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    Accueil » Sanctions russes : G-Drive sur le point de quitter le WEC ?
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    Sanctions russes : G-Drive sur le point de quitter le WEC ?

    Nicolas AnderbeganiNicolas Anderbegani6 mars 202218 commentaires
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    Nous en parlions hier en évoquant le cas de Nikita Mazepin, évincé de l’écurie de F1 Haas, mais d’autres répercussions sont à prévoir dans le sport automobile, notamment dans la catégorie de l’Endurance et du GT où des équipes sous pavillon russe d’importance sont engagées.

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    La FIA a notamment indiqué que les équipes nationales russes et biélorusses étaient suspendues, contrairement aux pilotes et concurrents qui restent libres de participer aux compétitions de la FIA, sous certaines conditions, « à titre neutre et sous le drapeau de la FIA, sous réserve d’un engagement spécifique et du respect des principes de paix et de neutralité politique de la FIA jusqu’à nouvel ordre. »

    Refus de la « discrimination »

    Justement, le pilote russe Roman Rusinov, très impliqué dans l’équipe d’endurance G-Drive, a pris clairement position sur son compte Instagram par rapport à ces exigences, annonçant qu’il ne signerait pas le document FIA et qu’il vaut mieux se retirer des compétitions en 2022, même si aucun communiqué officiel n’a encore été diffusé.

    « Aujourd’hui, moi, le pilote de l’équipe russe G-Drive Racing, j’ai refusé d’accepter les conditions discriminatoires de la FIA », a-t-il écrit. « L’objectif de chaque athlète est d’entendre l’hymne de son pays sur le podium. En dix ans d’expérience internationale, notre équipe l’a fait de nombreuses fois. Nous avons hissé le drapeau russe, nous avons entendu et chanté l’hymne national russe. Pour le bien de mes fans, de mes coéquipiers et de mon honneur sportif, je n’apposerai pas ma signature sur ce document. Mieux vaut ne pas piloter du tout. »

    « L’équipe a toujours été internationale : les pilotes, les mécaniciens et les ingénieurs viennent du monde entier. Et si nous devions demander à chacun de renoncer à son drapeau, à son expérience et à son nom, il n’y aurait jamais une telle fraternité sportive et de telles victoires. Il est regrettable que ces gars ne puissent pas non plus concourir pour G-Drive Racing. »

    « Aujourd’hui, nous étudions déjà différents projets pour développer le sport automobile dans notre pays. J’espère sincèrement que nous pourrons revenir aux courses internationales, une fois que l’esprit sportif et l’égalité des chances pour tous les concurrents y seront revenus. »

    Une des références de l’Endurance

    G-Drive est un programme sportif lancé en 2012, portant le nom commercial d’un carburant produit par le géant Gazprom. G-Drive s’est associé depuis à plusieurs équipes pour l’exploitation en course et s’est constitué un très beau palmarès en European Le Mans Series, Asian Le Mans Series et en Championnat du monde WEC, remportant de nombreuses courses et de nombreux titres dans la classe LMP2. Depuis 2019 d’ailleurs, les prototypes Oreca sont rebadgés Aurus, du nom de la marque de luxe russe dont le modèle limousine Senat fait office de voiture présidentielle officielle de la Fédération de Russie.

    G-Drive Racing devait engager une LMP2 en WEC cette saison, ainis que deux autres LMP2 en European Le Mans Series et une voiture en LMP3. Qualifiée d’office pour les prochaines 24 Heures du Mans puisque déjà engagée en championnat du monde, avec le coup d’envoi dans deux semaines à Sebring (USA), l’équipe G-Drive dont fait partie l’ancien pilote Red Bull et Alpha Tauri Daniil Kvyat devait donc figurer sur la liste des 62 voitures engagées au Mans.

    Le retard de la publication de la liste des engagés était sans doute liée au « suspense » de la présence ou non de G-Drive Racing, qui s’appuie sur les structures Algarve Pro Racing et Graff Racing pour le suivi technique cette saison. Reste à savoir si ces structures pourront se rabattre sur d’autres supports financiers avec la défection de G-Drive.

