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    Accueil » L’Etat va-t-il céder ses parts chez PSA et Renault ?
    Actualité

    L’Etat va-t-il céder ses parts chez PSA et Renault ?

    La rédactionLa rédaction21 juin 201842 commentaires
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    Une nouvelle vague de privatisations semble se préparer au niveau du gouvernement. Touchera-t-elle les groupes PSA et Renault ?

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    Suite à la deuxième guerre mondiale, l’Etat français avait nationalisé le constructeur Renault fautif d’avoir collaboré avec l’Allemagne nazie. Après avoir perdu son statut de régie nationale, Renault était devenue une entreprise presque comme les autres, l’Etat conservant une partie du capital qui est aujourd’hui de 15 %. L’histoire de PSA est différente. C’est au moment de la dernière crise en date que l’Etat est devenu actionnaire, à hauteur de 12 % via Bpifrance, du groupe qui compte aujourd’hui les marques Citroën, DS, Opel et Peugeot à son portefeuille. Aujourd’hui la question d’un désengagement partiel ou total de ces deux groupes semble se poser.

    Le cas PSA

    Pour PSA, l’Etat n’a jamais considéré son entrée au capital comme pérenne. A supposer que Bpifrance vende tout ou partie de sa part au capital, il faudra sans doute savoir qui de Dongfeng ou de la famille Peugeot acheterait d’autant qu’un pacte entre les trois principaux actionnaires empêche l’un de monter au capital sans l’accord des deux autres.

    Le cas Renault

    Pour Renault, la situation, outre l’aspect historique, est un peu différente. L’Etat est en effet le premier actionnaire. Dans ce cas-ci il doit notamment tenir compte de l’allié de Renault, le japonais Nissan. Rappelons aussi qu’au mois de novembre dernier, l’Etat, via l’APE (Agence de Participations de l’Etat), avait cédé 4,73 % du capital.

    Via L’Usine Nouvelle

    Photo : PSA

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    42 commentaires

    1. aurel77 on 22 juin 2018 8h08

      L’état a besoin de liquide… il vend toit ce qu’il peut sans réfléchir… (Alstom, les autoroutes…) la politique à cours terme de notre pays depuis des décennies est une catastrophe sur le long terme…

      Pour Renault et PSA on s’en fou, je pense que Renault a vraiment pas besoin de l’état comme actionnaire quand à Peugeot maintenant chinois c’est déjà trop tard.

      Reply
      • wizz on 22 juin 2018 8h43

        on peut aussi augmenter les impôts, ou fermer quelques hopitaux, écoles….

        Reply
        • Esteban on 22 juin 2018 9h08

          C’est quoi le rapport ?

          Reply
        • Fred21 on 22 juin 2018 9h50

          On peut aussi faire des regroupements de communes pour qu’aucune ne soient < 10000h et supprimer l'étage du département, faire des plans sur l'apprentissage qui se traduisent par une réelle embauche des apprentis, se poser la question entre vrai coût du chômage (ça ne coute pas que des allocs) et coût des cotisations, réformer la fiscalité (n'importe quel euro doit être imposé de la même manière), contrer les plateformes ricaines qui viennent bouffer x % du tourisme ou du commerce au détriment de l’investissement et de l'emploi français, aménager le territoire pour éviter les zones tendues à problèmes en plus, etc …
          Des tas de solutions existent pour faire des économies sans virer la moitié du personnel de l'hôpital.

          Reply
      • Esteban on 22 juin 2018 8h46

        D’accord avec vous sur presque tout, on se demande d’ailleurs comment fera l’Etat pour récupérer des liquidités qd il se sera débarrassé de tous nos fleurons industriels. Pas d’accord par contre sur le cas Renault. Pour le moment, l’Etat permettait de tenir à distance les ambitions de CG d’en faire un groupe dans lequel les japonais auraient tous les pouvoirs avec les conséquences derrière. Jusqu’ici, la seule marge de manœuvre du PDG de Renault était de continuer à faire grossir Nissan au détriment de Renault. Ça fait bien longtemps qu’il y travaille : interdiction pour Renault de concurrencer Nissan sur ses marchés alors que Nissan concurrence directement Renault sur les siens, rachat de Mitsubishi qui a définitivement fait basculer le centre de gravité vers le Japon et exclusion de Renault de l’opération, dernier constructeur au monde à arriver en Chine (le plus grand marché mondial…). Une privatisation de Renault, dans le contexte actuel et en raison du poids de Nissan au sein de l’Alliance donnerait bien évidemment les pouvoirs au japonais et on peut compter sur Carlos Ghosn, qui n’attend que ça. Quand on voit la façon dont l’histoire des droits de vote double s’est retourné contre Macron, on peut être sûr que CG trouvera la parade pour arriver à ses fins.

