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    Accueil » Nichols N1A : pour les vrais de vrais
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    Nichols N1A : pour les vrais de vrais

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani26 juillet 2023Updated:13 décembre 20249 commentaires
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    Un pilier de la domination McLaren en F1

    L’américain Steve Nichols a été l’un des ingénieurs les plus marquants de la F1 des années 80 et 90. Il intègre Mclaren en 1980 et collabore avec John Barnard sur la MP4/1, la toute première monoplace de F1 de l’histoire en fibre de carbone. Quand Barnard quitte McLaren pour Ferrari en 1986, Steve Nichols devient le directeur technique de Woking et supervise la conception de la fameuse Mp4/4, la McLaren de 1988 avec laquelle Ayrton Senna et Alain Prost écrasent la saison, bien qu’une longue controverse ait mis en rivalité Nichols avec Gordon Murray sur la paternité de la MP4/4.

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    Les deux ont coopéré, puisque la MP4/4 s’inspirait de la Brabham BT55 de 1986, elle aussi très basse, tandis que Murray a notamment développé une nouvelle boîte de vitesses longitudinale qui a beaucoup joué dans le design spécifique de cette F1. Nichols a suivi Prost chez Ferrari, avant de travailler ensuite ave Sauber, Jordan, de nouveau McLaren dans la seconde moitié des années 90 pour finir avec Jaguar au début du siècle.

    Un "revival" d'une McLaren Canam

    « Lorsque je cherchais un projet pour m'amuser dans ma vieillesse, l'idée de jeter un nouveau regard sur la toute première McLaren, la « M1A », m'a beaucoup séduit. Initialement conçu comme un prototype, mais avec le temps et l'intérêt enregistré, il a fallu le poursuivre dans le but d'en faire un véhicule magnifiquement fini digne de ses et de mes racines McLaren. ”

    La McLaren M1A et ses dérivés, la McLaren M1B et la McLaren M1C, sont une série de prototypes de voitures de course à moteur central du Groupe 7 construites par McLaren, entre 1963 et 1968. La M1A a été la première voiture de sport développée par l’équipe. Les versions ultérieures, telles que le « M1B » et le « M1C », ont concouru dans la série nord-américaine Can-Am, à partir de la saison 1966. 24 exemplaires des M1A et M1B et 25 exemplaires de la M1C ont été fabriqués. Ils étaient propulsés par différents moteurs, dont un moteur petit bloc Chevrolet, un moteur V8 Oldsmobile, un moteur gros bloc Chevrolet et même un moteur Ford FE . Le moteur V8 Oldsmobile de 4,5 L développait environ 310 ch, tandis que le moteur V8 petit bloc Chevrolet  était capable de développer plus de 550 ch et 729 Nm de couple. Rappelons que c’est en hommage également à cette M1A que McLaren a développé la barquette Elva en 2019.

    Multiples clins d'oeil à la MP4/4

    La Nichols M1A reprend l’idée de base, mais avec proue plus pointue et aérodynamique, ainsi qu’une assise beaucoup plus basse, qui n’est pas sans rappeler le centre de gravité très bas de la fameuse MP4/4 de 1988, dans laquelle Senna et Prost avaient dû adopter une position de conduite allongée qui rompait avec les habtudes. En effet, d’une longueur de 4.3m pour 1.76m de largeur, elle ne fait que 0.99m de hauteur ! Le pilote se retrouve ainsi derrière une bulle, enserrée entre les passages de roues. L’idée est donc vraiment de retrouver les sensations de position de pilotage de Senna et Prost en 1988.

    La N1A repose sur un châssis en aluminium extrudé collé et en fibre de carbone. Les pontons sur le côté du cockpit sont également porteurs. Ils sont fabriqués à partir de feuilles de fibre de carbone, avec un remplissage collé séparé, également en fibre de carbone pour réaliser une double peau. La suspension comporte des triangles classiques tout autour. Les roues et les pneus sont de 19 pouces recouverts de caoutchouc de 245 sections à l'avant et de 20 pouces de section 305 à l'arrière.

