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    Accueil » JLR : suppression d’emplois au RU, gain de productivité nécessité par le Brexit ?
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    JLR : suppression d’emplois au RU, gain de productivité nécessité par le Brexit ?

    Elisabeth StuderElisabeth Studer23 janvier 202014 commentaires
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    JLR a annoncé, mercredi 2 dans un communiqué, la suppression de 500 emplois dans son usine de Halewood, situé non loin de Liverpool. Y sont fabriqués les SUV Range Rover Evoque et Land Rover Discovery Sport. Le site emploie directement 4 000 personnes et environ 1.000 intérimaires.

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    Gain de productivité pour répondre à la hausse de la demande

    Le constructeur argumente sa décision par la nécessité d’améliorer la productivité. Une éventuelle baisse de la demande ne constitue en aucun cas l’un des motifs premiers de cette réduction de personnel, si l’on en croit ses propos.

    Une réorganisation du travail de ses salariés sera mise en place à partir du mois d’avril 2020. Des mesures qui selon lui devraient «  entraîner des gains opérationnels importants dans l’usine afin de répondre à la demande en hausse des clients » pour les deux modèles de SUV.

    Un gain de productivité rendu nécessaire par les conséquences du Brexit ?

    Comme d’autres constructeurs automobiles, JLR est confronté aux conséquences d’un Brexit désormais imminent. Si une sortie de l’Union européenne conduit le Royaume-Uni à abandonner les normes de l’UE et à fixer ses propres règles – comme l’a suggéré le ministre des Finances britannique Sajid Javid – les entreprises souhaitant vendre des véhicules au sur le territoire britannique pourraient se voir contraintes d’obtenir un certificat spécifique, augmentant ainsi les coûts de fabrication des véhicules pour pouvoir respecter les nouvelles normes édictées spécifiquement pour le marché britannique.

    La Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT), qui assure un rôle régulateur du secteur automobile au Royaume-Uni, a d’ores et déjà averti que toute décision de s’écarter des réglementations européennes entraînerait des «milliards» de livres sterling de coûts supplémentaires pour les constructeurs automobiles britanniques.

    Complément du plan de réduction d’effectifs de janvier 2019

    JLR précise par ailleurs que ces suppressions de postes s’ajoutent au plan de réduction d’effectifs annoncé en janvier 2019. Lequel impacte directement 4 500 emplois, soit plus de 10 % des effectifs en place au début de l’année 2019.

    Cette réduction de personnel intervient alors que le groupe met en œuvre un plan de redressement plus large de 2,5 milliards de livres sterling visant à réduire les coûts et à recentrer l’activité, après de fortes pertes en Chine et la chute de la demande en diesel, alors que ce type de motorisation représente la majeure partie de ses activités au Royaume-Uni et en Europe. Les incertitudes liées au Brexit rentrant également alors en ligne de compte.

    Le constructeur avait toutefois annoncé l’été dernier qu’il allait fabriquer des véhicules électriques au Royaume-Uni par le biais d’une reconversion de l’usine de Castle Bromwich.

    Brexit : un défi pour JLR et pour les autres constructeurs britanniques selon le syndicat Unite

    Selon Des Quinn, responsable national chez Unite, le plus grand syndicat du Royaume-Uni et d’Irlande, les suppressions d’emplois constituent «un nouveau coup porté à l’industrie automobile britannique». Il considère que «les défis auxquels JLR est confronté sont également rencontrés par d’autres usines automobiles britanniques».

    Selon lui, tant que le gouvernement britannique ne garantira pas un commerce sans friction à long terme, un accord tarifaire avec l’UE, et des investissements significatifs en l’infrastructure pour assurer le succès des véhicules électriques, l’industrie automobile britannique continuera de faire face à de graves difficultés.

    Notre avis, par leblogauto.com

    Si certes, JLR est confronté aux conséquences du Brexit sur ses activités, il n’en demeure pas moins que ses difficultés actuelles ne sont pas uniquement liées à la sortie imminente du Royaume-Uni de l’Union européenne. Reste que la grande incertitude régnant autour de l’éventuelle mise en place de normes spécifiques au territoire britannique n’est pas fait pour rassurer. Sans compter sur le flou plus ou moins artistique associé aux conditions tarifaires des futurs échanges entre l’ancien pays membre et ses anciens partenaires de l’UE.