        Reply
        • shooby on 22 juin 2018 11h20

          Pour le moment, les ambitions de CG ont plutôt bien fonctionnées, vu qu’il a réussi à faire de l’Alliance le premier vendeur de voitures au monde, devant VAG et Toyota ! Quant au postulat (phantasme) qui consiste à croire que CG veut la peau de Renault au profit de Nissan et dacia, iol suffit de voir les évolutions des ventes du losange ces dernières années pour s’apercevoir qu’elles progressent et que donc, il n’y a pas de Renault killing dans les cartons. Quel intérêt d’ailleurs aurait-il de faire ça ? On ne supprime une marque que si elle ne vend plus ou que le groupe est en difficultés financières, rien de tout ça dans l’Alliance

          Reply
        • Don92 on 22 juin 2018 11h59

          Entièrement d accord avec toi…Renault qui est pourtant actionnaire presque majoritaire de nissan est pourtant contrôlé par le PDG de Nissan!

          Reply
          • greg on 22 juin 2018 13h45

            Chosn n´est plus PDG de Nissan et avait été à l´époque nommé chez Nissan par Louis Schweitzer, PDG de Renault, j´ai rarement entendu plus grotesque comme Argument 🙂

            Reply
        • greg on 22 juin 2018 13h48

          Est-ce le rôle de l´Etat d´avoir des participations à droite et à gauche?
          Dans les démocraties occidentales, la France détient le record des prises de participation, seules les dictatures font mieux ou pire.
          On ajoute à cela que l´Etat est un mauvais actionnaire :
          http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/174000061-l-etat-actionnaire-rapport-2017

          Reply
          • miké on 22 juin 2018 16h25

            On en parle de l’allemagne et des lander ?

            Reply
            • greg on 22 juin 2018 21h52

              Oui parlons en, malgré le fait qu’il y ait un PIB bien plus important, l’Etat allemand et les Länders cumulés ont moins de participation que l’Etat français seul (on ne parle pas ni des départements, ni des régions).
              Et il n’intervient quasiment pas :
              http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/beteiligungen-des-bundes-deutschland-deine-staatsunternehmen-1.3624962
              VW fait figure d’exception.

          • bzep on 22 juin 2018 17h15

            L’état est en général un actionnaire stable et surtout solide.

            Reply
          • RPM on 2 juillet 2018 6h28

            Tout a fait d’accord. L’Etat possède directement ou non plus de 6000 entreprises (!) à qui il demande que 60% des bénéfices soient distribués en dividendes. Pour info, une boîte privée reversant plus de 40% de son bénéfice en dividende serait pointée du doigt pour mettre en danger ses capacités d’autofinancement (les fameuses réserves).

            Reply
      • ZeeBiX on 22 juin 2018 13h03

        En quoi Peugeot est chinois ? je ne sais plus quel boite n’as même pas 13% de PSA il me semble l’état et la famille Peugeot en ont autant, donc une bonne majorité française.

        Reply
        • bzep on 22 juin 2018 17h21

          Oui mais les chinois ont un pied dedans ! Ajoutez à cela le fait qu’on se demande si l’état ne vendrait pas sa participation et vous comprenez l’interrogation posée !

          Reply
          • AQW on 24 juin 2018 15h33

            Bien sur, ils ont aussi un pieds dans Daimler à ce stade…

            Reply
      • polo on 22 juin 2018 13h27

        Pour info l’état du Qatar dispose de 15% de VAG ça ne fait pas de ce dernier une entreprise qatari?
        Pour PSA et Renault c’est un peu plus compliqué l’état est entré au capital pour justement éviter que les 2 constructeurs tombent entre les mains d’entreprise « étrangères », CG reverrait que l’état vende ses parts à Nissan.

        Reply
        • bzep on 22 juin 2018 17h21

          17%, je pense.

          Reply
    2. i_95 on 22 juin 2018 11h56

      Certes il y à du mieux pour Renault, mais NISSAN est tjs plus avantagé dans l’alliance. Oui RENAULT est devenus n° 1 mondial Grace à Carlos, mais au détriment du personnel Renault. qui vois toutes ces conditions de travail se dégrader avec des miettes en retour par rapport aux résultats toujours en hausses.

