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    Accueil » Réforme de gouvernance de Nissan: Renault réussit à placer Bolloré
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    Réforme de gouvernance de Nissan: Renault réussit à placer Bolloré

    Le Blog AutoLe Blog Auto21 juin 201911 commentaires
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    Un nouvel épisode se clôt dans les tensions récurrentes de l’alliance automobile franco-nippone, depuis l’arrestation de l’ancien PDG du groupe au losange Carlos Ghosn en novembre dernier pour des malversations présumées.

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    Début juin, le président de Renault, Jean-Dominique Senard, avait envoyé une lettre au patron de Nissan, Hiroto Saikawa, pour le prévenir qu’il n’approuverait pas la réforme de la gouvernance du constructeur japonais lors de la prochaine AG le 25 juin si le groupe au losange n’était pas mieux représenté dans les nouvelles instances.

    M. Saikawa avait alors fustigé une façon de procéder « extrêmement regrettable ».

    Cette réforme, approuvée par M. Senard en conseil d’administration, prévoit la mise en place de trois comités (nominations, audit et rémunérations). Mais l’intention de Nissan était d’accorder un seul siège dans un des comités à M. Senard et de laisser de côté le directeur exécutif de Renault, Thierry Bolloré.

    D’où la protestation de Renault.

    Avec ses 43% du capital de Nissan, le constructeur français ne compte que deux représentants (M. Senard et M. Bolloré) au sein du conseil d’administration du partenaire japonais sur un total de 11 membres. Parallèlement, avec ses 15% de Renault, Nissan dispose lui de deux représentants au conseil d’administration du groupe au losange et ils siègent bien tous deux dans les comités du constructeur français.

    La direction de Nissan est hostile à M. Bolloré qui a longtemps soutenu l’ancien PDG de Renault Carlos Ghosn après son arrestation.

    Mais Nissan a besoin d’un vote favorable de son principal actionnaire pour faire approuver la réforme de sa gouvernance. Par ailleurs, M. Saikawa est lui-même très fragilisé et ne peut se passer du soutien de Renault pour être reconduit à la tête de Nissan.

    Deux influentes sociétés de conseil aux actionnaires, Glass Lewis et Institutional Shareholder Services (ISS), ont appelé la semaine dernière à voter contre sa nomination au conseil d’administration.

    « Satisfaction »

    Nissan aura donc fini par proposer un compromis: M. Senard siègera, comme prévu initialement, au comité des nominations, mais M. Bolloré disposera en plus d’un siège au comité d’audit, a précisé le constructeur japonais dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi à Tokyo, sans aucun autre commentaire sur l’accord trouvé.

    De son côté, Renault a dit accueillir « avec satisfaction la décision de Nissan d’accorder (à ses) deux représentants (…) un siège dans les comités du Conseil de Nissan, qui seront présentés à l’assemblée générale des actionnaires ».

    « L’accord ainsi trouvé sur la présence de Renault dans la nouvelle gouvernance de Nissan, confirme l’esprit de dialogue et de respect mutuel qui existe au sein de l’Alliance », affirme le constructeur qui donnera donc son feu vert.

    Il n’y aura en revanche aucun représentant de Renault dans le comité des rémunérations, selon la composition annoncée par Nissan qui a donné la priorité aux administrateurs indépendants.

    C’est aussi un membre extérieur qui présidera les séances du conseil d’administration: Yasushi Kimura, issu de la compagnie pétrolière JXTG Holdings, tandis que M. Senard se contentera de la vice-présidence comme indiqué en mars.

    L’Etat français, qui détient 15% de Renault, avait fait pression pour un accord ces derniers jours. « Je souhaite que Renault soit en mesure de voter positivement sur la réforme des statuts de Nissan parce que ce sera un signe positif de ce renforcement de l’alliance » de 20 ans, avait déclaré mardi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

    Ce dernier avait également défendu Nissan dans le projet de fusion envisagé par Renault avec le groupe Fiat Chrysler. Les garanties réclamées par l’Etat français avaient fait échouer le mariage franco-italien, 11 jours après son annonce aux médias. Bercy avait insisté pour prendre en compte les réticences japonaises.

