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    Accueil » Brexit : JLR pourrait être dans l’incapacité de produire
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    Brexit : JLR pourrait être dans l’incapacité de produire

    Elisabeth StuderElisabeth Studer13 septembre 201814 commentaires
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    Pire encore : il affirme même ne pas savoir si les usines du groupe pourront fonctionner au lendemain de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

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    Des dizaines de milliers d’emplois sur la sellette

    Selon lui, si un millier d’emplois ont été perdus suite à la politique menée contre le diesel, le pire pourrait être à venir. Il estime en effet que des dizaines de milliers de postes pourraient disparaître si le Royaume-Uni ne parvient pas à obtenir « le bon accord sur le Brexit ».

    Une production à l’arrêt dès le 30 mars ?

    « Le Brexit doit avoir lieu le 29 mars de l’an prochain. Actuellement, je ne sais même pas si la moindre de nos usines d’assemblage au Royaume-Uni sera en mesure de fonctionner le 30 » a même averti Ralf Speth.

    Parmi ses plus vastes préoccupations, figurent en effet celles concernant la capacité de JLR à assembler des véhicules à dater de cette période. Il redoute notamment que le retour des contrôles douaniers ne transforme l’autoroute menant au port de Douvres en un véritable « parking » à cause des embouteillages monstres que pourrait engendrer le nouveau contexte. Entraînant alors de très fortes perturbations de toute la chaîne d’approvisionnements … pour ne pas dire un blocage complet. Rappelons que 10.000 poids-lourds traversent la ville chaque jour à l’heure actuelle, générant des échanges commerciaux représentant 140 milliards d’euros annuels.

    En septembre dernier, le Port de Douvres avait d’ores et déjà mis en garde sur les conséquences concrètes du Brexit. Selon lui, même dans le cas où seules deux minutes supplémentaires seraient nécessaires pour faire passer un camion, l’instauration de nouveaux contrôles « provoquerait des bouchons sur plus de 27 kilomètres ».

    L’impact financier d’un mauvais accord a déjà été chiffré par JLR. Selon le dirigeant, « toute friction » aux frontières britanniques met en péril sa production, « à un coût de 60 millions de livres par jour. »

    Un avertissement pour Theresa May

    A noter que ce discours très alarmiste du patron de Jaguar Land Rover a été prononcé lors d’une conférence à Birmingham, avant même que Theresa May ne s’exprime. Rappelons que la Première ministre britannique éprouve de sérieuses difficultés à faire accepter son plan de sortie de l’UE, aussi bien par son Parti que par l’Union européenne.

    L’automobile : un secteur crucial pour le Royaume-Uni

    Précisons que le secteur automobile emploie plus de 850.000 personnes outre Manche. Si ses chaînes d’approvisionnement et de distribution s’étendent dans le monde entier, l’Union européenne, est son principal marché d’exportation.

    Ralf Speth estime pour sa part qu’un accès sans entrave au marché unique européen est « aussi important » pour l’activité de Jaguar Land Rover « que les roues le sont » pour ses « voitures ».

    Chantage à l’emploi ? Royaume-Uni contre Slovaquie

    L’emploi, une corde toujours aussi sensible pour les dirigeants politiques …. c’est pourquoi, le patron de JLR n’a pas hésité à agiter le torchon rouge du chômage et de la délocalisation.

    Alors que le constructeur doit ouvrir une nouvelle usine en Slovaquie d’ici la fin de l’année 2018, il affirme que dans les conditions actuelles, il lui revient d’ores et déjà moins cher de produire en dehors du territoire britannique.

    Selon lui, une production en Europe de l’Est est déjà nettement moins onéreuse que dans l’une de ses usines située au centre de l’Angleterre.

    Or, si suite au Brexit, les coûts augmentent et que JLR se voit physiquement dans l’impossibilité de construire des voitures au Royaume-Uni en respectant les contraintes de temps et de coûts, Ralf Speth sous entend qu’il pourrait se voir contraint de délocaliser sa production.

    En avril dernier, malgré des suppressions de postes faisant suite à une baisse des ventes liées à la nouvelle taxation sur les diesels et aux incertitudes du Brexit, JLR avait toutefois tenu à rappeler son engagement au Royaume-Uni, pays où le constructeur a investi plus de 4 milliards de livres depuis 2010 afin produire de nouveaux modèles.

    Un porte-parole de Theresa May a pour sa part (r)assuré que les plans de la Première ministre contenaient des propositions spécifiques en vue de préserver l’emploi dans l’industrie.

    Sources : JLR, Reuters, AFP

    Crédit Illustration :  JLR

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    14 commentaires

    1. Tof on 13 septembre 2018 20h56

      Quand j’aurais un moment je verserai une larme sur la perfide Albion…
      C’était bien ce pays qui était la tête de pont des constructeurs japonais quand le quota d’importation était limité à 3% ?