    Les sanctions sportives prises contre les équipes et ahtlètes russes sont inédites mais la Russie entend riposter par des recours contre des mesures qu’elle considère comme « discriminatoires ». A suivre…

    ** Mise à jour ** Dimanche 20h

    La confirmation est tombée sur le compte Instagram officiel.

    « L’équipe russe G-Drive Racing ne participera pas au Championnat du monde d’Endurance FIA WEC 2022, qui débute dans quinze jours aux États-Unis », peut-on lire dans le communiqué. « La décision a été prise en raison des conditions inacceptables de la Fédération internationale de l’automobile. »

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    Nicolas Anderbegani
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    Petit-fils de "Citroëniste" et fils de "Béhémiste", je suis tombé dans la potion magique automobile tout petit. Charmé avant tout par les belles Italiennes, je suis passionné par les sports mécaniques, Formule 1 en pole position évidemment. Toujours prompt à dégainer mon appareil photo, je suis de près l'actualité sous toutes ses formes, aimant "shooter" des bolides en mouvement et faire des montages vidéos. Mes champs de prédilection sont l'actualité produit des marques Italiennes et des sportives en général, le sport automobile et les évènements historiques, qui recoupent ma profession d'enseignant d'Histoire. Je retranscris ma passion enfin dans l'écriture d'ouvrages.

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    18 commentaires

    1. BlablaPaige on 6 mars 2022 11h57

      « Aujourd’hui, nous étudions déjà différents projets pour développer le sport automobile dans notre pays. »

      Bonne chance lol, on à beau dire mais Mazepin a bien mieux réagit que lui

      Reply
      • John_MG on 6 mars 2022 12h52

        Non, Mazepin a chouiné alors qu’il est un pilote Payant ayant perdu son sponsor (on peut encore mégoter sur le fait que d’habitude personne n’est regardant sur ce qui est placardé sur une F1, Tabac Alcool Armement Pétrole douteux).

        Ici on a un Pilote engagé qui préfère soutenir sa nationalité à sa petite gloire… il prend position, d’accord ou pas il a choisi.

        La prochaine fois qu’un Etat (n’importe lequel Occident ou pas, Nord ou Sud) envahira ou agressera un autre Etat, j’attends de la FIA qu’elle fasse courrir les pilotes sans bannière et qu’elle rompe les contrats d’exploitation… vous allez pas être déçu du calendrier et 50% du plateau courrera sous la bannière FIA

        Reply
        • Achille Talon on 7 mars 2022 19h24

          Je pense qu’ils sont contents, chez Haas, ils ont trouvé un prétexte pour se débarrasser de Mazepin. ?

          Reply
          • Thibaut Emme on 7 mars 2022 20h07

            Contents à voir…bon une écurie cela coûte 200 millions d’euros au moins car c’est le ticket d’entrée à mettre pour pouvoir aligner une écurie…donc avec les usines, etc. cela passe au-dessus des 200 millions.
            C’est d’ailleurs pour cela que personne ne se lance réellement. La F1 sous la pression des constructeurs a verrouiller les écuries.
            Faut dire que le gâteau est bon à 10…pourquoi le partager en 11 ? ou plus ?

            Reply
            • Achille Talon on 7 mars 2022 20h42

              Je plaisante, évidemment. Mais quand on parle de F1, l’esprit malicieux du très regretté Fiszman rôde dans un coin de ma tête…

          • marty on 7 mars 2022 22h36

            C’est facile pour eux maintenant. Et c’est le pere qui finance en partie l’equipe

            Reply
      • BlablaPaige on 6 mars 2022 13h07

        Mazepin a reproché d’avoir été un peu ignoré par Haas et était prêt à faire ce que la FIA exigeait pour courir, là on a quelqu’un qui fait son eric cartman « je vous emmerde et je rentre à ma maison »

        « vous allez pas être déçu du calendrier et 50% du plateau courrera sous la bannière FIA »

        ça m’en touchera une sans faire bouger l’autre

        Reply
        • John_MG on 6 mars 2022 13h55

          il va manquer pas mal de GP et de courses d’endurance si on fait le ménage de tout les pays interventionistes

          Reply
    2. polo on 6 mars 2022 15h48

      Je peux comprendre que les conditions imposées par la FIA soient contraignantes pour les Russes mais ça ne me semble pas plus « discriminatoire » que ça, d’autres fédérations ont fait bien pire.

