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    Accueil » Volkswagen pourrait supprimer jusqu’à 100 000 emplois : un plan inédit évoqué en Allemagne
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    Volkswagen pourrait supprimer jusqu’à 100 000 emplois : un plan inédit évoqué en Allemagne

    Thibaut EmmeThibaut Emme29 juin 202616 commentaires
    Crédit : VW
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    Volkswagen envisagerait de supprimer jusqu’à 100 000 emplois d’ici la fin de la décennie, selon des informations publiées par la presse allemande. Le constructeur n’a pas confirmé ces chiffres. Il indique que les projets évoqués doivent encore être examinés par ses instances de décision.
    Cependant, c’est un séisme de grande ampleur dans le pays.

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    Un projet de réduction des effectifs encore non validé

    Selon le magazine allemand Manager Magazin, qui cite deux sources non identifiées, Volkswagen préparerait donc un plan pouvant aller jusqu’à 100 000 suppressions de postes d’ici 2030.

    En mars dernier, le groupe avait déjà annoncé un objectif de 50 000 suppressions d’emplois en Allemagne à l’horizon 2030. Des réformes jugées insuffisantes. Si le nouveau projet était validé, il représenterait une réduction d’environ 15 % des effectifs mondiaux du constructeur, qui emploie actuellement 657 000 personnes.

    Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Volkswagen a indiqué que le groupe ne commentait pas des documents internes. Toutefois, il a précisé que les mesures évoquées devaient encore être examinées et validées par les instances compétentes. Cela valide donc ces hypothèses évoquées par la presse Outre-Rhin.

    Une industrie confrontée à plusieurs difficultés

    Volkswagen explique évoluer dans un contexte de profonde transformation du secteur automobile.

    Le groupe fait notamment face à la hausse des coûts de l’énergie, à une concurrence renforcée des constructeurs chinois, aux difficultés liées à la transition vers les véhicules électriques ainsi qu’aux tensions commerciales avec les États-Unis.

    Selon les informations rapportées, la baisse des ventes conduit également le constructeur à envisager une réduction de ses capacités de production.

    Quatre usines allemandes concernées

    D’après les informations publiées par Manager Magazin, le mensuel économique du groupe Der Spiegel, quatre usines situées en Allemagne pourraient être menacées de fermeture.

    Le syndicat IG Metall ainsi que les représentants des salariés ont annoncé leur opposition à ce projet. Le Land de Basse-Saxe, actionnaire à hauteur de 20 % de Volkswagen et représenté au conseil de surveillance, s’est également prononcé contre toute fermeture de site.

    Le conseil de surveillance doit se réunir le 9 juillet 2026 pour examiner ces questions.

    Une forte inquiétude dans les territoires concernés

    À Emden, où une usine Volkswagen emploie environ 8 000 personnes pour une ville de 50 000 habitants, les informations relayées par la presse suscitent évidemment de vives inquiétudes.

    Selon les éléments rapportés, la fermeture de plusieurs sites en Allemagne constituerait une situation sans précédent pour le constructeur. Les représentants des salariés et les autorités régionales ont déjà annoncé leur volonté de s’opposer à d’éventuelles fermetures.

    D’autres « thérapies de choc » font aussi l’objet de rumeurs. C’est par exemple le cas d’une séparation de la marque Volkswagen du reste du groupe.

    VW peut-il vraiment supprimer 100 000 emplois ?

    La question mérite de se poser car dans le groupe, chaque marque a des accords de garantie de l’emploi qui lui sont propres. Et Volkswagen a un accord qui court jusqu’en 2030 justement, comme Porsche, et Audi jusqu’en 2033.

    Autant dire que pour déroger à ces accords, il faudra que toutes les parties tombent d’accord, ce qui est loin d’être gagné. Gageons que si VW veut aller dans cette direction, il se heurtera à des manifestations et grèves monstres.

    Sur fond de rumeurs, l’action VW est tombée aujourd’hui en-dessous des 72 euros. Même lors du Dieselgate, ou de la Covid-19 en 2020, le plancher des 90 € n’avait pas été enfoncé. Depuis 15 jours, l’action est passée de 90,42 € le 15 juin à 71,88 en direct (29 juin 16h45).