    Sources : AFP, MAP, JLR

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    Elisabeth Studer

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    14 commentaires

    1. Ddd on 24 janvier 2020 0h55

      Vive la Liberté. Comme disait l’autre.

      Reply
    2. Fabi35 on 24 janvier 2020 3h25

      Mise en place de normes spécifiques au territoire
      Ok mais quelle règles ?
      Règles de pollution ou de sécurité plus drastique ? Quel serait l’intérêt ? Ils ( les dirigeants anglais pro Brexit) vont tout faire pour que l’industrie marche à fond …donc je les vois plutôt baisser les normes ! Dans ce cas qui peut le plus peut le moins donc il n’y a pas d’investissement à faire ?

      Reply
      • Didouda on 25 janvier 2020 2h03

        S’ils souhaitent vendre ailleurs qu’au R-U (ce qui est vitale…), ils seront bien obligés de continuer les investissements pour répondre aux normes européennes.
        Si le R-U créer ses propres normes, ça sera un bordel
        La logique veut donc que le R-U se calque très exactement sur les normes Européenne…c’est con, alors qu’on leur a promis -aux anglais- une totale liberté ! Au moins ça donnera une leçon aux populistes de nos contrées

        Reply
        • lyncoln on 25 janvier 2020 10h11

          @Didouda
          Rien ne les empêche de faire mieux que les normes Européennes.
          Qui peut le plus peut le moins.

          Reply
      • kij974 on 26 janvier 2020 23h53

        Le problème sera administratif. Même s’ils font des véhicules avec les exactes même normes, étant donné qu’ils déclarent ne pas s’aligner, les constructeurs seront obligés de passer par un organisme de certification supplémentaire, ce qui coûtera du temps et de l’argent. Cela se fera dans les 2 sens, les voitures fabriquées en UK devront avoir la certification EU, et celles issues d’ailleurs la certification UK…

        Reply
    3. Lulu on 24 janvier 2020 6h50

      Les pièces détachées doivent venir de partout y compris de l’Europe. Les barrières et taxes douanières vont compliquer la production et affecter fortement les marges. Sans compter les taxes des autos pour l’export… C’est bon pour la France tout ça!

      Reply
      • Virage on 24 janvier 2020 12h42

        Ah bon, en quoi ??
        PSA et Renault n’ont pas de concurrents importants depuis le RU. Par contre les usines Opel/Vauxhall appartiennent à PSA donc c’est bien la France via PSA qui va être impactée

        Reply
      • Twin Spark on 24 janvier 2020 18h28

        A priori de ce côté là ça devrait aller puisqu’on a échappé au hard brexit. Le problème est plutôt du côté administratif et normatif il me semble.

        Reply
    4. SGL on 24 janvier 2020 9h40

      Doucement, mais sûrement JLR prend l’eau, bien trop tôt pour le naufrage, mais il est vrai que le Brexit n’arrange pas les choses !

      Reply
      • Twin Spark on 24 janvier 2020 18h25

        Et encore, JLR bénéficie à fond de la folie SUV. Lorsque les acheteurs vont se réveiller et revenir à la raison, la chute sera violente.

        Reply
        • Philippe on 24 janvier 2020 21h18

          Cela sera vrai pour 90% des constructeurs… Tous abandonnent les modèles classiques et se ruent sur les SUV vendus à prix d’or sur des PF de compactes.

          Reply
    5. SGL on 24 janvier 2020 9h42

      La solution… un baby Evoque sur base 3008 !? 😉

      Reply
      • SGL on 24 janvier 2020 10h50

        … Non 2008, plutôt.
        Mais le fruit n’est pas encore assez mûr pour le moment…

        Reply
    6. shooby on 27 janvier 2020 7h14

      ça y est, ça commence !

      Reply
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