      Reply
    2. Thomas on 14 septembre 2018 2h26

      J’espère que ça ne remettra pas en cause les usines Vauxhall de PSA 🙁

      Reply
    3. panama on 14 septembre 2018 10h31

      Land Rover et Jaguar vont devoir se contenter des modèles les plus gros, moins sensibles aux futures hausses de prix qui ne vont pas tarder à arriver.
      Pour les autres – Evoque entre autre, c’est la fin annoncée.

      Reply
    4. philcol on 14 septembre 2018 12h08

      Quand on est capable de vendre des voitures à plus de 60000€ je pense que l’on est en capacité de prendre en charge les taxes douanières ! Les contrôles douaniers se feront sur le papier et ça ne prendra pas plus de temps le chantage à l’emploi ne tient pas !

      Reply
      • panama on 14 septembre 2018 14h51

        C’est qu’il ne s’agit pas que de modèles à 60 K€. Il n’y a pas de chantage c’est la stricte vérité : les droits de douane sont désastreux pour le commerce mondial.

        Reply
      • wizz on 14 septembre 2018 21h23

        Une voiture arrive à la frontière de l’UE au cout de 50.000€ (prix de revient + transport) se verra taxer de 10% (selon le standard OMC). Son prix sera alors de 55000€ au prix coutant avant TVA. Avec disons un taux de 20%, ça fera 66000€. Le surcout de l’importation sera alors de 12%. Ne pas répercuter ce surcout au client, c’est d’accepter de perdre de l’argent, de perdre une partie de son bénéfice. Il n’y a pas beaucoup de constructeurs capables d’encaisser un surcout de 12%, parce que peu d’entre eux ont un bénef supérieur à 12%!

        Reply
    5. Arapao on 16 septembre 2018 13h02

      Libre échange généralisé versus mesures de protection adaptée, vaste débat…
      En tout cas, il faudra naturellement un accord commercial avec le RU.
      Que l’UE cesse de faire la mauvaise perdante et accepte la décision souveraine du peuple britannique que le gouvernement démocratique de Theresa May doit mettre en œuvre.
      L’UE n’a qu’une crainte : que l’on s’aperçoive qu’il y a une vie après et dehors d’elle !

      Reply
      • wizz on 16 septembre 2018 13h17

        intéressant

        pourquoi l’UE serait elle la mauvaise perdante de la décision Brexit?

        Reply
        • Arapao on 16 septembre 2018 17h02

          Parce que l’UE pourrait ne pas chercher à faire « payer » au RU sa libre décision de sortir et négocier sans barguigner un accord commercial qui permette d’organiser les échanges commerciaux avec le continent en continuité de l’existant…
          Mais pour l’UE, il est nécessaire que ça se passe mal, car au-delà des échanges commerciaux entre les nations, il faut sauver le « mythe européen » et donc éviter à tout prix d’autres sorties !

          Reply
    6. wizz on 16 septembre 2018 17h15

      faire payer la Grande Bretagne, ça consisterait en quoi?

      Ce que veulent les Anglais, c’est la fermeture des frontières aux personnes (sauf celles qui les intéressent) MAIS conserver l’accès au marché européen…

      Ce que dit l’UE, c’est non. Si la Grande Bretagne veut un libre accès au marché européen, alors elle doit aussi accepter une libre circulation des personnes, comme c’est le cas pour la Norvège par exemple, être « seulement » membre de l’EEE, Espace Economique Européen

      https://www.norway.no/fr/france/services-info/la-norvege-lunion-europeenne-et-lespace-economique-europeen/

      L’Accord sur l’Espace économique européen (EEE)

      L’Espace économique européen regroupe les 28 États membres de l’UE et les trois États de l’EEE-AELE (Norvège, Islande et Liechtenstein) au sein d’un marché intérieur régi par les mêmes règles de base. L’objectif de l’Accord sur l’EEE est de promouvoir les relations commerciales et économiques entre les 30 États de l’EEE. Avec ses quatre libertés fondamentales, il garantit la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux, la non-discrimination, ainsi que des conditions égales de concurrence à travers tout l’Espace économique européen.

      Reply
      • Arapao on 16 septembre 2018 17h49

        Ce que les britanniques ont démocratiquement voulu, et non seulement les anglais, c’est effectivement remettre en cause une partie des soit-disants quatre « libertés ».
        Vous vous arcboutez tel Monsieur Barnier sur des principes juridiques qui sont singulièrement remis en cause.
        Le bien-être d’un peuple qui a démocratiquement décidé doit-il être sacrifié sur l’autel de l’européisme ? Je ne le crois pas.

        Reply
        • Nithael70 on 17 septembre 2018 12h29

          L’UE, c’est un club privé. Tu as ta carte de membre, tu as accès à tout à des tarifs preferentiels, avec des services. Tu n’as pas ta carte, tu payes tout plein pot avec moins de services. Pas difficile à comprendre.

          Reply
          • Arapao on 17 septembre 2018 20h31

            Un club privé sado-maso. Je vous laisse comprendre par vous-même le rôle de la France et des autres pays du Sud de l’Europe !!

            Reply
    7. Woof on 16 septembre 2018 18h39

      Encore un prétexte pour annoncer une hausse de prix?

      Reply
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