      Reply
      • shooby on 22 juin 2018 12h45

        ah tien, une revendication de la CGT 😉
        Bon, euh, on regarde partout ailleurs (à périmètre équivalent), je crois que ça doit être pareil. Et puis bon, il me semble que Renault est celui qui a le plus embauché ces derniers temps … contrairement à d’autres qui ont licenciés ou se préparent à le faire (en prenant pour excuse le dieselgate pour certains), donc côté condition de travail il doit y avoir pire.

        Reply
    3. amiral_sub on 22 juin 2018 12h27

      Il faut rappeler que l’état est un prédateur et il impose des dividendes très (trop) élevés:
      https://www.latribune.fr/economie/france/l-etat-et-sa-politique-de-dividendes-faites-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais-479589.html

      de plus des entreprises se permettent des choses que d’autres ne peuvent se permettre par ce que l’état est un grand actionnaire, dernier exemple en date air france

      La sortie de l’état des entreprises en compétition leur fera le plus grand bien

      Reply
    4. greg on 22 juin 2018 13h43

      « l´Etat français avait nationalisé le constructeur Renault fautif d’avoir collaboré avec l’Allemagne nazie »
      Inexact, jamais il n´y a eut d´action en justice et de condamnation…Disons plutôt « sous prétexte de collaboration » plutôt que « fautif », sachant que techniquement Peugeot avait davantage collaboré que Renault. 🙂

      Reply
      • SGL on 22 juin 2018 15h27

        Peugeot était obligé de travailler sous surveillance de Ferdinand Porsche, qui a envoyé en déportation beaucoup de « mauvais travailleur. »
        Renault produisait des camions pour la Wehrmacht, obligé également, mais en 1946 Luis était le symbole du méchant patron capitaliste aux yeux des communistes qui étaient au pouvoir.

        Reply
        • SGL on 22 juin 2018 15h31

          D’ailleurs, 1946 c’est le début de la période au Renault était condamné de ne faire que des autos populaires contrairement à l’avant-guerre.
          Peugeot faisant de milieu de gamme et Citroën les grosses Traction.

          Reply
      • Bobby on 22 juin 2018 17h03

        @greg sources concernant Peugeot ?

        « De l’ouvrier jusqu’à la famille dirigeante Peugeot, les salariés de l’usine vont alors s’atteler à faire baisser la productivité par toutes sortes de moyens : utilisation de machines anciennes, pénuries de matières premières organisées, etc. La productivité baisse de 80 % par rapport à celle de 1939. De discrètes opérations de sabotage des pièces fabriquées sont aussi organisées : mauvais alliage, joints de culasse poreux, embrayages affaiblis, etc. »

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Peugeot_pendant_la_Seconde_Guerre_mondiale

        « Et pourtant, Jean-Pierre Peugeot joue encore un double jeu. Il s’occupe du mieux possible de ses nouveaux amis allemands. Il les invite à Paris autant que possible pour leur faire oublier les inspections des usines, truque les rapports et invente de nouvelles procédures pour ralentir les productions. »

        http://www.autocult.fr/2015/quand-peugeot-a-paye-pour-faire-detruire-ses-usines/

        Reply
        • SGL on 22 juin 2018 17h28

          Effectivement… dire que « peugeot n’avait davantage collaboré que Renault » alors qu’ils montraient le plus de nombres d’actes de résistance pour ne pas produire, en autres, des V1. 😯

          Reply
        • greg on 22 juin 2018 21h54

          Je peux te sortir autant d’articles sur Renault du même acabit, la différence étant que Peugeot a directement produit sous licence des équipements allemands 😉

          Reply
        • greg on 22 juin 2018 21h55

          Sinon les sources? Je t’invite à consulter les rapports du ministère de l’économie et du ministère de la justice du GPRF.

          Reply
          • Bobby on 23 juin 2018 13h45

            J’accepte avec plaisir votre invitation, puis-je abuser de votre patience et vous demander un lien vers celui qui permet d’affirmer que « techniquement Peugeot avait davantage collaboré que Renault », ma demande est sincère je n’ai retenu que les actes de résistances qui était sûrement plus l’acte d’ouvrier que de la direction et je ne suis pas contre en apprendre plus sur le sujet

            Reply
            • AQW on 24 juin 2018 15h40

              Lisez les livres de Jean-Louis Loubet qui sont basés sur de très nombreux documents officiels de référence, ils éclairent très bien l’histoire de ces deux groupes.
              Visiblement, les deux groupes n’ont pas « résisté » avec la même intensité. De la a dire que Louis Renault a été un collabo… Il a payé un certain prix politique qui arrangeait bien certains à l’époque…

            • SGL on 25 juin 2018 10h56

              Exactement @ AQW
              Les deux groupes étaient contraints de « collaborer » avec l’occupant.
              Maintenant Renault l’a fait sans trop broncher et son patron l’a payé cher à la libération avec les communistes au pouvoir et surtout, il a payé sa réputation d’avoir été le « gros méchant capitaliste » d’avant-guerre.
              Par contre les actes de résistance ont été nombreux dans le groupe Peugeot…

    5. koko on 22 juin 2018 14h17

      Ça va rapporter un pognon de dingue.