    Notre avis, par leblogauto.com

    « Too big to fail » dit-on aux USA. Et pourtant des géants sont déjà tombés par le passé. Même la General Motors n’avait supprimé « que » 74 000 emplois fin 1991, puis plus de 60 000 au moment de la crise des subprimes.

    En 1993, Volkswagen avait annoncé un plan de 30 000 suppressions d’emplois. Il semble que l’industrie continue sa révolution et que si l’Allemagne a résisté un peu plus longtemps que la France ou l’Italie, elle doive désormais mettre un genou à terre. Attention à pouvoir se relever ensuite.

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    Thibaut Emme

    Thibaut Emme est journaliste automobile et auteur pour Le Blog Auto, média spécialisé dans l’actualité auto, les essais de véhicules, les voitures électriques et l’industrie automobile créé en 2004. Depuis 2011, il couvre les nouveautés des constructeurs, les évolutions du marché automobile, les technologies liées à l’électrification ainsi que les enjeux réglementaires du secteur. À travers ses analyses et articles spécialisés, il décrypte les tendances qui façonnent la mobilité moderne.

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    16 commentaires

    1. amazon on 29 juin 2026 18h00

      c’est ce qui est arrivé chez PSA et Renault dan les années 90-2000.
      Sinon c’est sympa d’illustrer l’article avec le siège de VW-China

      Reply
      • lym on 30 juin 2026 8h07

        Et merci l’Europe comme on dit…

        Reply
        • amazon on 30 juin 2026 15h51

          L’UE n’y est pour rien, ce sont plutôt les actionnaires qui sont fautifs à avoir délocalisé en Chine devant l’Appât du gain facile: on a envoyé notre savoir faire et nos outils de production depuis le début des années 90, en échange d’un coût bas qui devient un coup bas. Jai un copain qui bossait à Poissy, il a passé les 15 dernières années de sa vie professionnelle à faire des aller-retour en Chine pour mettre au point les usines dernier cri. sa dernière mission c’a été le Maroc. tout le savoir faire PSA est désormais EN Chine, ou à Kenitra, qui bénéficie des salaires marocains et d’un accord de libre commerce avec l’Europe.

          Marché mondialisé, libre concurrence (les règles de l’OMC). Alors oui, L’UE les appliquent un peu trop scrupuleusement quand on voit les USA et la Chine.

          Reply
        • SGL on 30 juin 2026 18h23

          Idem, je ne vois pas ce que l’Europe vient faire là.
          Surtout le résultat de la politique d’échange de l’Allemagne depuis que la Chine est entrée dans l’OMC.
          (l’arnaque du siècle pour l’Europe)
          Les Allemands pensaient être à l’abri, mais maintenant, les Chinois font aussi bien pour 30 % moins cher !

          Les Allemands ont tellement protégé leurs clients chinois qu’ils ne peuvent plus faire marche arrière… et les Chinois leur mangent la laine sur le dos.

          Au contraire, l’Europe serait la solution, SI elle n’était plus dirigée que par les Allemands !

          … Le Frexit est une idée has-been !

          Reply
    2. nicht gut on 30 juin 2026 12h55

      y a rien à faire , 50 ans qu’on délocalise à tour de bras, que les voitures sont plus chères, 50 ans que les employés coutent trop chers, alors qu’ils (pour beaucoup) ne peuvent vivre decemment avec ces salaires minables. et le cout différé de cet apauvrissement des pays européns est énorme. le capitalisme vorace est dévastateur… sauf pour quelque 1% d’entre nous. vw qui va perdre les deux millions de voitures qu’il vend en chine ( c’était 3 millions il y a peu), chaque année, récolte ce qu’il à semé, il y a des décennies. l’europe , quelle europe? le dumping social entre les pays qui la compose se rajoute à l’apathie de nos dirigeants. quelle misère.

      Reply
      • SGL on 30 juin 2026 18h33

        @nicht gut
        Les Allemands ont voulu un marché ultra-ouvert aux produits chinois depuis près de 30 ans.
        Avec une pointe d’idées racistes, on partait du principe que les « Jaunes » ne seraient capables de faire que des tongs… Bien évidemment, c’était faux, puisqu’ils font presque tout mieux ou aussi bien que nous, 30 à 50 % moins cher.
        Le Maroc comme usine « européenne » reste un moindre mal… Nous avons des échanges équilibrés.
        Maintenant, et depuis un bon moment, il est trop tard pour reprocher à Stellantis de délocaliser vers le Maroc… L’UE aurait dû prendre des mesures 10 ou 20 ans auparavant.

