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    Accueil » L’Etat français lâche Carlos Ghosn et cherche son successeur
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    L’Etat français lâche Carlos Ghosn et cherche son successeur

    Le Blog AutoLe Blog Auto17 janvier 201937 commentaires
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    Détenu au Japon depuis le 19 novembre, Carlos Ghosn va ainsi perdre son dernier titre, celui de PDG de Renault, Nissan et Mitsubishi l’ayant révoqué du poste de président du conseil d’administration dès la fin novembre.

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    « J’ai toujours indiqué, en rappelant la présomption d’innocence de Carlos Ghosn, que s’il devait être durablement empêché, nous devrions passer à une nouvelle étape. Nous y sommes », a déclaré le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, sur LCI. « Dans cette nouvelle étape, nous avons besoin maintenant d’une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault », a-t-il ajouté. « J’ai demandé explicitement, comme actionnaire de référence, que le conseil d’administration de Renault soit convoqué dans les prochains jours« , a-t-il aussi indiqué. « Nous souhaitons que ce conseil d’administration désigne une nouvelle gouvernance pérenne pour Renault », a souligné M. Le Maire. Alors qu’on lui demandait si cela signifiait que M. Ghosn allait être remplacé, il a répondu: « Tout à fait ». Le ministre n’a pas précisé si le nouveau PDG prendrait aussi la tête de l’alliance avec les japonais Nissan et Mitsubishi: « Ce sera au conseil d’administration de lui dire exactement les contours de ses fonctions ».

    Interrogé sur l’éventuelle candidature de Jean-Dominique Sénard, le président sortant de Michelin dont le nom circule comme possible président non exécutif de Renault, M. Le Maire en a loué les qualités sans se prononcer pour autant. « C’est un grand industriel, un homme qui a une conception sociale de l’entreprise et qui l’a démontré à plusieurs reprises », a-t-il déclaré, soulignant qu’il était aussi « un spécialiste du secteur automobile ». Il a toutefois souligné que « l’Etat se prononcera sur la base des candidats qui lui seront soumis comme actionnaire de référence ».

    Scénario le plus souvent évoqué, la direction de Renault pourrait être scindée en deux, avec un président du conseil d’administration d’un côté et un directeur général exécutif de l’autre, le nom de Thierry Bolloré, nommé il y a un an adjoint de Carlos Ghosn, revenant le plus souvent pour ce dernier poste.

    Emissaires français à Tokyo

    Au moment où les tensions affleurent entre Français et Japonais, le ministre a en revanche rejeté clairement une redistribution des participations au sein de l’Alliance, qui est devenue sous la direction de M. Ghosn le premier constructeur mondial. « Nous souhaitons la pérennité de l’alliance. La question des participations au sein de l’alliance n’est pas sur la table », a-t-il assuré.

    L’Etat français est le premier actionnaire de Renault, avec 15,01% du capital. Nissan en détient 15%, mais sans droits de vote en assemblée générale. Renault contrôle pour sa part 43% de Nissan, qu’il a sauvé de la faillite il y a près de 20 ans. Nissan possède par ailleurs 34% de Mitsubishi Motors, dernier venu dans l’alliance née en 1999. Dans ce contexte chahuté, plusieurs émissaires du gouvernement français dépêchés à Tokyo se sont entretenus mercredi avec des protagonistes du dossier Renault-Nissan. Participent notamment à ce voyage Martin Vial, directeur général de l’Agence des participations de l’État (APE), et Emmanuel Moulin, directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, selon Le Figaro. Le patron de Nissan, Hiroto Saikawa, devait les rencontrer, a précisé à l’AFP une source proche du constructeur japonais.

    Carlos Ghosn, mis en examen notamment pour abus de confiance, a vu sa demande de libération sous caution de nouveau rejetée mardi et pourrait rester des mois en prison, ce qui rendait difficile son maintien à la tête de Renault dont il est toujours PDG. Parmi les dernières accusations de Nissan, le PDG de l’Alliance aurait reçu une rémunération de plus de 7 millions d’euros en 2018 de la part d’une filiale néerlandaise détenue à égalité par Nissan et Mitsubishi (NMBV), sans approbation des patrons de Nissan (M. Saikawa) et Mitsubishi (Osamu Masuko), a détaillé une source proche du dossier.

    Par AFP

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    37 commentaires

    1. pauyard on 17 janvier 2019 10h11

      Selon « Les Échos », le PDG de Renault-Nissan, toujours incarcéré au Japon, aurait gâté ses proches dès 2003 avec l’argent de l’entreprise.
      https://www.midilibre.fr/2019/01/16/carlos-ghosn-gatait-ses-proches-au-frais-de-nissan,7956557.php

      Reply
    2. Ami204 on 17 janvier 2019 10h30

      L’État « lâche » Ghosn : il était temps !
      Les fins limiers japonais ont mis en lumière des tas des tricheries.
      A priori, tout indique que Ghosn est un menteur, un voleur, un profiteur, un arnaqueur.

      Reply
      • 4aplat on 17 janvier 2019 13h10

        Il y a un mois, le même B. Lemaire soutenait Ghosn bec et ongle … maintenant, il le lache !!!

