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    Accueil » Les résultats 2019 de Renault dans le rouge
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    Les résultats 2019 de Renault dans le rouge

    Thibaut EmmeThibaut Emme14 février 202036 commentaires
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    En premier lieu, le chiffre d’affaire du groupe Renault ressort à 55,5 milliards d’euros, en baisse de 3,3%. Rien d’étonnant quand on se souvient que Renault a annoncé des ventes mondiales en recul de 3,4%. La marge opérationnelle flanche elle aussi, en perdant 1,5 point, passant de 6,3 à 4,8%. Conséquence, le résultat d’exploitation en pâti et chute de 882 millions (-29,5%).

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    Là où l’Alliance entre en jeu encore plus dans ce bilan, c’est au niveau des « Part dans le résultat des Sociétés mises en équivalence ». En gros, Renault fait remonter beaucoup moins d’argent de sa « filiale » japonaise. Entre 2018 et 2019, l’apport de Nissan est passé de 1,5 milliard d’€ à 242 millions. L’autre point noir sur ce poste, ce sont les 432 millions d’euros de pertes que représentent les jointventures chinoises. Au total, les sociétés mises en équivalence rapportent 1,73 milliards d’euros de moins à Renault en 2019 qu’en 2018.

    Suffisant pour faire passer le résultat net, part du groupe dans le rouge à -141 millions d’euros (soit -0,52 euros par action contre 12,24 euros par action en 2018). Une première pour Renault depuis…2009. Quoi qu’il en soit, Renault réussit tout de même à dégager un flux de trésorerie positif de 153 millions d’euros sur 2019.

    De l’optimisme malgré tout

    Malgré un bilan sacrément dégradé (mais anticipé dans les prévisions révisées NDLA), l’activité automobile a encore de quoi « voir venir ». 15,8 milliards d’euros de liquidités et une trésorerie nette de 1,7 milliard d’euros. C’est tout de même en recul de près de 2 milliards d’euros par rapport à 2018.

    Preuve que l’optimisme est de mise chez Renault, le groupe propose malgré tout un coupon à ses actionnaires ! Un dividende de 1,10 euros par action (3,55 euros versés en 2018), sera soumis à l’approbation de l’Assemblée Générale des actionnaires un peu plus tard dans l’année.

    Et pour 2020, que voit Renault ?

    Plus que jamais, les deux partenaires de l’Alliance savent que seuls, ils ne s’en sortiront pas. Il y a plus de 10 milliards d’euros d’investissements estimés pour ne pas subir la transformation mondiale de l’automobile, soit ces investissements sont faits conjointement, soit cela plombera les comptes des deux alliés pour une décennie, au moins.

    Jean-Dominique Senard est à la manoeuvre pour redonner une chance à l’Alliance et pousser plus loin la « fusion ». Mais si cela devait capoter, il faudrait alors très rapidement en tirer les conséquence. L’avenir n’attend pas. En juillet, le nouveau Directeur Général, Luca de Meo, aura la lourde tache de redresser les comptes du groupe Renault.

    « Le marché automobile mondial devrait être en baisse cette année, avec un repli de l’Europe d’au moins -3 %, de la Russie d’environ -3 % et une hausse du marché brésilien de l’ordre de 5 %.

    Dans ce contexte de faible visibilité, notamment liée à la réglementation CAFE en Europe, et d’une forte hausse des amortissements liés aux investissements pour préparer l’avenir, le Groupe Renault vise :

    • un chiffre d’affaires du même ordre qu’en 2019, à taux de change constants[3],
    • une marge opérationnelle du Groupe de 3 % à 4 %,
    • un free cash-flow  opérationnel de l’Automobile positif avant prise en compte des coûts de restructurations.

    Cette guidance ne tient pas compte d’éventuels impacts liés à la crise sanitaire du Coronavirus ».

