Méconnue hors de l’archipel, la Toyota Century représente depuis 1967 le summum de la gamme Toyota. Le numéro un mondial en fait à présent une marque à part entière qui souhaite rivaliser avec Rolls-Royce ou Bentley.
Apparue en 1967, La Toyota Century n’a connu que trois générations depuis cette date. La grande berline, traditionnellement noire, n’a jamais quitté son marché national où elle n’est vendue qu’en une poignée d’exemplaires. Symbole de pouvoir et de tradition, elle arbore le Phénix impérial comme logo.
La technologie, ce n’est pas du luxe
Deux ans après le lancement d’un second modèle, le Century SUV, et son lancement sur quelques marchés internationaux, Toyota a choisi de faire de Century une marque à part entière. Au-dessus de Lexus, cette nouvelle marque doit rivaliser avec les références du marché qui sont principalement britanniques, mais sur lesquelles lorgnent aussi quelques ambitieux chinois. Au contraire de ces derniers, Century ne compte pas sur une débauche de technologie, qui sera néanmoins présente, mais sur la tradition des arts et artisanats japonais.
D’ailleurs, le concept de coupé SUV qui accompagne le lancement de la marque ne parle pas du tout de son contenu technologique. Mêle pour la motorisation, le mystère reste entier : V8 hybride de la berline, V6 hybride rechargeable du SUV ou même retour de l’emblématique V12 comme la seconde génération ? On préfère montrer les matériaux, les détails de finition soigneusement ciselés.
Le modèle lui-même est un étonnant SUV à deux places : le chauffeur à l’avant droit, et un seul passager confortablement installé à l’arrière gauche. Cette unique siège arrière pivote vers la large ouverture dégagée par les deux portes coulissantes pour faciliter l’installation.
Une version de série de ce SUV coupé est sérieusement envisageable. Elle pourrait d’ailleurs partager des composants avec le crossover Lexus LS lui aussi présenté au salon de Tokyo. La configuration intérieure ou des ouvrants sera naturellement plus conventionnelle.






































Cette volonté de monter en gamme des constructeurs japonais n’est pas nouvelle : Toyata a fait Lexus, Nissan Infiniti et Honda Acura. Et même Mitsubishi mais j’ai oublié le nom !
On peut dire que ça n’a marché qu’aux USA, où le best value règne en maître sur la marché automobile – et encore.
Alors s’attaquer à Bentley ou à RR, encore faut-il en avoir les moyens, financiers ET technologiques !
Les Toyota Century ne sont que de grosses berlines surannées destinées aux élites japonaises soucieuses de nationalisme : les prestations n’ont absolument rien à voir avec la concurrence anglaise !
Et ne me parlez pas de fiabilité svp, ce n’est pas un critère valable ici.
Bref, du buzz, à moins que Toyota ait pris la grosse tête et s’engage dans une impasse marketing. De toute façon, le concept proposé ici fleure bon le style européen : est-ce que c’est vraiment une Century ?
C’est parce qu’elles sont discrètes que les Yakuzas aiment rouler dedans tout comme les membres de la famille impériale. Le côté tapageur… risque de détourner cette clientèle.
Les Yakuzas ne sont plus que du folklore au Japon. Les nouveaux gangsters roulent en voiture occidentale, conduite à gauche pour bien montrer que ce sont des imports !
« De toute façon, le concept proposé ici fleure bon le style européen : est-ce que c’est vraiment une Century ? »
Peut-être a-t-elle été dessinée à Sophia-Antipolis.
Ca manque d’identité, à suivre
Dans les années 80, quand j’étais jeune et beau… Snif, j’ai débuté ma carrière dans une société d’ingénierie dans le département CVC qui travaille principalement pour le nucléaire et l’industrie automobile… Principalement PSA, Renault… et Fiat par les alliances.
J’avais eu le plaisir de côtoyer des vieux ingénieurs de l’époque dans l’industrie automobile française.
Je leur avais posé « bêtement » la question… Pourquoi les constructeurs français ne concurrence pas les Mercedes, Porsche voire RR à arme égale !?
Je me souviens très clairement de leurs réponses… De prêt de 40 ans
– Presque tous les constructeurs existants peuvent concurrencer les Mercedes, Porsche voire RR, etc.
Mais c’est un problème avant tout de mettre suffisamment les milliards sur la table pour commencer.
ET comment rentabiliser les dépenses ???
Surtout quand il n’y a pas d’histoire prestigieuse avant.
Les comptables bloquent dans l’œuf tous ces genres d’initiatives !
Depuis environ 200 ans… Rien ne change !
Ingénierie, je rappelle que les constructeurs français étaient presque tous au TOP dans le luxe et HdG avant guerre… Avant que les communistes de la fin des années 40 interdise, pour ainsi dire, le HdG en France.
Alors que les Allemands « vaincus » ont rapidement conçu du HdG dès les années 50 (pour l’export.)… Avec la suite (leus succès) que l’on connaît aujourd’hui.
PS : il y a eu Facel Vega soutenu par l’Etat… Abandonné au profit du programme Concorde !?
« Avant que les communistes de la fin des années 40 interdise, pour ainsi dire, le HdG en France. »
Je ne sais pas si les communistes ont interdit les HDG en France, mais il fallait surtout motoriser les masses.
@Zafira500 : Vous avez raison, il n’y a jamais eu d’interdiction du HdG en France.
Au sortir de la 2de Guerre Mondiale, il fallait relancer la machine industrielle française. Paul-Marie Pons (X) soumet alors à Jean Monnet un plan pour l’automobile et les camions.
