Accueil Alfa Romeo Bilan Formule 1 2020 : bottom 5 et perspectives 2021

Bilan Formule 1 2020 : bottom 5 et perspectives 2021

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Après une première partie de bilan qui concernait le top 5 de la F1 et l’adaptation du championnat à la pandémie, voilà la deuxième partie du tableau ainsi que ce que l’on peut espérer pour 2021.

Nicolas est déjà revenu sur un championnat 2020 qui aurait pu déraper suite aux différents confinements mondiaux suivant la pandémie de Covid-19. Au final, on a eu une saison avec pas mal de spectacle en piste.

Dans la deuxième partie de tableau du classement des écuries, il y a des surprises, et des confirmations.

Le Bottom 5

6e – Ferrari, la claque pour l’au revoir à Vettel

2020 est une année à ne pas oublier pour la Scuderia Ferrari. Après une saison 2019 pleine de promesses avec trois victoires et une belle seconde place au championnat, Ferrari a sombré en 2020. Moteur « anémique » (faut-il revenir sur l’accord secret avec la FIA qui aurait dégonflé l’unité de puissance de Maranello ?), châssis délicat à piloter à la limite, comportement un peu erratique des pneumatiques, n’en jetez plus.

Vettel a semblé démotivé dès le début de la saison. L’annonce du non renouvellement de son contrat et son remplacement par Carlos Sainz n’a certainement pas aidé. Leclerc a fait illusion avec deux podiums sur les quatre premiers GP et même 45 points en 5 GP (pour finir à 98…). Mais, la SF1000 n’était pas bonne du tout. Ferrari s’est sans doute rendu compte que cela ne servait à rien de courir après les performances et s’est tourné rapidement vers 2021.

Au final, 3 podiums pour les rouges, 6 abandons et une série impressionnante hors des points (11 fois sur 34 arrivées possibles pour l’équipe). 6e, c’est la pire place pour la Scuderia depuis 1980 et une médiocre 10e place pour Scheckter et Villeneuve.

7e – Alpha Tauri, merci Pierre

Avec 107 points contre 131 à Ferrari, la « petite scuderia » de Faenza aurait pu espérer tailler des croupières à Maranello. Hélas, Kvyat n’a pas semblé totalement à la hauteur contrairement à Gasly qui en plus décroche une victoire opportuniste mais méritoire à Monza. 7e, c’est finalement la place « naturelle » (6 ou 7e selon les années) de Toro Rosso/Alpha Tauri depuis le lancement en 2006 sur les cendres de Minardi.

Cette année, ils sont largement au-dessus du trio de queue de classement puisqu’Alpha Tauri compte 89 points sur son poursuivant Alfa Romeo. L’écurie a semblé comprendre sa voiture, son moteur Honda, et les pneus. Pour Gasly, ce sont 10 arrivées dans les points contre 7 à Kvyat. Mais, surtout, ce sont 75 points pour le Français contre 32 au Russe. Même sans la victoire à Monza, Pierre a été un cran au-dessus.

Pour 2021, Tsunoda, protégé de Honda et qui a montré de belles choses en F2 cette saison, arrive en coéquipier de Gasly. Si la voiture est au même niveau, cela promet.

8e – Alfa Romeo, usé Räikkönen ?

8 petits points seulement pour Alfa Romeo avec 4 points pour Giovinazzi et 4 pour Räikkönen. Si l’Italien a plus d’abandons que son illustre coéquipier Finlandais (3 contre 1), il termine 3 fois dans les points contre 2, pour un même bilan comptable. On peut dire cette année que « Gio » a fait un grand pas en avant. A moins que ce soit Räikkönen qui commence à être usé ?

La voiture n’était pas au niveau non plus. La faute au châssis sans doute, mais aussi grandement au moteur Ferrari, un ton en dessous des autres. La paire de pilotes est reconduite pour 2021. Difficile de savoir ce que cela pourra donner tant l’inconnue moteur est importante.

9e – Haas, l’année de trop ?

Après une flamboyante saison 2018 avec 93 points et une 5e place au général, Haas F1 Team descend en performances. L’an dernier, l’écurie a cherché les pistes de développement en vain. Mais, il y avait encore des points à la clef. Cette saison, Haas est au fond du trou ou presque (merci Williams). Le moteur Ferrari anémique s’ajoute à un châssis qui n’est nulle part et une exploitation erratique.

Pour les pilotes, Magnussen comme Grosjean, l’année fut longue et la fin de la page F1 se tourne sans doute comme un soulagement. Pour 2021, on change la paire de pilotes. Haas devrait recevoir le soutien de Ferrari qui place Mick Schumacher. L’écurie devrait aussi avoir le soutien financier d’Uralchem (et Uralkali) avec la titularisation de Mazepin (nouveau pilote « merci papa » en F1). On parle de plus en plus d’un rachat de Haas F1 par Dmitry Mazepin. Annonces en 2021 ?

10e – Williams, une dernière pour la famille et puis s’en va

La famille Williams a assuré la transition et la vente de l’écurie au fonds d’investissement américain Dorilton Capital. La saison 2020 a été pire que 2019 et 2018 en termes comptables avec 0 point contre 1 l’an passé et 7 il y a 2 saisons. Mais la place ne change pas pour autant : la dernière des équipes engagées.