    Pure et dure

    La puissance de 600 chevaux, pour un poids total du véhicule de 900 kilos, provient d'un moteur V8 de 7 litres assemblé à la main par les spécialistes renommés de Langford Performance Engineering, la boîte spécialisée que Steve Nichols a également fondé. Ce bloc est basé sur un LS3 d’origine Chevrolet, qui sera couplé à une boîte manuelle 6, dont le manche rappelle celui de la Mp4/4 également. Nichols promet des « accélérations brutales », mais la direction assistée et l’ABS pourront être installés en option. L’intérieur est dans la veine rétro, avec des compteurs analogiques ronds. Seul le cuir apporte un peu de fantaisie.  Les écrans tactiles et autres gadgets numériques ne sont clairement pas les bienvenus ici.

    « Pour célébrer l'arrivée de la N1A, les 15 premières voitures seront numérotées et badgées pour célébrer chaque victoire individuelle de la McLaren MP4/4 conçue par Steve Nichols aux mains d'Ayrton Senna et d'Alain Prost. Accrochez-vous pour plus d'images de ces voitures captivantes, destinées à devenir des objets de collection précieux. ”

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    Nicolas Anderbegani
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    Petit-fils de "Citroëniste" et fils de "Béhémiste", je suis tombé dans la potion magique automobile tout petit. Charmé avant tout par les belles Italiennes, je suis passionné par les sports mécaniques, Formule 1 en pole position évidemment. Toujours prompt à dégainer mon appareil photo, je suis de près l'actualité sous toutes ses formes, aimant "shooter" des bolides en mouvement et faire des montages vidéos. Mes champs de prédilection sont l'actualité produit des marques Italiennes et des sportives en général, le sport automobile et les évènements historiques, qui recoupent ma profession d'enseignant d'Histoire. Je retranscris ma passion enfin dans l'écriture d'ouvrages.

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    9 commentaires

    1. BlablaPaige on 26 juillet 2023 23h11

      Un hommage au can am, ça à le mérite d’être original

      Reply
    2. Mwouais on 27 juillet 2023 8h21

      Le nom est à corriger dans le titre : sans doute le fantasme d’en ‘posséder une ?

      Très jolie cela dit : le meilleur du style ancien et de la technique moderne,

      Reste qu’elle n’est pas homologuée route me semble-t-il (pas lu dans l’article), ce qui limite un peu ce très joli objet à une contemplation publique restreinte.

      Reply
    3. Klogul on 27 juillet 2023 11h42

      Très bel objet mais ça sera pour une poignée de riche?

      Reply
    4. Jdg on 27 juillet 2023 19h02

      Comme quoi la passion automobile n’est pas encore morte

      Reply
    5. Franck Boizard on 27 juillet 2023 20h21

      « La MP4/4 s’inspirait de la Brabham BT55 de 1986. »

      Ce n’est ni plus ni moins qu’un mensonge de Gordon Murray (pour des raisons commerciales : il a des choses à vendre, il ne peut pas être vu comme l’ingénieur qui a terminé sa carrière en F1 sur une voiture complètement ratée).

      A ce mensonge, Steve Nichols a une réponse très simple : « Regardez ces deux voitures, en quoi se ressemblent-elles ? Oui, elles sont toutes les deux très basses, mais à part ça ? La BT55 est une voiture ratée qui optimise la finesse alors que la MP4/4 est une voiture réussie qui optimise l’effet de sol. »

      Les explications de Nichols sont limpides et il est facile de se faire son propre jugement.

      Les 2h34 d’entretien sont passionnants, dommage que ça soit en anglais :
      https://youtu.be/wDE2XzqGV6s

      Reply
    6. Franck Boizard on 27 juillet 2023 20h24

      Le doublon n’est pas de mon fait, je n’ai pas Parkinson 🙂

      Reply
      • Thibaut Emme on 27 juillet 2023 21h54

        @Franck : pas de doublon, c’est l’affichage qui déconne à la publication 🙂 mais commentaire unique.

        Reply
        • Franck Boizard on 28 juillet 2023 12h51

          Je suis rassuré.

          Reply
    7. Achille Talon on 28 juillet 2023 18h04

      Belle bête, une voiture de course néo rétro, c’est pas fréquent.
      Pas d’ABS de série, pourquoi pas, mais l’absence d’assistance de direction va demander de faire de la muscu.
      Il y a un truc qui me choque, c’est le minuscule compte-tours à peine visible derrière le volant. Pour une réplique de vieille voiture de course, c’est un gros ratage.

      Reply
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