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Formule 1 : la FIA en veut-elle à Mercedes ?

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La FIA a indiqué vouloir mettre fin aux modes spéciaux durant les qualifications. Et ce, en cours de saison. Mercedes est directement visée par cette décision.

Qu’est-ce que le mode fête ?

Mode qualification, « party mode » ou mode fête. Ce mode spécifique prend plusieurs noms. Mais, son principe reste le même : donner plus de puissance pendant les qualifications. Pendant la course, le moteur est repassé en mode classique, voire conservateur au besoin. Toutefois, à tout moment, ce mode « fête » peut être lancé pour gagner de précieux dixièmes durant quelques tours.

Le mode fête, a été introduit par Mercedes. Avoir un tel fonctionnement demande à avoir un moteur très fiable. En effet, ce mode dégrade la durée de vie du moteur. En revanche, il permet de mieux se qualifier sur la grille, chose ô combien importante pour les courses de la F1 actuelle.

Ferrari et Renault ont développé eux-aussi un mode fête, tout en restant très en-deçà de ce que Mercedes est capable de faire. Du côté de Honda, on indique ne pas avoir de tel mode.

La FIA envisage de l’interdire dès Spa

La Fédération Internationale Automobile a indiqué penser à interdire un fonctionnement différent entre les qualifications et la course dès le grand-prix de Belgique, à Spa-Francorchamps. Evidemment, c’est directement Mercedes – et ses équipes clientes – qui est visée. Le mode fête ne serait pas interdit à proprement parler, mais la voiture ne pourrait pas voir son moteur modifié entre la qualification et la course.

C’est sans doute LE sujet de ce début de grand-prix d’Espagne. Et cela ne fait pas l’unanimité, loin de là. Chez Mercedes on sait que c’est pour ralentir les flèches d’argent qui collent 1 seconde à tout le monde en qualification. Et on se montre philosophe comme Hamilton qui indique que tenter de ralentir Mercedes ne fonctionnera pas. En gros, les ingénieurs moteurs trouveront des solutions pour rester devant.

Chez Williams, Russel ne veut pas voir ce mode disparaître. C’est en fait, selon lui, l’intérêt de la qualification où l’on roule avec le strict nécessaire en carburant, avec des pneus neufs et où on n’a droit qu’à un ou deux tours pour sortir le tour parfait.

Bien entendu, du côté de Red Bull, on est pour. Max Verstappen se fait l’ambassadeur de la mesure : « Sans doute que c’est bon car nous ne pouvons pas toucher la voiture après la qualification à part…les modes moteurs, donc probablement si vous voulez suivre cette voie, alors je pense que c’est bon que peut-être on se débarrasse des modes moteur ».

Pour Ferrari, cette saison, le mode fête est visiblement du passé puisque Charles Leclerc a déclaré que la voiture ne subissait pas de modification entre les qualifications et la course. Le changement les arrangerait donc sans aucun doute.

Pas vraiment une nouveauté

Un moteur en mode spécial pour les qualifications, ce n’est pas tout à fait nouveau. En effet, durant les années folles du turbo, il y avait un moteur surgonflé pour les qualifications. La différence, c’est que ce moteur claquait souvent en cours de route. Et s’il ne claquait pas, il n’était pas du tout monté pour la course car il ne pouvait tenir la distance.

Notre avis, par leblogauto.com

Contrer l’innovation a toujours été le mode de fonctionnement de la FIA et de la F1. Une écurie trouve une innovation (qui a dit triche ?), la Fédération s’empresse de l’interdire. Ici, c’est tout de même un cran plus loin car ce serait en cours de saison ! Un peu comme les « mass dampers » de Renault qui ont été interdits durant la saison.

Mais, il faut voir aussi que la F1 et la FIA cherchent à faire signer les pré-accords Concorde (nous y reviendrons bientôt). Et pour le moment, Mercedes se fait tirer l’oreille. Déjà avec l’affaire des écopes de frein arrières des Racing Point qui sont des pièces Mercedes de 2019 modifiées, certaines écuries (Red Bull par exemple) demandent à ce que Mercedes soit impliqué dans le jugement car fournisseur de la pièce incriminée.

Ne serait-ce pas avec la volonté affichée d’interdire un mode fête, qui existe depuis l’entrée dans l’ère des V6 1600 cm3 turbo hybrides, un moyen de pression sur Mercedes ? Cela reste tout de même un nivellement par le bas.

Surtout que la FIA et la F1 récoltent ce qu’elles ont semé. En imposant des quotas de « power units » durant la saison, elles ont imposé une fiabilité coûteuse en matière de développement, mais aussi l’introduction de modes de fonctionnement pour maîtriser l’usure des moteurs et leur fiabilité. A quand le retour des « bêtes » V8 avec SREC ?

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28 Commentaires sur "Formule 1 : la FIA en veut-elle à Mercedes ?"

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Invité

Hm je savais pas que les clients avaient aussi le mode fête, par contre je commence à avoir du mal à voir Mercedes resté en 2022, avec Hamilton qui dit « c’est pas le bon moment pour négocier »

Membre

tout le monde chez Aston en 2022 ?

F1Pat
Invité

« certaines écuries (Red Bull par exemple) demandent à ce que Mercedes soit impliqué dans le jugement car fournisseur de la pièce incriminée. »
C’est pourquoi, seules Renault et Ferrari font appel du jugement sur les écopes de Racing Point (futur « Aston Martin Racing ») qui a Mercedes comme fournisseur technique.

wizz
Membre
Prochainement, -mode normal: à utiliser en qualification Ensuite, -1er tour: mode normal -10eme tour (si la concurrence est toujours collée au cul) : mode normal -10eme tour (si la concurrence n’est plus visible dans le rétro) : alerte gros problème de fiabilité. Mettre le mode dégradé n°2 -20eme tour, (la concurrence est visible loin dans le rétro) : ce n’est pas aussi grave ce problème moteur. Passer en mode dégradé n°1 -30eme tour (la concurrence recolle au cul) : finalement, le problème a disparu. Repasser en mode normal -40eme tour (la concurrence est larguée à 25s) : alerte problème moteur.… Lire la suite >>
salociN
Invité

Thibaut, on signe où pour avoir ce fameux et enaurmeuh 16000cm3 ? :o)

seb
Invité

« « Sans doute que […] probablement si […] je pense que […] peut-être […] ». »
Il n’a pas l’air si convaincue que ça Verstappen.

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