A la découverte de la DS N°7 avec Thierry Metroz.

Le remplaçant de DS 7 arrive avec une approche plus rationnelle que révolutionnaire: DS N°7 capitalise sur l’existant tout en introduisant une électrification plus ambitieuse et une mise à jour technologique complète. Nous avons eu la chance de rencontrer Thierry Metroz, le directeur du design de DS Automobiles, pour une visite guidée!


Une évolution dans la continuité

Avec DS N°7, DS Automobiles ne change pas de cap mais affine sa copie. Le modèle reste positionné sur le segment des SUV compacts premium, avec un gabarit en légère hausse. La longueur atteint désormais 4,66 m, principalement au bénéfice de l’empattement (+5 cm), ce qui améliore logiquement l’habitabilité.

L’objectif est clair : rester dans un format compatible avec un usage quotidien tout en se rapprochant, en prestations, de catégories supérieures.


Un design plus travaillé sur l’efficience

L’évolution stylistique reste mesurée mais s’oriente davantage vers l’aérodynamique. Avec un Cx de 0,26, DS N°7 suit une tendance désormais incontournable, notamment pour les versions électriques.

La signature lumineuse évolue sensiblement avec l’apparition des DS Light Blade et d’une calandre éclairée. À l’arrière, les feux verticaux participent également au travail sur les flux d’air.

Dans le détail, l’augmentation des surfaces vitrées et l’allongement des portes arrière traduisent une recherche d’espace et de luminosité plus que de rupture stylistique.


L’électrique comme axe central

C’est sur la chaîne de traction que les évolutions sont les plus marquées. DS N°7 adopte une stratégie multi-énergie, mais l’accent est clairement mis sur le 100 % électrique.

La version la plus endurante annonce jusqu’à 740 km d’autonomie WLTP, un chiffre élevé dans la catégorie. Cette performance repose sur une batterie de 97,2 kWh et sur un travail global d’efficience, incluant l’aérodynamique et la gestion énergétique.

L’offre comprend trois niveaux de puissance, jusqu’à 350 ch en transmission intégrale. Les performances restent dans la norme du segment, avec un 0 à 100 km/h annoncé en 5,4 secondes pour la version la plus puissante.

La recharge rapide permet de passer de 20 à 80 % en moins de 30 minutes, avec une récupération significative d’autonomie en quelques minutes. À cela s’ajoutent les fonctions désormais attendues : planification des trajets, pré-conditionnement de la batterie et Plug & Charge.

En parallèle, une version hybride auto-rechargeable de 145 ch complète l’offre. Elle repose sur une architecture classique associant un trois cylindres essence à une machine électrique intégrée à la boîte de vitesses. Les émissions débutent à 121 g/km.


Une montée en densité technologique

DS N°7 intègre un ensemble complet d’aides à la conduite et de systèmes embarqués.

Le DS Drive Assist 2.0 propose une conduite semi-autonome de niveau 2, avec gestion de la trajectoire et de la vitesse, incluant une adaptation aux limitations et au profil de la route.

Le système d’éclairage DS PixelVision étend les capacités d’éclairage adaptatif, avec une portée pouvant dépasser 500 mètres dans certaines conditions. De son côté, le DS Night Vision repose sur une caméra infrarouge capable de détecter piétons et animaux jusqu’à 300 mètres.

L’interface DS Iris System 2.0 centralise les fonctions via un écran de 16 pouces et une logique proche de celle d’un smartphone, avec commande vocale et connectivité étendue.


Confort : priorité confirmée

La plateforme permet de maintenir un niveau d’espace élevé, y compris sur les versions électriques. Le coffre atteint jusqu’à 560 litres, sans rupture majeure par rapport au modèle précédent.

Le confort repose notamment sur la suspension pilotée DS Active Scan Suspension, qui ajuste en temps réel l’amortissement en fonction de l’état de la chaussée.

L’isolation acoustique est renforcée via des vitrages feuilletés et des matériaux absorbants. Le système audio Focal, en option, complète l’ensemble avec une configuration à 14 haut-parleurs.

Les sièges proposent, selon les versions, chauffage, ventilation et massage, avec un dispositif spécifique de diffusion de chaleur au niveau de la nuque.


Production européenne et lancement ciblé

DS N°7 s’inscrit dans une chaîne de production majoritairement européenne : batterie produite en France, moteurs électriques également, assemblage final en Italie.

Les matériaux intègrent une part significative de composants recyclés, notamment dans les textiles et certains habillages.

Le lancement commercial débute avec une version électrique de 230 ch, affichée à 64 200 €, prioritairement destinée aux flottes d’entreprises. Une ouverture plus large de la gamme est prévue ultérieurement.


Notre avis par Leblogauto.com

Avec DS N°7, DS Automobiles fait évoluer son SUV compact sans rupture majeure. L’essentiel des progrès se concentre sur l’électrification, l’efficience et l’intégration technologique. Et vous, que vous inspire la DS Numéro 7?