    Communiqué Renault

    Résultats 2019 du groupe Renault

    En millions d’euros 2019 2018 Variation
    Chiffre d’affaires Groupe 55 537 57 419 -3,30%
    Marge opérationnelle 2 662 3 612 -950
    En % du chiffre d’affaires 4,80% 6,30% -1,5 pt
    Autres produits et charges d’exploitation -557 -625 68
    Résultat d’exploitation 2 105 2 987 -882
    Résultat financier -442 -353 -89
    Part dans le résultat des Sociétés mises en équivalence -190 1 540 -1 730
    Dont : NISSAN 242 1 509 -1 267
    Impôts courants et différés -1 454 -723 -731
    Résultat net 19 3 451 -3 432
    Résultat net, part du Groupe -141 3 302 -3 443
    Free Cash Flow opérationnel de l’Automobile 153 607 -454

    Rapport d’activité 2019 du groupe Renault

    Pour ceux qui veulent aller plus loin, voilà le rapport d’activité 2019, in extenso.

    [pdf-embedder url= »https://www.leblogauto.com/wp-content/uploads/2020/02/groupe-renault-rapport-d-activite-2019.pdf »]

    Illustration : Renault

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    Thibaut Emme

    Thibaut Emme est journaliste automobile et auteur pour Le Blog Auto, média spécialisé dans l’actualité auto, les essais de véhicules, les voitures électriques et l’industrie automobile créé en 2004. Depuis 2011, il couvre les nouveautés des constructeurs, les évolutions du marché automobile, les technologies liées à l’électrification ainsi que les enjeux réglementaires du secteur. À travers ses analyses et articles spécialisés, il décrypte les tendances qui façonnent la mobilité moderne.

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    36 commentaires

    1. RS43 on 14 février 2020 9h25

      Finalement fallait peut-etre garder Ghosn

      Reply
      • amiral_sub on 14 février 2020 10h13

        n’est-ce pas son bilan qu’on voit maintenant ?

        Reply
        • SGL on 14 février 2020 10h40

          Il est temps que Renault tourne la page de CG !
          …et que l’on arrête les fake news qui sont comme par hasard à 100 % a charge sur Renault.
          Renault n’est pas la 8e merveille du monde, mais la base reste saine et bonne.

          Reply
          • shooby on 17 février 2020 7h30

            c’est vrai que pour toi, la « 8e merveille du monde » serait plutôt Tesla ptdr
            OK je suis déjà dehors

            Reply
        • RS43 on 14 février 2020 14h03

          Je pense que si on fait son bilan de ses années chez RENAULT il y a plus de positif que de négatif. Je ne cautionne en aucun cas les dérives de l’homme, mais le patron-stratège est à saluer; ce n’est que mon avis

          Reply
        • shooby on 17 février 2020 7h29

          Ou alors le bilan de la félonie Nissan ?!?

          Reply
    2. panama on 14 février 2020 9h41

      Tout est en négatif effectivement.
      Les mauvais langues diront que c’est une manière comme une autre pour la Direction de pouvoir remonter la pente de façon plus spectaculaire.

      Reply
      • SGL on 14 février 2020 10h34

        Pense que Renault, s’ils réussites à chasser leurs vieux démons, qui nuisent considérablement à leur image de marque, ils pourront progresser considérablement.
        Je pense à la finition des modèles haut de gamme, et parfois à la fiabilité qui n’est pas toujours régulière.

        Reply
    3. SGL on 14 février 2020 10h21

      Le bilan de Renault quand l’on voit l’environnement des marchés, c’est l’histoire de ceux qui voient toujours le verre à moitié-vide et ceux qui voient toujours le verre à moitié-plein.
      La situation n’est pas bonne, mais comme il reste tellement de potentiel qu’un rebond est fort possible, alors…

      Reply
      • beniot9888 on 14 février 2020 11h16

        Alors qu’en fait, le verre est juste 2 fois trop grand !

        Reply
        • Commandant Tour on 14 février 2020 13h57

          malheureusement, si il y a des marchés où ils ne sont pas, c est qu’ils ne peuvent y etre soit pour des questions d’image, soit de coûts, de logistique…..
          c’est « dommage » de voir un tel bilan alors que les autos de renault n’ont probablement jamais été aussi bonnes

          Reply
    4. Tesla on 14 février 2020 11h38

      « Plus que jamais, les deux partenaires de l’Alliance savent que seuls, ils ne s’en sortiront pas ».

      C’est surtout qu’ils sont piégés par l’accord RAMA qui scelle l’impuissance de Renault sur sa filiale.
      L’Alliance est condamnée a trouver des accords bancals entre ses membres pendant que les autres groupes avancent avec pragmatisme.