      En tout cas cela explique le délai sur la publication de la liste des engagés aux 24h du Mans.

      Reply
    3. R-one on 6 mars 2022 15h49

      Le monde du sport se passe très s bien des représentants des Mondes totalitaires. Les flèches d’argent nazies ont marquées le monde à leur époque mais ce n’est pas un mal si G-drive et ses pilotes russes poutinistes tombent dans les limbes de l’histoire.

      Reply
      • rufffus2 on 6 mars 2022 22h16

        Chacun son rôle et ça n’est pas celui de la Fia d’organiser ces sanctions et exclusions, elle devrait jalousement conserver sa neutralité.
        En revanche c’est aux états de sanctionner, interdire, geler les financements, etc… et les conséquences seront que les sportifs ne pourront plus concourir.

        Reply
        • Malco on 8 mars 2022 10h07

          C’est un point de vue logique et respectable.

          On peut aussi envisager/souhaiter que le sport véhicule certaines valeurs, pas forcément compatibles avec certaines actions/comportements. Dans ce cas chacun peut agir dans sa sphère: le spectateur en se détournant, le joueur en boycottant, le sponsor en se retirant, l’organisateur en excluant…
          Evidemment les règles ne devraient pas être à géométrie variable, mais svp laissez-moi chez les bisounours.

          Reply
          • endurance on 8 mars 2022 10h49

            Bien sur, mais vous mettez donc de côté un des objectifs principaux du sport international. Offrir un lieu neutre et sanctuarisé pour une compétition et une rencontre entre tout les sportifs de toute nationalité représentant leurs pays.
            Le seul moyen de protéger cette belle mission est un lieu scrupuleusement neutre. La responsabilité des interdictions internationales doit peser sur les états et leurs dirigeants.

            En revanche il est indispensable, par exemple, qu’on sanctionne un pays en cas de preuve de fraude sportive institutionnelle. La faute contrevient alors à l’éthique sportive et met en danger la raison d’être des compétitions.

            Reply
    4. Jdg on 7 mars 2022 11h06

      Bel exemplaire d’hypocrisie du sport en général. Ça se dit apolitique, neutre, impartial, etc… Mais en réalité pas du tout.

      Reply
      • Malco on 8 mars 2022 10h15

        C’est peut-être l’occasion de reconnaître le fait que le sport n’est pas neutre et apolitique. S’il veut effacer les nationalismes au lieu de les exacerber, supprimons les références aux nations. Concentrons-nous sur les athlètes et les clubs/équipes plutôt que sur les pays qui les hébergent.
        Peu de gens le souhaite, car le sport est partie intégrante de l’identité/fierté nationale.

        Reply
    5. Achille Talon on 7 mars 2022 19h44

      En cas de victoire, faire raisonner l’hymne national russe, alors que ses soldats envahissent l’Ukraine, ça la fout mal.
      Le noeud du problème est là, l’hymne russe ne doit plus raisonner publiquement pour éviter des polémiques.

      Reply
      • Thibaut Emme on 7 mars 2022 20h08

        L’hymne russe n’a pas raisonné en gymnastique (le Russe étant arrivé 2d derrière un Ukrainien) ce qui n’a pas empêché la polémique du logo sur son justaucorps.

        Reply
        • Achille Talon on 7 mars 2022 20h38

          Que veux-tu, on ne pourra jamais empêcher les cons d’être cons.
          Comme ceux qui font l’amalgame entre le dictateur et son peuple, alors que beaucoup de russes sont révoltés par cette invasion.

          Reply
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