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Tesla : 2 sénateurs pressent la FTC d’enquêter sur l’Autopilot

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La pression monte d’un cran sur Tesla. Deux sénateurs américains ont pressé mercredi la Federal Trade Commission d’enquêter sur le constructeur US de véhicules électriques, affirmant que la société avait induit les consommateurs en erreur et mis le public en danger en commercialisant ses systèmes « Autopilot » d’assistance à la conduite comme étant entièrement autonomes.

Un évènement qui intervient alors que la NHTSA vient de lancer une enquête sur le logiciel de conduite de Tesla, suite à plusieurs accidents impliquant ses véhicules.

Les surestimations des capacités des véhicules Tesla jugées dangereuses

« Les surestimations répétées de Tesla et de son DG Elon Musk des capacités de leurs véhicules exposent les conducteurs de Tesla – et tous leurs passagers – à des risques de blessures graves ou de décès », ont déclaré les sénateurs démocrates Richard Blumenthal et Edward Markey dans une lettre à la nouvelle présidente de la FTC, Lina Khan.

« Les conducteurs de Tesla écoutent ces affirmations et pensent que leurs véhicules sont équipés pour se conduire tout seul – avec des conséquences potentiellement mortelles » ont-ils ajouté.

Enquête de la NHTSA

L’envoi de ce courrier intervient après que la National Highway Transportation Safety Administration a ouvert une enquête sur le pilote automatique de Tesla lundi.

En juin dernier, la NHTSA a déclaré avoir ouvert 30 enquêtes depuis 2016 sur des accidents impliquant des véhicules Tesla, pour lesquels l’agence soupçonnait l’utilisation de systèmes avancés d’aide à la conduite.

En 2018, la NHTSA a déclaré dans une lettre adressée à Tesla que la société avait fait des « déclarations trompeuses » sur la sécurité de son modèle 3 et avait mis les consommateurs dans la confusion. L’agence a renvoyé la question à la FTC pour déterminer si les déclarations de Tesla constituaient des « actes ou pratiques déloyaux ou trompeurs ».

Autopilot : un nom portant à confusion …

Le système d’Autopilot qui n’est pas un pilote automatique – contrairement à ce que son nom laisse supposer – est une fonctionnalité standard des voitures Tesla
Le constructeur vend ses fonctionnalités avancées d’assistance au conducteur telles que le changement de voie et le stationnement automatisé sous le nom de Full Self-Driving (FSD ou conduite autonome complète) pour 10 000 $, bien que le système ne rende pas ses véhicules entièrement autonomes.

Tesla pas en mesure de respecter les plannings annoncés pour sa conduite autonome

Musk, qui compte près de 60 millions d’abonnés sur Twitter, utilise fréquemment le terme FSD, faisant généralement référence à l’ensemble de fonctionnalités Tesla, mais de nombreux consommateurs le considèrent – malheureusement à tort – comme une conduite entièrement autonome. Musk a vanté la sécurité de la technologie et a promis que ses véhicules se conduiraient bientôt tout seul.

Mais de son propre aveu, Tesla pourrait ne pas être en mesure de proposer comme prévu sa technologie de totale conduite autonome d’ici la fin de l’année. Selon un mémo du California Department of Motor Vehicles (DMV), le constructeur a lui-même indiqué au régulateur californien qu’il pourrait ne pas parvenir à maintenir le planning qu’il avait annoncé.

En janvier dernier, le fougueux patron de Tesla, Elon Musk avait néanmoins annoncé être « très confiant » que ses véhicules puissent se conduire sans assistance d’un conducteur avec une fiabilité supérieure à l’homme dès 2021.

Tesla a également déployé ce qu’il décrit comme une version « bêta » de son programme de « conduite autonome complète » (FSD) à un nombre limité d’employés et de clients depuis octobre, et Musk a vanté cette capacité sur Twitter.