      Reply
      • amiral_sub on 22 juin 2018 14h31

        c’est une excellente nouvelle

        Reply
        • amiral_sub on 22 juin 2018 16h29

          pourquoi -1 ? Qui ne se réjouit pas de voir l’état gagner de l’argent? Tu préfère payer plus d’impôts? Un peu plus de TVA? des carburants plus chers? une hausse de l’impôt sur les sociétés?

          Reply
          • bzep on 22 juin 2018 17h26

            A long terme ce n’est pas la même chanson, je pense que c’est une vue à cout terme que de vendre des participations dans l’urgence peut être parce qu’on a fait des promesses de campagne qui ne sont pas tenables ?

            Reply
    6. bzep on 22 juin 2018 17h18

      Tout a fait vrai dans le cas de VW détenu à 20% par la Saxe (et 17% par le Quatar)

      Reply
    7. amiral_sub on 22 juin 2018 17h44

      il faut lire ceci pour se rendre compte que l’état fait du mal aux entreprises dans lesquelles il investit:
      https://www.latribune.fr/economie/france/l-etat-et-sa-politique-de-dividendes-faites-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais-479589.html
      Après c’est de la politique : on peut sciemment tuer des entreprises, c’est un choix. On remarque tout de meme que moins l’état est actionnaire de renault, mieux renault se porte. C’est également le cas pour Orange par exemple. A ne pas confondre avec l’état pompier pour PSA ou STX (avec de belles plus values à la clé)

      Reply
    8. greg on 22 juin 2018 21h54

      Mais je maintiens 🙂

      Reply
    9. greg on 22 juin 2018 22h07

      « Peugeot était obligé de travailler sous surveillance de Ferdinand Porsche, qui a envoyé en déportation beaucoup de « mauvais travailleur. » ».
      N’importe quoi. Porsche était un collaborateur fidèle du régime nazi et avait ses entrées chez Hitler. C’est indéniable. Maintenant il n’a jamais surveillé Peugeot, Simplement l’entreprise Volkswagen dont il était officiellement le dirigeant a pris le contrôle de Peugeot en 1943. Dans le faits, Porsche était de 1943 à 1945 accaparé par la construction du chasseur de char surnommé Ferdinand, puis du Panzerkampfwagen VIII, dont il supervisait personnellement le développement.
      Quant à cette accusation grotesque de déportations (qui en fait ne concernait que deux personnes), Porsche a été acquitté en 1948 par un tribunal français sur base de témoignages d’anciens membres du personnel de Peugeot. ça ce sont les faits, pas les ragots que tu adores rapporter. Si déjà tu te plantes sur ce genre de détails, je pense que tout le reste de tes propos est sujet à caution.
      Et pour ton information, je ne suis pas naïf, si Porsche n’a jamais demandé la déportation de qui que ce soit, il n’avait aucun problème à réclamer officiellement de la main-d’oeuvre concentrationnaire pour faire tourner ses usines.

      Reply
      • SGL on 24 juin 2018 22h32

        Les Peugeot dans la Résistance à l’occupant…
        http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-33641331.html

        Reply
        • SGL on 24 juin 2018 22h35

          Ferdinand Porsche est chargé entre autres de contrôler la collaboration industrielle de l’Usine Peugeot de Sochaux de la France occupée, dont il fait déporter entre autres huit directeurs, dont il dénonce à Hitler la mauvaise volonté et les actes de résistance par sabordage de la production de leur usine, dont Auguste Bonal, abattu par la Wehrmacht le 23 avril 1945…

          Reply
    10. RPM on 2 juillet 2018 6h21

      Vivement que la État vende ses parts dans Renault. Pour rappel notre brillant président avait augmenté la participation à 20% ce qui avait non seulement fait baisser le cour de l’action, mais en plus à effrayé les autres actionnaires qui ont demandé que Mitsubishi soit racheté par Nissan uniquement ! Bref on y a perdu 2 fois, mais on a gagné au qui perd perd.

      Reply
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