        Reply
      • shooby on 17 janvier 2019 18h07

        fins limiers !?! Lol, quand le procureur en vient à demander à Ghosn de faire des aveux cela prouves bien qu’il n’a pas grand chose, car il aurait quelque chose, il l’inculperait et le jugerait !

        Reply
      • ART on 17 janvier 2019 18h31

        C’est assez sale et lâche surtout de la part de Le Maire, il y en effet la présomption d’innocence et donc une direction par interim plutôt que de « passer à autre chose »…

        Reply
    3. lataupe2B on 17 janvier 2019 12h24

      Il me semble que dans notre démocratie il existe la présomption d’innocence. Même si il a fauté il ne faut pas le descendre à boulets rouges et oublier son action pour redresser Renault et nissan. Il est normal que Renault cherche un pdg . L’entreprise doit tourner. Si il a été malhonnête normal qu’il soit sanctionné. Pour autant cela ne sert à rien de lui vomir dessus.

      Reply
      • Thibaut Emme on 17 janvier 2019 13h19

        @lataupe2B : pour que le gvt qui l’a ménagé jusqu’à présent décide « qu’il est temps » désormais de passer à autre chose, c’est peut-être que les émissaires du gvt à Tokyo on eu des éléments des dossiers.

        Le souci n’est pas qu’il ne soit pas encore jugé, mais qu’il est à l’heure actuelle dans l’incapacité physique de diriger le Groupe Renault.
        Au début il était attendu une libération « rapide » (avant Noël) sous caution, mais là, il faut se rendre à l’évidence que les procureurs ne le lâcheront pas, eux.

        Donc il faut un capitaine à la tête du navire. Même si le duo temporaire fait le job.

        Reply
        • ART on 17 janvier 2019 18h32

          Et donc Thibaut plutôt une direction par interim plutôt que de le lâcher comme un gros sale avant jugement non ??

          Reply
        • Lolo on 22 janvier 2019 22h02

          Je pense que c’est ce que disait Lataupe non ?

          Reply
    4. r.burns on 17 janvier 2019 13h04

      La présomption d’innocence n’a jamais été une preuve de démocratie. C’est même un argument trop facile camouflant les nombreux manques démocratiques dans d’autres aspects de la procédure française. C’est assez français de donner des leçons de démocratie, mais ça fait rire à juste titre les autres pays.
      Pour Ghosn, 2 mois après… ça atteste d’une inertie bien française

      Reply
      • Thibaut Emme on 17 janvier 2019 13h07

        On a coupé des têtes d’innocents ou envoyé au bagne par empressement et pour ravir le peuple avide de justice expéditive 😉

        Reply
        • zafira500 on 17 janvier 2019 15h14

          Il faut aussi rappeler que le dernier condamné à mort en France était en réalité innocent. Ça fait réfléchir. Et dans le cas de Carlos Ghosn, cela aurait pu tout aussi bien être un coup des dirigeants de Nissan pour le faire tomber.

          Reply
          • shooby on 17 janvier 2019 18h00

            et ça ressemble de plus en plus à ça, d’ailleurs

            Reply
        • ART on 17 janvier 2019 18h34

          Justement Thibaut, on n’en est plus là – a priori – ou alors il faut arrêter à tout bout de champs de se drapper dans la démocratie et de filer des leçons surtout républicaines à tout bout de champs !!!

          Reply
      • Houari on 17 janvier 2019 15h11

        Il y’a un mois, beaucoup, accusaient la justice japonaise et Siakawa de complotistes. On ne donne pas des leçons de démocratie à un pays comme le Japon.

        Reply
        • shooby on 17 janvier 2019 18h05

          c’est toujours le cas.

          Reply
        • wizz on 17 janvier 2019 22h05

          Siakawa de complotistes?

          peut-être bien que non
          peut-être bien que oui
          on verra plus tard si le bonhomme est blanc comme neige (ou jaune comme le jaune d’oeuf), lorsqu’on en saura davantage sur Nissan…

          on verra ce jour là si la justice japonaise serait à 2 vitesses ou pas, selon l’accusé en question

          Reply
        • zafira500 on 18 janvier 2019 17h38

          Je ne suis pas certain que Saikawa soit tout blanc dans cette affaire. Et je doute fort que Carlos ait tapé dans caisse « à l’insu du plein gré » des dirigeants japonais.

          Reply
    5. polo on 17 janvier 2019 13h08

      De toute façon vu la tournure des événements il n’est pas prêt de sortir de prison donc plutôt normal que l’état et probablement d’autres actionnaires de Renault souhaitent un nouveau PDG. Et sur le coups l’état l’a quand même soutenu longtemps quand on voit la vitesse qu’on mis Nissan et Mitsubishi à le virer.

      Reply
    6. SAM on 17 janvier 2019 13h45

      Une entreprise doit tourner.
      Il serait malheureux de laisser
      des milliers de salariés dans l’attente.

