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    Accueil » Toyota Prius plug-in à Strasbourg: essai (2/3)
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    Toyota Prius plug-in à Strasbourg: essai (2/3)

    Joest Jonathan OuaknineJoest Jonathan Ouaknine29 avril 2010Aucun commentaire
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    Le clou de cette journée de présentation du test de Prius plug-in à Strasbourg, c’est bien évidemment l’essai de l’un des véhicules.

    A l’intérieur, comme à l’extérieur, il y a très peu de différence entre une Prius plug-in et une Prius 3 « normale ».

    Plug-in?

    Outre les autocollants, la grosse différence est la prise d’une trappe électrique à l’avant.

    Normalement, lorsque les batteries sont à plat, le moteur thermique ou le freinage à récupération d’énergie les recharge. Sur la plug-in, il est possible de recharger sur une prise spécifique (on y reviendra.)

    Sachant qu’elle fonctionne par défaut en mode électrique, on peut rouler sur de courtes distances sans consommer d’essence.

    Donc, la Prius, même plug-in, n’est pas une électrique pure. Elle conserve une classique trappe à essence à l’arrière.

    Et il y a un moteur à essence 1,8l 98ch sous le capot:

    Présentation générale

    Le Blog Auto a déjà testé une Prius 3 « normale ».

    Je rejoins l’avis de Pierre-Laurent Ribault (qui est davantage priusophile que moi.) A savoir que par rapport à une voiture classique, elle est dans la moyenne en terme d’esthétique et de finition. Le design est moins banal que celui de la Prius 2, les plastiques sont moins cheap que ceux de l’Insight, néanmoins, on reste loin des standards occidentaux. Surtout au prix où elle est vendue.

    Les Prius « Strasbourgeoise » n’avaient ni le combiné radio/TV, ni la caméra de recul, ni les panneaux solaires. Le réglage des siège est manuel. Par contre, afin d’économiser quelques kWh, elles disposent d’un chauffage par pompe à chaleur de série.

    Au volant

    Je n’ai pu passer qu’une trentaine de minutes à bord de la Prius Plug-in et uniquement en ville. C’est donc davantage une prise en main qu’un véritable essai.

    On appuie sur le bouton « start » et… Rien. Pas le moindre son. Seul l’allumage du tableau de bord trahit le fait que le moteur électrique tourne.

    Nous étions deux par voiture, l’autre journaliste conduisit sur la seconde moitié du trajet et ensuite, il est parti sans couper le contact!

    Toyota avait prévu un parcours en ville, afin d’utiliser uniquement le moteur électrique. Dans les rues de Strasbourg, le moteur 60kW (80ch) sait se montrer nerveux (malgré 1,5t à tirer.) Lorsque vous avez besoin de plus de puissance, le moteur thermique vient prêter main-forte, mais il faut vraiment être pied au plancher pour le solliciter.

    Par contre, le gabarit n’est pas adapté: elle est trop longue et lorsque vous enclenchez la marche arrière, vous avez un « BIP… BIP » d’engin de chantier.

    Comme leurs homologues Parisiens, les bobos Strasbourgeois, qu’ils soient à pied ou à vélo, ont de curieuses notions du code de la route. Vu qu’ils ne vous entendent pas venir, il s’engagent sans prévenir (et sans regarder.) Vous manquez d’en écraser un, puis la personne continue, sans avoir conscience d’avoir échappé de peu à un accident!

    Au total, on a bien failli renverser 10 personnes en 15km! Une diffusion massive de Prius pourrait donc représenter un grave danger pour l’électorat d’Europe écologie.

    Le parcours empruntait une bretelle d’autoroute. Au-delà de 100km/h, le moteur thermique entre en piste quoi qu’il arrive et il est tout le temps en surrégime. On passe donc sans transition du silence à un bruit de moteur qui s’égosille (façon jmelapète.com en 106 XAD sur le parking de Parinor 2, le samedi soir.) Ce qui n’est guère agréable.

    L’autonomie en mode électrique « pur » est théoriquement de 20km. Néanmoins, après 14km, nous étions sur la réserve.

    La jauge de batteries d’une Prius comporte 8 « bâtons ». Sur une Prius « normale », on l’a dit, on recharge les batteries via la récupération d’énergie au freinage ou le moteur thermique. Sur une Prius plug-in, ils ne peuvent recharger que les 2 derniers bâtons. S’ils vous reste 3 bâtons et que vous freinez, l’énergie n’est pas utilisée. Le seul moyen de la recharger entièrement (y compris si les batteries sont à 0 bâtons), c’est de la brancher sur une prise de courant.

    Pour autant, la consommation laisse rêveur: l’équivalent de 0,6l aux 100km de moyenne, en cycle urbain, après 15km. Les chiffres « usines » de Toyota sont 2,6l aux 100km en cycle mixte et 59g de CO2.

    Conclusion

    D’un côté, il faut saluer la prouesse technique. La solution hybride plug-in est un compromis entre voiture « normale » et électrique « pure ». En ville, on n’utilise pratiquement pas le moteur thermique.

    La vraie autonomie en mode électrique n’est pas exactement de 20km. Quoi qu’il en soit, c’est un peu court pour les trajets urbains. Mais au bout, vous pouvez recharger en 90 minutes sur une borne spéciale, pour 0,4€.

    De l’autre, dans l’absolue, les prestations sont décevante. Ce n’est ni une voiture de ville, ni une routière.  Et pour 26 220€ (Prius « normal » Active) l’équipement est à hurler.

    Bref, c’est avant tout une voiture pour personne ayant des motivations écologiques.

    A lire également:

    Toyota Prius plug-in à Strasbourg: table-ronde (1/3)

    Toyota Prius plug-in à Strasbourg: au quotidien (3/3)

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    Joest Jonathan Ouaknine

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