenir les permis nécessaires pour porter la capacité annuelle de son usine brésilienne à 600 000 véhicules. Cette ambition représente un doublement des capacités visées par le constructeur sur son site de Camaçari, dans l’État de Bahia. L’entreprise poursuit actuellement l’achèvement de plusieurs installations essentielles à la fabrication automobile, notamment les équipements d’emboutissage, de soudage et de peinture.
Ces infrastructures doivent permettre au constructeur chinois de développer davantage d’étapes de production directement au Brésil. L’objectif consiste à renforcer l’intégration industrielle locale, alors que BYD cherche à s’affirmer durablement sur le marché automobile sud-américain.
Le calendrier précis du doublement de capacité n’a pas été communiqué. En revanche, le groupe prévoit d’atteindre une production mensuelle de 25 000 véhicules d’ici la fin de 2026. Cette montée en cadence intervient alors que la demande dépasse déjà les possibilités de production actuelles.
Alexandre Baldy a indiqué que les commandes atteignaient en moyenne environ 30 000 véhicules par mois. Selon ses estimations, BYD ne peut donc pas satisfaire entre 5 000 et 6 000 ventes supplémentaires facturables chaque mois. Le constructeur estime que cet écart entre l’offre et la demande devrait persister à mesure que son activité se développe.
L’investissement engagé dans la nouvelle usine dépasse déjà les 5,5 milliards de reais, soit environ 1,09 milliard de dollars, initialement prévus. Parallèlement, les facturations de la filiale brésilienne doivent atteindre 200 000 voitures sur l’année au cours de la semaine annoncée par son dirigeant.
Ces chiffres illustrent la progression rapide de BYD sur le marché brésilien. Le constructeur souhaite désormais adapter son outil industriel à la demande, tout en préparant une production davantage intégrée localement.
Plus de 50 % de composants locaux pour préparer les exportations
L’augmentation de la part des composants fabriqués au Brésil constitue un autre axe majeur de la stratégie de BYD. Le constructeur vise un taux d’approvisionnement local supérieur à 50 % dès le début de 2027, dépassant ainsi le seuil minimum requis à cette échéance.
Selon Alexandre Baldy, cette proportion doit permettre à l’entreprise d’être officiellement reconnue comme un producteur local. Elle doit également faciliter l’accès aux marchés régionaux, en particulier grâce à la possibilité d’exporter des véhicules assemblés au Brésil.
Cette évolution intervient dans un contexte où des organisations industrielles brésiliennes ont critiqué le recours de BYD aux importations et aux droits de douane temporairement réduits. L’entreprise, qui a inauguré son usine en octobre 2025, cherche donc à accroître la part de sa production reposant sur des composants issus de fournisseurs locaux.
Le développement de la chaîne d’approvisionnement brésilienne accompagne l’achèvement des installations industrielles. L’emboutissage, le soudage et la peinture font partie des opérations que le constructeur met en place sur son site afin de renforcer ses capacités de fabrication automobile.
BYD dispose déjà de débouchés commerciaux dans plusieurs pays d’Amérique latine. Selon Alexandre Baldy, la marque occupe une position de leader en Uruguay et enregistre également des ventes importantes en Colombie et en Argentine.
La filiale brésilienne a par ailleurs reçu des commandes de 50 000 véhicules en provenance du Mexique et de 50 000 autres de l’Argentine. L’entreprise prévoit de commencer à honorer ces commandes l’année prochaine, grâce à l’augmentation attendue de la part des composants locaux.
Ces volumes représentent un enjeu supplémentaire pour le site de Camaçari. L’usine devra répondre aux besoins du marché brésilien tout en préparant les livraisons destinées aux pays voisins. La progression du contenu local doit donc accompagner la hausse de la production et le développement des exportations régionales.
BYD accélère sur le marché automobile brésilien
Le constructeur chinois a ouvert son usine de Camaçari le 9 octobre 2025, dans un complexe industriel précédemment détenu par Ford Motor. Le site emploie actuellement environ 9 000 personnes. BYD prévoit de porter ses effectifs à quelque 10 000 salariés d’ici la fin de 2026.
Cette implantation constitue un élément central de la stratégie du groupe au Brésil. BYD souhaite devenir le premier constructeur automobile du pays en volume de ventes d’ici 2030, même si aucun calendrier précis n’a été annoncé pour le doublement de la capacité de production.
Les données communiquées par l’entreprise montrent déjà une présence commerciale significative. En septembre, BYD comptabilisait 22 209 véhicules immatriculés au Brésil, correspondant à une part de marché de 8,5 %, selon ses chiffres. Les marques les plus vendues dans le pays ce mois-là étaient Stellantis, Fiat, Volkswagen et General Motors.
La progression de BYD repose sur une demande qui dépasse actuellement ses capacités de production. La hausse des volumes industriels, l’augmentation des effectifs et le développement de l’approvisionnement local doivent permettre au constructeur de mieux répondre aux commandes.
L’enjeu est également régional. Les commandes enregistrées au Mexique et en Argentine montrent que l’usine brésilienne pourrait devenir une base de production pour plusieurs marchés sud-américains, à condition que l’entreprise atteigne les objectifs de contenu local annoncés. Le constructeur entend ainsi combiner croissance sur le marché domestique et développement des exportations.
Le projet de porter la capacité annuelle à 600 000 véhicules s’inscrit dans cette trajectoire, mais sa mise en œuvre dépend encore des autorisations nécessaires. À court terme, BYD prévoit surtout d’augmenter sa production mensuelle à 25 000 véhicules d’ici la fin de 2026 et de franchir le seuil de 50 % de composants locaux au début de 2027.
Notre avis, par leblogauto.com
BYD renforce son implantation industrielle au Brésil alors que la demande dépasse déjà sa capacité de production actuelle. L’objectif de 600 000 véhicules par an s’accompagne d’une stratégie visant à augmenter le contenu local et à préparer des exportations vers plusieurs marchés d’Amérique latine. Les commandes annoncées depuis le Mexique et l’Argentine représentent des débouchés importants, mais leur livraison dépendra notamment de la montée en cadence industrielle prévue. Le calendrier du doublement de capacité reste à préciser, tandis que le constructeur vise une production mensuelle de 25 000 véhicules d’ici la fin de 2026.