    Par AFP

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    11 commentaires

    1. AQW on 21 juin 2019 8h31

      « Avec ses 43% du capital de Nissan, le constructeur français ne compte que deux représentants… avec ses 15% de Renault, Nissan dispose lui de deux représentants au conseil d’administration du groupe au losange »
      Un commentaire est nécessaire ?

      Reply
      • AQW on 21 juin 2019 8h37

        Victoire à la Pyrrhus ?!?

        Nissan ne cesse de faire des cris d’effroi pour chaque battement d’ailes de papillon, alors qu’ils ont des résultats en chute libre, et que ce n’est pas parti pour se redresser, alors que RSA est et reste l’actionnaire à 43% de Nissan.
        Et en face, tout le monde tremble et ne dit mot, et cède aux exigences.

        Champions les dirigeants de RSA.
        Espérons qu’ils vont reprendre la main à terme…

        Reply
        • bzep on 21 juin 2019 18h55

          Nissan traverse une passe difficile mais ce n’est pas pour cette raison d’oublier les milliards, mérités après sauvetage, qu’a engrangé Renault depuis des années. Il manque probablement un « Mr.Senard » chez Nissan aujourd’hui !

          Reply
      • bzep on 21 juin 2019 18h49

        Certes mais on sait très bien que Nissan devrait être lui aussi le premier actionnaire de Renault aujourd’hui, sans forcément au même niveau que Renault dans Nissan et, au moins, avoir des droits de vote. Mais bon, les nationalismes de chaque côté n’aident en rien.

        Reply
        • AQW on 22 juin 2019 14h54

          RSA a pris des risques, racheté les 43% de Nissan, envoyé une partie de son management pour redresser la boite, fait des arbitrages en terme de priorité et d’investissement pour cela, etc.
          Après, Nissan a pris 15% chez RSA, histoire d’afficher une « alliance équilibrée » et satisfaire une certaine susceptibilité.
          Néanmoins le premier, qui a pris des risque et sauvé le second, a une large minorité de blocage, et le second, qui a été sauvé, est ménagé avec une part du premier mais sans droits de vote…
          « On sait très bien » surtout qu’un société devrait respecter le mandat de son actionnariat, non ?

          Reply
    2. Jdg on 21 juin 2019 9h39

      Je comprends mal pourquoi Renault fait autant d’effort auprès de Nissan. Après tout il est le principal actionnaire.
      Deux sièges pour 43% et deux sièges pour 15% pas très cohérent tout ça.
      Il doit y avoir des intérêts cachés qu’on ne connait pas

      Reply
      • Kaizer Sauzée on 21 juin 2019 13h45

        Il y a surtout de la diplomatie.
        Vu ce qu’a réussi Mr Senard chez Michelin je reste optimiste pour l’avenir de l’alliance et l’évolution de Renault.

        Reply
      • bzep on 21 juin 2019 18h59

        N’oublions pas que le Japon, au même titre que la GB, est insulaire. Renault, aujourd’hui a autant besoin de Nissan que Nissan de Renault… Pensez-vous que FCA aurait fait à Renault/Nissan la même offre d’égal à égal si les deux avaient été fusionnés ? Perso, je ne le pense pas !

        Reply
    3. greg on 21 juin 2019 19h59

      Le comité d’audit? La vache, c’est une position-clef (je précise c’est ironique).
      Un beau compromis qui ne coûte rien à Nissan et n’apporte à Bolloré qu’un salaire de plus à défaut d’une véritable influence…

      Reply
    4. Hervé Soulié on 22 juin 2019 9h58

      Quoiqu’on en dise, « l’alliance » n’est plus qu’un mot.
      L’hostilité, ouverte, larvée, ou même subliminale, règne chez Nissan.
      Plus grand chose à espérer pour Renault.

      Reply
    5. lelillois on 22 juin 2019 15h27

      C’est le « croque mort » dans Lucky Luke le gars ??? On sent poindre dans son regard son amour pour les montages financiers. Euh pardon, l’ingénierie automobile.

      Reply
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