Russell a montré comme depuis ses débuts en F1 de très bonnes aptitudes en dominant Latiffi et en se qualifiant souvent à des places incroyables vu le niveau de la voiture. En course, c’était moins bon par rapport à Latiffi. Sans la pige chez Mercedes et les 3 points à la clé (il aurait pu gagner pour rappel), Russell aurait terminé derrière le Canadien ! En effet, Latiffi compte trois 11e places contre une seule à Russell dans la Williams.

Désormais pour Williams, c’est la restructuration en cours avec l’arrivée de Jost Capito et des investisseurs qui jurent de conserver le nom de l’écurie et de faire honneur au passé. Place aux actes.

Qu’attendre de la saison 2021 ?

Exercice difficile que le jeu des prédictions sportives. En 2021, la F1 va voir les fonds plats être réduits en largeur. D’autres zones de l’aérodynamique seront aussi revues avec à la clé théoriquement moins d’appuis qu’en 2020. Les moteurs restent techniquement sur les mêmes bases.

Est-ce que cela suffira à rebattre les cartes et mettre à mal l’hégémonie Mercedes depuis 2014 et l’ère des V6 turbo hybrides ? Rien n’est moins sûr. Mercedes en bon gestionnaire s’est déjà tourné vers 2021 depuis des mois. L’avantage de maîtriser la saison et de n’avoir pas trop de craintes sur la performance de la voiture et des pilotes. Hamilton qui a atteint le record de titres de Michael Schumacher va-t-il perdre de sa motivation ?

Les inconnues pour la victoire seront la capacité de Ferrari à rebondir et produire une voiture (et un moteur !) digne de jouer les premiers rôles. L’autre X de l’équation est Red Bull. L’écurie Autrichienne vivra sa dernière saison avec Honda et a recruté Perez pour épauler Verstappen. L’objectif est d’avoir – enfin – deux voitures capables d’aller embêter les Mercedes.

Et derrière ? McLaren va changer de bloc moteur pour revenir au Mercedes. Ce n’est pas gage de réussite car l’intégration du meilleur moteur peut-être ratée, ou le châssis mal adapté.

Chez Racing Point, on ne devrait pas pouvoir refaire le coup de la Mercedes repeinte en rose. Ou si. Surtout, la nouvelle de la saison sera la double arrivée : celle du quadruple champion du monde Sebastian Vettel ainsi que celle d’Aston Martin (qui abandonne le WEC au passage). Reste à voir si l’écurie a pu se tourner suffisamment tôt vers 2021 ou s’ils se sont concentrés sur la chasse au podium des constructeurs.

Renault jouera gros avec le très médiatique retour d’Alonso. L’écurie a sans doute réalisé sa meilleure saison depuis son retour avec plusieurs podiums, même si, au final, ils sont 5e (merci Ferrari). La voiture de 2021 devra être moins rétive et plus constante sur différents tracés pour faire mieux. La nouveauté est le changement de nom pour Alpine F1 Team, motorisée par Renault E-TECH.

Alpha Tauri va compter sur Pierre Gasly toujours motivé pour continuer sa moisson de points, et qui sait, d’accessits. Alpha Tauri n’a jamais vraiment raté sa voiture, mais jamais vraiment réussi non plus. L’inconnue sera l’adaptation de Tsunoda à la F1.

On voit mal Alfa Romeo rebondir nettement. Sauf si Ferrari sort un moteur qui pète le feu et est capable de rivaliser avec le Mercedes. Sans cela, le châssis ne fera pas de miracle. Une dernière saison pour « Ice man » 20 ans après ses débuts chez Sauber (devenue Alfa Romeo depuis) ?

Haas. Enorme point d’interrogation. Il y a Mick Schumacher placé par Ferrari dans la structure de Gene Haas. Il y a des ingénieurs Ferrari qui quittent la Scuderia pour rejoindre Haas tout en restant à Maranello (dans un bâtiment séparé promet-on). Il y a l’argent de Mazepin. Bref, plein d’éléments pour une année prometteuse, mais…

Mais tout cela n’est-il pas arrivé trop tard pour vraiment influé sur 2021 ? Ferrari ne prépare-t-il pas 2022 avec Haas ? Et comme pour Alfa Romeo, où en sera l’unité de puissance Ferrari ? Tellement d’inconnues qu’il est impossible de savoir ce que cette prochaine saison peut donner.

Enfin, il y a Williams. Les fans de F1 souhaitent le retour au premier plan (ou au moins juste derrière) de l’écurie de Grove. Mais la reprise ne devrait pas être miraculeuse pour 2021. 2022 pourquoi pas. Russell va continuer de ronger son frein chez Williams, Latiffi va continuer son apprentissage et prouver qu’il est plus qu’un simple pilote payant. Et qui sait si l’écurie ne pourrait pas gratter quelques points ?

2021 marquera-t-elle le retour du public dans les tribunes des grands-prix ? Normalement oui. Mais, pour le moment, c’est toujours la prudence avec une pandémie de Covid-19 qui n’est pas terminée, loin de là.

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