La nouvelle Renault Clio 6 n’a pas encore pris la tête du marché français. Avec 30 497 immatriculations depuis le début de 2026, elle reste derrière la Peugeot 208 et la Dacia Sandero. Un élément complique toutefois la lecture de ces chiffres : la Clio 5 a continué à être immatriculée en parallèle, avec plus de 20 000 exemplaires sur la même période.
La Clio 6 reste derrière la 208 et la Sandero
Les chiffres des immatriculations françaises permettent désormais de mesurer les premiers mois de carrière de la Clio 6. De janvier à juillet 2026, la nouvelle génération totalise 30 497 exemplaires (chiffres AAA Data pour la PFA).
Elle occupe la huitième place du classement des modèles sur le seul mois de juillet, avec 2 686 immatriculations. La Peugeot 208 domine le mois avec 6 026 unités, devant la Dacia Sandero avec 5 245 exemplaires. La Renault 5 arrive troisième avec 3 794 unités.
Sur l’ensemble des sept premiers mois de l’année, la Clio 6 reste également derrière la Peugeot 208, qui atteint 44 414 immatriculations, et la Dacia Sandero, à 37 978 exemplaires. La Peugeot 2008 la devance de peu avec 30 732 unités.
Le démarrage de cette nouvelle génération apparaît donc moins dominant que celui auquel le nom Clio pouvait laisser attendre, mais ces chiffres ne permettent pas à eux seuls de parler, comme certains n’hésitent pas, de « bide commercial ».
La Clio 5 a continué à être immatriculée en 2026
La principale particularité de cette période de transition se trouve dans les chiffres de l’ancienne génération.
En effet, la Clio 5 totalise encore 20 375 immatriculations en France entre janvier et juillet 2026. Elle figure ainsi toujours parmi les modèles les plus immatriculés du marché (9e position devant le Renault Captur).
Cette coexistence modifie sensiblement la lecture des performances de la nouvelle génération. Sur les sept premiers mois de l’année, les deux générations représentent ensemble 50 872 immatriculations. On est donc bien au-delà de la Peugeot 208 en fin de carrière (+15 %).
Il ne s’agit donc pas d’un simple remplacement statistique de la Renault Clio 5 par la Clio 6. Pendant une partie de l’année, les deux générations ont alimenté simultanément les immatriculations de la gamme.
Un mois de janvier particulièrement révélateur
Le phénomène était particulièrement visible au début de l’année.
En janvier 2026, la Clio 5 avait même été davantage immatriculée que la Clio 6. L’ancienne génération comptait alors 4 429 unités, contre 2 849 pour la nouvelle.
La situation s’est ensuite inversée (phase de « ramp up »). Les volumes de la Clio 6 ont progressé au fil des mois, tandis que ceux de la Clio 5 ont reculé. La transition entre les deux générations s’est donc faite progressivement plutôt que par un basculement immédiat.
La Clio reste néanmoins un modèle majeur pour Renault
Même en séparant les deux générations, la Clio conserve une place importante dans les immatriculations françaises.
Renault indiquait à l’issue du premier semestre que la Clio était le modèle le plus vendu en France en cumul, en considérant la gamme. Les données d’immatriculations montrent surtout que cette performance repose encore sur les deux générations pendant la période de transition.
La marque doit désormais poursuivre le remplacement de la Clio 5 par la Clio 6 pour que les résultats de cette dernière puissent être évalués sans l’effet de coexistence des deux générations.
Un bilan encore prématuré pour la Clio 6
Avec 30 497 immatriculations au 31 juillet, la Clio 6 ne domine donc pas le marché français. Elle est même devancée par plusieurs modèles généralistes.
Mais son résultat doit être replacé dans une situation particulière : pendant les sept premiers mois de 2026, la Clio 5 a encore représenté 20 375 immatriculations. La nouvelle génération n’a donc pas disposé d’un marché entièrement libéré par son prédécesseur.
Le véritable bilan commercial de la Clio 6 sera plus lisible lorsque la Clio 5 aura définitivement cessé de peser dans les immatriculations. À ce stade, les chiffres montrent surtout une transition de génération en cours, plutôt qu’un échec commercial établi.
Renault n’est pas le premier constructeur à vivre ce genre de transition. Et Renault a déjà connu ce genre de transition avec la Clio. En effet, la Clio Campus (Clio II) a continué d’être vendue alors que la Clio III était lancée. Elle a même eu droit à un restylage et a terminé (en Europe) sa carrière peu de temps avant la fin de la Clio III.


5 commentaires
Alors , sur YouTube. La même thème abordé smfans une video mais en rentrant un peu plus dans les details.
Concurrence de la clio 5
Concurrence de la Sandero qui repose quasi sur la même base et qui est parfait pour ceux qui cherchent un simple déplaçoir.
Concurrence de la R5
Peu de choix dans une gamme restreinte de moteurs, finitions, équipements
Design clivant.
Sauf qu’au final Clio 5 + 6 sont largement devant et les derniers mois de Clio 6 montre une tendance à 5/6 k unités/mois (à part juillet).
La Sandero, soit…mais la Clio 5 est vendue plus cher que la Sandero…les Clio 5 dispo débutent à 24 500 €, la Clio 6 à 19 900 €.
Cela devrait plus jouer sur Clio 5, vendue plus cher…non ? 🙂
Cette clio ressemble a une fiesta et je pense que de nombreux acheteurs n’ont pas encore avalé le changement de design. Ca viendra sans doute lorsque la clio 5 prendra sa retraite mais il n’est pas impossible que certains clients soient passés à la concurrence.
Et puis le thermique c’est fini, enfin presque 😀
1. le marché du thermique s’est réduit de 35% (35% de VE)
2. la R5 rencontre un grand succès, elle bouffe forcément des parts de marché de la clio
3. tant que la clio5 reste commercialisée elle bouffera des pdm de la clio6
Ben, parce qu’elle est moche!
–>[]