(13 commentaires)

  1. Pas 100% convaincu par le design de ce DS N°7.
    D’une part par le bi-ton (heureusement en option pour le capot, pour le reste ?). Je n’apprécie pas la rupture de ligne d’épaule au niveau du montant C.
    D’autre part par la signature lumineuse. Si on nous épargne le bandeau lumineux horizontal qu’on voit partout, les feux arrière horizontaux me semble trop petits, au contraire des traits lumineux verticaux trop importants. Certes, cela fait partie de la signature DS, mais je ne suis pas fan.
    Pour la face avant, le bandeau de calandre est trop massif, et comme posé. Pas intégré.
    Je regrette les led verticales de la DS7 phase 2 en 5 led.
    Pour l’intérieur, pas très fan non plus, comme la DS N°8.
    Je n’aime pas les panneaux de portière (y compris la partie qui intègre les hauts parleurs). Trop plat.
    Et que dire des poignées : je serais curieux de les tester, car je les trouve trop en avant, ce qui risque de demander un effort important et peu naturel pour refermer la portière (non assistée semble-t-il).
    Tout n’est pas à jeter, la console centrale en particulier. Ainsi que les sièges qui restent fidèles à l’esthétique DS.
    Techniquement, on va surement avoir des commentaires sur le 400 V, mais l’autonomie de 740 km est quand même une très bonne valeur pour un SUV.

  2. C’est évident qu’il va à voir un flot de critiques… c’est une Stellantis + la marque DS mal-aimée depuis sa séparation de Citroën.
    Pour moi, c’est la branche premium de Citroën.
    La DS N°8 à été un progrès… là, c’est la variante « grande diffusion » de la N°8.
    J’aimais la N°8 pour son côté clivant et sa finition… cela est plus conventionnel.
    J’ai appris que la N°8 faisait 15 % des ventes… Pourtant, elle est très spéciale… Le N°7 pourra faire 30 % ou 40 %, je pense.
    Mine de rien l’ancien DS7, c’est plus de 200.000 exemplaires sur nos routes.
    SVP pas de comparaison avec un BAM équivalent… On sait tous déjà… Ça le mérite d’exister.
    Oui, l’absence des 800 V sera dure à gérer par la suite…

    1. c’est le premium de stellantis. Citroen a été retrogadé
      Passer en 800V reste théoriquement techniquement possible : il faut juste des sous modules électroniques un peu differents.

  3. C’est la branche premium de Peugeot, le rapport avec Citroen, il est juste encore dans le logo.
    Le reste pour moi la filiation avec le 5008 est trop évidente.
    Le pire, c’est l’ordre des sorties. Il sortirait en 1er, tu te dirais que le 5008 c’est la version « accessible » du DS n°7
    Là il sort après, la techno, les moteurs, tout te tire vers Peugeot. Du coup, ça dévalorise ton produit.
    Metroz, je le trouve en bout de course, 1er argument de la vidéo, la peinture inédite…

      1. Le dernier C5 Aircross qui déjà s’était rapproché du Peugeot en terme de style.
        Peugeot, c’est le leader des 3 frères

        1. Le dernier C5 Aircross … Est avant tout très dans le style Citroën des concepts car récents
          On aime ou on n’aime pas, c’est une autre histoire.
          Après, je suis d’accord pour dire qu’il manque une berline… Mais ce n’est pas la mode encore.

  4. Un nouveau SUV parmi tous les SUV ; ca reprend les memes codes que tout le monde dehors, les memes logiques dedans…. C’est ni beau, ni moche, pas particulièrement premium…. c’est mainstream quoi que veut en dire le marketing de la marque.
    Probablement pas une mauvaise auto, mais dans le flot de tout ce qui existe deja et qui y ressemble, on connait à l’avance le resultat commercial : ca marchera probablement correctement en France car le parc de DS7 à remplacer est somme toute « important » mais c’est tout.
    Et encore faudrait-il qu’ils arrivent enfin à livrer en vrai et à grande échelle les versions « grande autonomie » et qu’ils mettent plus que 145ch en version hybrid (va falloir le bouger le pepere)

  5. Chez Stellantis il doivent avoir un stock de rétroviseurs qu’on retrouve sur tout les modèles du groupe.

  6. Du « premium » avec un 1.2, 3 cylindres Puretech de 145 ch…
    A part aux quelques fidèles de la marque, je ne vois pas qui cela pourrait intéresser du côté des acheteurs Premium. A ce niveau là, ce n’est pas juste le design, la finition et les gadgets qui suscitent l’intérêt mais aussi ce qu’il a encore sous le capot et là c’est un peu la misère niveau thermique.
    Après, il convaincront peut-être avec les versions VE.
    En tout cas, il n’est pas vilain et il plaira sans doute, mais à côté d’un Peugeot ou même du C5, à priori moins chers, je ne vois pas ce qui le rend plus attractif que les 2 cousins qui sont aussi intéressants niveau design.
    Bonne à chance à DS mais le doute sur cette marque subsiste.

    1. C’est du premium pour conduite « pépère »
      Le DS 7 marche relativement bien pour son âge… Celui-là, le N°7, est une belle grosse mise à jour… Attention aux tarifs pour ne pas faire fuir les clients supplémentaires, car le vivier chez les BAM est grand !

  7. Le vrai luxe c’est le design et là DS fait fort : c’est vraiment très léché. Une voiture « arty » qui pose son propriétaire, c’est pas si mal !
    Après pour moi le VE s’impose, de toute façon de nos jours on ne prend plus que l’avion pour se déplacer au loin, alors…
    Il y a des codes de Bentley et de RR dans cette voiture, attention c »est très inhabituel pour la catégorie.

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