      Reply
      • shooby on 17 janvier 2019 18h03

        Je crois qu’une entreprise n’a pas forcément besoin d’un PDG pour tourner, du moins à court terme : il a donné ses directives, ses orientations depuis des mois, les employés, ouvriers, ingénieurs […] travaillent quand même, avec ou sans lui.
        Dans le même ordre d’idée, l’entreprise Belgique a bien tournée quand elle n’avait pas de « PDG » il y a quelques années. Elle tournait même mieux sans président, d’après certaines sources

        Reply
        • zafira500 on 18 janvier 2019 17h40

          @shooby
          Premier Ministre. La Belgique n’est pas une république mais un royaume, et donc, n’a pas de président.

          Reply
    7. The Stig on 17 janvier 2019 13h47

      À défaut de Gone in 60 seconds, ici pour l’Etat c’est donc Ghosn in 60 days… après Ghosn in the Cell, il y a de quoi faire de bons films.

      Reply
      • shooby on 17 janvier 2019 18h03

        En tout cas, cela ne sera pas ghosn save the king 😉

        Reply
      • wizz on 17 janvier 2019 22h01

        vu la durée de la détention, alors ça sera Ghosn with the wind (en français: autant en emporte le vent), un film pas loin de 4h…

        Reply
    8. Max on 17 janvier 2019 13h51

      C’est pas trop dur d’écrire des articles ?
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/01/16/bruno-le-maire-souhaite-une-nouvelle-gouvernance-pour-renault_5410152_3234.html

      Reply
      • Thibaut Emme on 17 janvier 2019 14h01

        Cher Max, si vous regardez bien d’où vient l’article, c’est de l’AFP !
        Tout comme le lien que vous donnez. Depuis la fin de l’an dernier, sur certains sujets d’actualités nous publions in extenso le texte AFP (comme ici) ou nous l’amendons largement et il est alors précisez « avec AFP » comme le fait n’importe quel média en ligne. Exemple : « Le Monde avec AFP ».

        Tous les autres articles sont évidemment de nos mains et ne portent pas la mention « par AFP » ou « avec AFP ».
        Voili voilou.

        Reply
        • ART on 17 janvier 2019 18h35

          On ne peut pas dire que le sourcing chez le LBA soit consistent…. Des progrès enfin à venir en 2019 ??

          Reply
    9. Rickyspanish on 17 janvier 2019 14h10

      En tout cas, c’est un mauvais « Sénard » pour Ghosn… LOL

      Reply
    10. lataupe2B on 17 janvier 2019 15h38

      @emme je suis d’accord avec toi. Sauf si je me suis mal exprimé . Renault doit avoir un patron et ghosn doit prouver qu’il est innocent. Je disais juste sûil ne faut pas lapider Ghosn sans que sont procès ait eu lieu. Et je maintient, par rapport à une réponse, que la présomption d’innocence fait que nous sommes une démocratie. Avec tout les défauts que notre justice a. Si demain je dois répondre d’acte délictueux je préfère la justice de mon pays .

      Reply
    11. pierre on 17 janvier 2019 16h37

      Goshn a tellement magouillé avec l’argent de Nissan que c’est un juste retour des choses !

      quand à Renault il va vivre de tres mauvais moments surtout si Nissan reprend son indépendance, le losange fera pas le poids !

      Reply
      • wizz on 17 janvier 2019 21h58

        indépendance???
        et tu en fais quoi des 44% des actions de Nissan que possède Renault?

        Reply
    12. nouh on 17 janvier 2019 16h53

      L’état, comme tous les actionnaires majoritaires de Renault ont attendu dans savoir plus avant de chercher un successeur à Carlos Goshn. C’est normal, mais maintenant, il y a trop de zones d’ombres dans la gestion des ressources personnelles de CG et aussi de ses proches. C’est inadmissible d’un grand dirigeant, mais c’est surtout incompréhensible si l’on ramène à ses gains annuels. L’argent rend fou, même les plus intelligents et ce PDG qui a été à la renaissance de Nissan et vénéré comme un dieu au Japon en est le parfait exemple. Mais ses réussites d’hier ne peuvent pas l’excuser aujourd’hui et encore moins le comprendre.
      PS: Heureusement que la justice existe en ce pays et donc la présomption d’innocence, car en ce moment certains aimeraient faire tomber des têtes pour un « oui », pour un « non »….

      Reply
    13. Lulu on 17 janvier 2019 16h54

      Quelle tristesse: ce sera un départ sans parachute doré. Sniff…

      Reply
      • beniot9888 on 17 janvier 2019 17h37

        Ça, ça reste à voir.

        Reply
        • shooby on 17 janvier 2019 18h04

          En tout cas, on fait tout pour qu’il n’ai pas de parachute du tout 😉

          Reply
    14. retrouvé le retour on 31 janvier 2019 10h46

      « L’Etat Français » on a bien connu !! Pétain, UMPS et tutti quanti à la mode Mussolini. Ceux qui se sentent sujets de l’Empire Nippon feraient bien de se souvenir qu’ils sont citoyens d’une République. Et je leur souhaite de ne pas tomber entre les mains de ces esclaves US que sont les négationnistes japonais.

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