      Reply
      • lyncoln on 14 février 2020 15h53

        @ Tesla
        Il n’y a qu’en France ou l’on croit à l’Alliance.
        L’alliance de facto est morte et enterrée !!!

        Reply
    5. Luc on 14 février 2020 14h47

      Il a quand même lancé une Zoe et une Leaf sans un seul écrou en commun…

      Reply
    6. amiral_sub on 14 février 2020 15h04

      oui , fallait le faire! et pas de zoe vendue sous la marque nissan ni de leaf vendue sous la marque renault. Faudra m’expliquer « les synergies » tant vantées

      Reply
      • SGL on 14 février 2020 15h18

        L’alliance Reanult-Nissan a réussi, jadis, à être N°1 avec un potentiel de faire + de 80 % de synergie industrielle supplémentaire… c’est dire du potentiel futur…

        Reply
    7. Commandant Tour on 14 février 2020 15h28

      Sur les citadines, les compacts et les SUV… et a l’echelon du marché europeen, l’alliance fonctionne plutot bien (palete-forme, moteur, équipements…).
      Sur les autres marchés ou autres segments, oui c’est moins bien, mais dans certains cas, cela ne peut en etre autrement (le marché japonais est tres specifique et Renault n’a rien a apporter a Nissan sur les keycar ou les grosses berlines a grosse cylindrée par ex)
      Apres, sur les VE, cette absence de mise en commun est étonnante mais les égos de chq marque et leurs bureaux d’études doit bien aider aussi ; PSA date de 1974 et dans les années 2000, je me rappelle qu il y avait encore bcp de « combats » entre les bleus et les rouges et ca se tirait ds les pattes… donc finalement ca ne m’étonne pas plus que ca

      Reply
      • SGL on 14 février 2020 15h41

        …et pendant qu’ils se chamaillaient sur le leadership de la conception des VE.
        Il n’y a toujours pas de VE du segment A et D et pas des SUV électrique du segment B et C… Aujourd’hui cela pèse presque que 25 % dans les PdM, avec une tendance à la hausse.
        Entretemps, en haut Tesla, c’est développé et PSA les rattrapent et le groupe VW s’apprête à rendre leur avance à néant… dommage, certaines pertes de temps ne se rattrape pas !

        Reply
    8. lyncoln on 14 février 2020 15h48

      Ca fait des mois que Senard tire la sonnette d’alarme !!!
      Tout le monde semble rigoler !
      A présent il est même trop tard pour se renflouer avec les bénéfices de NISSAN !
      NISSAN ne vaut plus rien et entraîne inexorablement RENAULT dans le précipice.
      Ca fait des mois que je ne cesse de le dire en dépit des pouces défavorables.
      J’aurais pourtant tellement aimé me tromper.

      Reply
      • SAM on 14 février 2020 17h18

        @AVENUE. ça va! c’est pas non plus la mort. Renault a toujours réussi tirer partie des moment difficiles. Vous dramatisez un peu trop!

        L’action Renault ne décroche que de 0,47 % alors qu’elle est restée dans le vert toute la journée… celles de PSA décroche encore plus et pour deux jours consécutifs à -1,50 % ce qui est plus inquiétant au final. PSA devrait être porté par son projet de fusion et la prochaine publication de ses résultats. Donc cette comparaison juste pour dire que rien de dramatique. Après Renault a précisé cette situation depuis octobre donc rien de fracassant niveau annonce ou de choses qu’on ne s’attendait pas!

        Reply
        • lyncoln on 14 février 2020 18h26

          @ SAM
          Tout a fait d’accord mais sans NISSAN

          Reply
      • Thibaut Emme on 14 février 2020 19h28

        @AVENUE : les synergies entre Renault et Nissan sont de 6 milliards d’euros par an.
        Si Renault revend Nissan (à qui ?) cela signifie que ces milliards de synergies disparaissent et pèsent donc dans le bilan de l’un et l’autres.
        Si on suppose qu’on répartie les « non synergies » chacun voit ses dépenses grimper de 3 milliards sans pour autant faire plus de CA ni de marge.
        Résultat ? Au lieu d’être à -141 millions, Renault serait à -3 milliards.
        Sauf à réduire la voilure (virer des gens), réduire les investissements, réduire le nombre de véhicules dans la gamme, etc.
        Combien de temps avant de végéter ?