Le tweet de Musk ne correspond à pas à la réalité technique selon le California DMV

Le tweet d’Elon ne correspond pas à la réalité technique, Tesla est actuellement au niveau 2, a déclaré le California DMV dans un mémo sur sa conférence téléphonique du 9 mars avec des représentants de Tesla, dont CJ Moore, ingénieur sur le pilote automatique.

La technologie de niveau 2 fait référence à un système de conduite semi-automatique, qui nécessite la supervision d’un conducteur humain. Le mémo a été publié par le groupe de transparence juridique PlainSite, qui l’a obtenu en vertu de la loi sur la liberté d’information (FOIA).

Elon Musk embellit la réalité sur le niveau L5

« Tesla a indiqué qu’Elon extrapole sur les taux d’amélioration lorsqu’il parle des capacités du L5. Tesla n’a pas été en mesure de dire si le taux d’amélioration atteindrait le niveau L5 d’ici la fin de l’année civile », indique le mémo, qui fait référence à la technologie autonome complète de niveau 5.

Notre avis, par leblogauto.com

Le débat sur les réelles fonctionnalités des véhicules Tesla en terme de conduite autonome avait été relancé par l’accident mortel survenu au Texas impliquant un véhicule du constructeur et pour lequel les enquêteurs s’interrogent sur la présence d’un conducteur à son bord.
Les circonstances de l’accident ont suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, relançant le débat sur les capacités de semi-autonomie existant chez les Tesla, c’est-à-dire le logiciel « Autopilot », qui permet à la voiture de se garer « seule » ou d’adapter la navigation sur l’autoroute.

L’enquête de la NHTSA rajoute un niveau de pression sur le constructeur, qui peine par ailleurs à obtenir l’autorisation définitive pour l’implantation de sa Gigafactory à Berlin. Un enjeu de taille pour Tesla alors que cette méga usine constitue son premier site sur le sol européen, une partie de sa production chinoise alimentant pour l’instant les marchés du Vieux Continent. Mais la reprise du Covid-19 en Chine pourrait impacter ses exportations, provoquant une congestion des ports de l’Empire du Milieu, et notamment de Shanghai, lieu d’implantation de son usine.

Bref, l’année 2021 pourrait être tumultueuse pour Tesla …

Sources : Reuters, California DMV

A lire également :

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4 Commentaires sur "Tesla : 2 sénateurs pressent la FTC d’enquêter sur l’Autopilot"

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SAM
Invité

Entre la Chine qui veut mettre la main sur le lithium d’Afganistan et Tesla qui passe son temps à faire du buzz en fausses informations (souvent) … elle est loin l’utopie de l’électrique respectueux. Tesla s’égare de plus en plus pris au piège par sa capitalisation boursière démentielle.

Invité

Forcément si Tesla parle de « full-self-driving » le client comprend  » full-self-driving »! Si ce n’est pas le cas il y a tromperie sur la marchandise…CQFD

Malco
Invité
Le « full self driving » n’est pas encore opérationnel, et par conséquent ne peut pas être accusé de générer des accidents. Si LBA veut chercher des noises à Tesla, il pourrait se pencher sur la facturation à 10000$ d’une fonctionnalité qui pourrait ne jamais arriver, ou des pratiques commerciales douteuses pour pousser les clients à prendre des options non-souhaitées. Quant à l’Autopilot, le nom est malheureux (bien qu’il y ait une certaine logique technique, la comparaison étant faite avec l’aviation) et il se trouvera bien quelques avocats américains zélés pour faire financer par tesla la stupidité de leurs clients qui se… Lire la suite >>
Amazon
Invité
Quand le marketing et la réalité du consommateur se percutent. Quand on appelle des aides à la conduite « Autopilot », normal que le redneck moyen y voit un système qui lui permet de diminuer sa vigilance! ca me rappelle les ‘attention sol glissant’ ou ‘surface chaude’ que l’on voit partout aux USA car nos amis américains ont oublié qu’un sol fraichement serpillé peut glisser et qu’un gobelet de café en carton va vite être très chaud et qu’il peut se brûler. le système des Tesla n’est pas plus ou moins au point que sur les autres véhicules, mais c’est le naming… Lire la suite >>
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