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    Essai Ford B-Max : du costaud sous le capot ? (2/3)

    Cedric MorancaisCedric Morancais4 septembre 2012Aucun commentaire
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    Pour mener le B-Max, Ford a choisi une palette de six motorisations : quatre essence et deux diesel. Si les 1.4 Duratec 90 ch, 1.6 TiVCT 105 ch (forcément associé à la boîte à double embrayage PowerShift) et 1.6 TDCi 95 ch sont de vieilles connaissances, les 1.0 EcoBoost de 100 ch et 120 ch ne sont, pour l’instant, connus que de la Focus, tandis que le 1.5 TDCi 75 ch est une extrapolation inédite du 1.4 TDCi, notamment utilisé par la Fiesta.

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     L’accès à la place du conducteur se fait sans encombre. Comme nombre de ses congénères, le B-Max place ses sièges avant à une hauteur plus naturelle que celle d’une berline ou d’un SUV. Le premier contact avec l’assise se veut positive. Le siège conducteur promet d’offrir un juste milieu entre fermeté et confort. Il n’est pas particulièrement enveloppant, mais ce n’est pas forcément ce que l’on attend d’une auto de cette catégorie. Plus contrariant, bien qu’anecdotique, la manette de réglage en hauteur offre peu de débattement, donnant l’impression de « pomper » comme un Shadok pour pouvoir régler le siège. Mais tous les gabarits trouveront une position à leur goût, bien aidés par le volant réglable en hauteur et en profondeur.

    Les compteurs se montrent lisibles, et le levier de vitesse, surélevé, tombe parfaitement en main. Le conducteur profite même d’un accoudoir réglable en hauteur, mais le passager avant devra, lui, s’en passer.

     Pour cet essai, nous avions à notre disposition les 1.0 EcoBoost 120 ch et 1.6 TDCi 95 ch.

     Le petit trois cylindres essence se montre à la hauteur de ce qu’il promet. Souple et volontaire, il semble parfaitement calibré pour le B-Max. Pourtant, les chiffres de performances ne sont pas spécialement à son avantage (0 à 100 km/h en 11.2 s) face aux variantes 1.6 120 ch des Citroën C3 Picasso (10.9 s) et 1.4 Turbo 120 ch de Opel Meriva (11.5 s). Il est vrai que le B-Max est pénalisé par son poids (1 279 kg, contre 1 204 kg pour le Citroën) et des rapports de boîte longs. A ce titre, on ne peut que regretter que Ford ne se soit pas décidé à installer la transmission à six rapports qui équipe la Focus. Consolons-nous avec la sonorité grave de ce petit moteur, qui ravira les mélomanes. D’autant que cet attelage s’annonce peu gourmand (4.9 l/100 km annoncés en cycle mixte, contre 6.4 l pour le C3 Picasso et 5.9 l pour le Meriva).

    Bien qu’il séduira sans aucune peine la majorité des acheteurs français, le 1.6 TDCi nous est apparu moins agréable à mener. Ce bloc largement connu se montre plutôt souple, notamment grâce à une commande de boîte particulièrement fluide, mais le niveau sonore monte un peu trop facilement sur autoroute. Combiné avec les bruits aérodynamiques créés par les rétroviseurs extérieurs, mais que nous n’avions pas constaté sur la version essence, ce petit désagrément ne gâchera toutefois pas les trajets en famille.

    Ce qui fera, par contre, davantage pester les passagers arrière c’est l’inconfort de la banquette, notamment de son assise. A déconseiller aux fessiers délicats.

    Volant en main, le B-Max n’a rien d’une bétaillère. Le châssis se montre à la fois précis et confortable, même si la version diesel donne, logiquement, l’impression d’être plus lourde sur le nez. Pas de roulis intempestif en courbes, ni même de mouvement de balancier : le B-Max est le digne descendant des C-Max et S-Max.

    A lire également :

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    Essai Ford B-Max : le prix du montant (3/3)

    Galerie : Essai Ford B-Max

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