        Je rêve d’une Europe dure et puissante, et non molle.
        Indépendante dans sa défense vis-à-vis des États-Unis et avec des frontières fermées ou contrôlées pour avoir des échanges équilibrés vis-à-vis des produits asiatiques.

        Reply
      • SGL on 30 juin 2026 19h39

        @nicht gut
        « les voitures sont plus chères »
        Alors c’est comme les carburants.
        Suivant les époques.
        Après-guerre, une 2CV, c’était soit disant 3 années de salaires d’un ouvrier !?

        Reply
    3. SAM on 30 juin 2026 18h57

      Ben pourquoi Ursula ne négocie pas un accord de libre échange avec la Chine? Après l’avoir bien mis profond aux agriculteurs français avec son Mercosur?!?

      On peut remercier le groupe VW qui depuis 40 ans a œuvré à ce que BYD ou Geely soient en capacité de produire des autos qui font chuter les marques allemandes en Chine. Alors les usines VW et celle de Tesla ont été un laboratoire constant pour les constructeurs chinois.

      Y’a-t-il un plan de licenciement dans les usines chinoises du groupe? De cette envergure?

      Reply
      • SGL on 30 juin 2026 19h28

        Ursula est au service de l’Allemagne,
        Carpette commerciale face aux Chinois.
        Carpette pour la défense face aux USA.

        Reply
    4. SAM on 30 juin 2026 18h59

      Alors je tiens à nuancer pour Peugeot ou Renault … ils préfèrent importer leurs autos produites en Espagne, au Maroc et en Turquie en France pour demander des aides à l’Etat français. Peugeot et Renault sont plus à blâmer que VW. VW pour le coup à toujours jouer la carte de la balance commerciale allemande!!!!

      Reply
      • SGL on 30 juin 2026 19h34

        Bah non… car les alliés commerciaux, c’étaient les Chinois justement, jusqu’a un passé récent, depuis un quart de siècle.
        Peugeot ou Renault n’avaient plus que le Maroc et l’Espagne pour survivre.
        Ils ne vendent pas des BAM ou des Porsche !
        A si l’on avait encore nos marques de prestige d’avant-guerre (1939).
        on pourrait produire en France et vendre avec des marges confortables partout dans le monde.
        Merci les cocos de 1946.

        Reply
        • nicht gut on 1 juillet 2026 17h30

          ceux que tu appelles les cocos de 1946, ce sont ceux qui t’ont apporté tous les avantages sociaux qui tiennent encore aujourd’hui. avec la droite reac , c’est tout pour ceux qui ont déja tout.

          Reply
          • SGL on 1 juillet 2026 18h12

            Renault était un champion du luxe avant-guerre… puis redémarre en 1946 qu’avec la 4 CV.
            Si vous croyez que les avantages sociaux sont payés par les anges !?

            Reply
            • nicht gut on 1 juillet 2026 18h23

              les avantages sociaux sont payés par le travail.

    5. XXX on 1 juillet 2026 8h29

      Un peu de chiffres pour situer , Porsche Automobil Holding SE n’est plus qu’une — bouze — en bourse.
      L’action Porsche en 1 mois Porsche perd : – 17,55 %
      Année en cours : – 32,46 %
      sur 3 ans : – 51,12 %
      sur 5 ans : – 70,16 % —- sur seulement 5 ans — Si Maruti ou Tata ou l’Inde a un peu d’argent de coté !!!!

      Reply
      • Thibaut Emme on 1 juillet 2026 14h44

        @XXX : Porsche SE est le holding familial des Porsche………..vous confondîtes avec le constructeur Dr Ing hc F Porsche AG dont vous donnez le cours de bourse ensuite.

        L’action de Porsche n’est que très peu mise en bourse. 75,4 % appartient à VW AG, 12,5 % justement au holding de la famille Porsche, et 12,1 % pour les institutionnels et privés, dont très peu via la bourse.
        Il ne s’échange même pas 0,1 % du capital. Si le titre baisse, c’est principalement car Porsche ne verse pas de coupon (alias dividende) qui est ce qui attire les boursicoteurs qui font le cours.

        Tata peut toujours tenter de racheter des actions…il n’y en a pas à vendre 😏🤣

        Reply
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