Ce plan va attribuer les matériaux et les aides à certains constructeurs en leur assignant des segments.
Pons considère que les sportives et HdG n’ont pas besoin de plan. Le souci, c’est qu’une fois la machine relancée, ce plan va finalement durer « dans l’esprit ».
Mais rien n’a été interdit. Surtout à cette époque, ce ne sont pas les « communistes » au pouvoir mais un tripartisme dirigé principalement par les MRP (Mouvement républicain populaire) associé à la SFIO (socialos) et le PCF (les cocos). Le MRP c’est en gros l’équivalent du Modem actuel…européiste, chrétien-démocrate…on a d’ailleurs Schuman (un des pères de l’Europe actuelle) ou Bidault en Présidents du Conseil (PM en gros).
Mais depuis 1950…plus de plan, Citroën a lancé DS, SM, XM, etc. Et Citroën savait très bien faire le grand écart entre une 2CV et une DS par exemple, ou une AX/Saxo et une XM…
Peugeot a eu les 60X et faisait le grand écart sans souci entre les 104 et les 604 ou 605
Renault a eu R25, Safrane, etc. et savait très bien faire l’écart entre Renault 5, Supercinq, Twingo et ses hauts de gamme.
Bref, pas certain du tout que ce soit la faute des communistes en 1945 🤣
C’est quand même dommage de ne pas comprendre le français… Et de tout réinterprété à sa sauce et vouloir récrire l’histoire.
Il me semble d’avoir précisé : « Pour ainsi dire »
Les exemples cité sont arrivés que bien plus tard sans les communistes au pourvoir comme par hasard !
Durant la période du plan Pons, seule la Citroën Traction Avant, d’avant-guerre, était autorisée à être dans le HdG. (bonjour la motivation pour la concurrence)
Je rappelle que ce plan était « autoritaire » … donc la France qui était juste avant guerre, était le Paradis du HdG automobile, était devenue un enfer… Après, on connaît toute l’histoire des tentatives pour y revenir. (enfin, je l’espère si l’on s’intéresse à l’automobile.)
On en souffre encore en 2025 !
Donc les communistes ont bien tué le HdG français, je confirme !
@zafira500, les Allemands on motoriser leur pays avec les VW cox, initiatives d’un militaire Britannique au départ, ou comme des bizarres, Messerschmitt KR 175 et KR 200, ou BMW Isetta, mais ils sont passés très vite aux HdG pour l’exportation dès les années 50, alors que les ruines existaient encore largement et les tickets de rationnement.
Le plan Pons a été élaboré et lancé sous : De Gaulle de 1944 à janvier 1946, puis Gouin (SFIO) sur début 1946, puis Bidault (MRP) jusque fin 1946, puis Léon Blum (SFIO) en 47. De sacrés communistes il est vrai.
https://chatgpt.com/s/t_690511417318819189e313c3d5874a07
Je ne vous parle pas, ne me parlez pas. Merci.
… Mais moi aussi, je ne vous parle pas @TE
J’explique juste la situation et l’ambiance réelle de l’époque !
… La chasse aux sorcières chez Renault qui concurrençait RR avant guerre.
Si l’on prend qu’un dixièmes des paramètre, on ne risque pas d’expliquer correctement aux gens ce qu’il s’est réellement passer !
Pour compléter l’histoire du plan Pons de 1946 à 1950 et qui aura une influence bien au-delà.
il est même dit sur Wikipédia :
« Ce plan aura pour incidence d’ignorer totalement les constructeurs de voitures haut gamme et de luxe, en les privant de moyens, fournitures d’acier, de pièces, importations de moteurs. Il signa la fin de toutes les « grandes marques » françaises de prestige (Talbot, Delage et Delahaye, qui avaient fait la réputation de l’industrie automobile dans le très haut de gamme) et des marques sportives comme Salmson. «
@SGL
Très bon commentaire.
« Pourquoi les constructeurs français ne concurrence pas les Mercedes, Porsche voire RR à arme égale !? « .
Il y a plusieurs facteurs, le principal étant culturel : les constructeurs français sont bloqués dans la monoculture de la citadine, du généraliste et des véhicules professionnels (utilitaires légers).
Ils se sont enfermés eux-mêmes dans cette monoculture.
Cette monoculture inclus l’absence de production de gros moteur.
Idem pour la production de 4×4 et autres pick-ups (alors que la géographie française, DOM-TOM et les liens commerciaux/culturels avec les pays de la francophonie leurs offraient un boulevard pour développer et vendre ce type de véhicule).
Plutôt que d’en produire, ils ont préféré mettre toutes leurs billes dans les monospaces (donc des véhicules familiaux pour pays développés).
Autre facteur : le french bashing, il n’y a qu’à voir la haine que se prend DS Automobiles (où 80-90% des commentateurs français souhaitent la disparition de cette marque).
Merci @Twilight.
Je ne comprends pas … Malheureusement.
Qu’aucun industriel français n’a eu le « culot » de ce que a fait dans l’aviation d’affaire, Marcel Dassault avec ses Mystère … Plus tard Falcon dans l’automobile.
Les Allemands mangeaient encore de l’herbe (pour ainsi dire !) quand ils se sont lancés dans le HdG.
Le luxe est presque partout en France … Sauf en matière d’automobile.
Et malgré un président très bagnolar pour l’époque avec Pompidou.
Cela m’agace depuis que je suis gamin.
Je précise que les Allemands ont eu beaucoup d’échecs avant d’atteindre le niveau que l’on connaît depuis plus de 50 ans.
Comme par hasard, la seule marque de luxe qui est « française » est Bugatti…. Incroyablement française …
Heureusement que les Allemands et Italiens avant sont là !
Century: la voiture de l’Empereur