        Reply
        • lyncoln on 15 février 2020 8h57

          @ Thibaut Emme
          Tout a fait d’accord mais plus on attend et plus on perd du temps.
          On assiste bien à une lente agonie de l’Alliance ?
          Est ce qu’il ne vaut pas mieux en tirer les conséquences immédiatement.
          Parce que je suis intimement persuadé que les Japonais vont jouer le pourrissement !

          Reply
      • emma__ on 14 février 2020 20h09

        « Ca fait des mois que je ne cesse de le dire en dépit des pouces défavorables »

        Quel dommage que les décideurs (lesquels) qui lisent le blogauto et en particulier vos commentaires s’obstinent à vous mettre des pouces défavorables au lieu de vous écouter ! (en tous cas, vous m’avez bien fait rire !)

        Reply
      • Luc on 14 février 2020 21h31

        Tu es à 5+ et 3- ce qui fait un score honorable de +2. En mettant 5 commentaires sur l’article, tu peux viser le +10. Et Renault, par contre, ça sera -10 en bourse lundi…

        Reply
    9. Balkany Braveheart on 14 février 2020 16h49

      Année du dieselgate. Sans cela niet .bah restait n1 ?

      Reply
    10. Luc on 14 février 2020 17h01

      Lá ils pourront faire de la synergie, en fermant les usines en même temps…

      Reply
    11. SAM on 14 février 2020 18h54

      @AVENUE. Nissan ira bien aussi dans quelques temps. Le soucis c’est que Carlos Ghosn les a poussé à vendre 5 millions d’autos en faisant des ventes poussives. Je crois que Nissan sera plus heureux avec 4 millions d’autos vendues et de fortes marges … c’est ce que le veut le nippon. La course au volumes a ses limites. Est-ce que les marchés sont près à l’entendre?

      Reply
    12. aimelauto on 14 février 2020 21h28

      il y a 20 ans en Europe Renault s’appuyait sur des ventes elevées de trois modeles (Clio / Megane / Scénic)…..aujourd’hui il n’y en a plus que 2 qui se vendent bien…..(Clio et Captur).
      Le reste de la gamme fait du sur-place en Europe,
      les Dacia vendues, dont la plupart sous le matricule Renault à bas-prix hors-Europe, n’assurent pas un cash comparable aux gammes de naguères, c’est logique vu leur marge….sans compter les lamnetables prestations en Chine face à des modeles locaux comparables bien plus attirants……………..
      la problematique va certainement s’emplifier en 2020, et ca augure mal des quelques rares usines du losange qui restent en France.

      Reply
      • bzep on 15 février 2020 2h26

        Si vous ajoutez les 3 modèles mégane, kadjar et scenic en Europe: c’est correct, en plus du captur et clio. Du reste il me semble que Renault est deuxième marque sur le continent.

        Reply
        • Thomas on 15 février 2020 18h34

          En ce début 2020 c’est Peugeot qui est passé 2ème sur le marché européen 😀

          Reply
    13. Lolman77 on 15 février 2020 8h34

      Article objectif, détaillé, documenté, sans prise de position outre mesure.
      On explique ce qui va mal, et pourquoi, sans chercher de théories bancales.
      C’est propre. Merci Thibault.
      Ça change de celui sur Mercedes.

      Reply
    14. olive911 on 15 février 2020 8h56

      Depuis le début de l’affaire c’est la fin de l’alliance.
      Les japonais ne veulent plus travailler avec les français : tout les coups sont possibles.

      Soit on continu en faisant la politique de l’autruche, soit on stop tout on les sépare !!

      Reply
    15. Thibaut Emme on 15 février 2020 9h28

      En 2009 le bilan était le même a peu près. Pourtant il y a eu 10 excellentes années derrière 😉

      En tirer les conséquences OK. Mais c’est à dire ? Quelles conséquences pour le groupe ? Combien d’années dans le rouge ? Quelle dette à la fin ? Renault prête il.alors le flanc à une OPA ? Etc.

      Reply
    16. Otto on 15 février 2020 18h27

      On va pouvoir commencer à se faire du souci pour Alpine… si facile à couper.

      Reply
    17. Thomas on 15 février 2020 18h29

      Sur Caradisiac ils écrivent que Renault pourrait à terme fermer une usine en France 😮

      Reply
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