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GM négocie avec la NHTSA pour déployer un véhicule autonome

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Le responsable par intérim de la NHTSA – le régulateur de l’industrie automobile US – a déclaré vendredi que l’agence était en pourparlers avec General Motors à propos de sa pétition  lancée en  janvier 2018  en vue d’obtenir l’autorisation de déployer un nombre limité de véhicules autonomes sur les routes américaines sans volant ni autre contrôle humain.

La NHTSA devrait prendre rapidement une décision

Le patron par intérim de la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration ) a ainsi déclaré que son agence avait pour objectif de prendre rapidement une décision sur la pétition de GM, ainsi que sur la demande de Nuro – start-up de livraison sans conducteur soutenue par Softbank – organisée en vue de pouvoir de déployer un nombre limité de véhicules de livraison, opérant à faible vitesse, hautement automatisés et sans présence humaine à bord

En janvier 2018, General Motors avait demandé l’autorisation de pouvoir tester une voiture sans volant ni pédales dans le cadre de son programme de développement d’un véhicule autonome qu’il souhaitait alors mettre en circulation en 2019.

La demande déposée auprès du ministère des Transports concernait un « véhicule conçu dès le départ pour fonctionner de lui-même sans conducteur, volant, pédale ou contrôle manuel ».

Il s’agit de la 4e génération du véhicule autonome développé par GM, le Cruise AV. Il est élaboré sur la base de sa voiture électrique Chevrolet Bolt.

Pas de volant …. mais un airbag conducteur

GM a dû déposer une demande d’autorisation pour tester un tel véhicule sur routes, ce dernier ne répondant pas aux normes en vigueur aux Etats-Unis pour l’homologation des véhicules. Si un volant et des pédales ne sont pas obligatoires, les airbags le sont … or, ils sont généralement logés à l’intérieur du volant.

« Ce véhicule n’a pas de volant donc nous avons placé un airbag comme nous le faisons d’habitude pour la place du passager avant et qui apporte les mêmes garanties de sécurité », avait précisé GM en janvier 2018 GM.

Un big deal dès 2020

« Je m’attends à ce que nous puissions aller bientôt de l’avant au sujet de ces pétitions a déclaré Owens, insistant sur le fait qu’une décision devrait être prise aussi vite que possible. Ajoutant même
qu’une action définitive de la NHTSA sur ce point devrait voir le jour l’année prochaine.

Pour le patron de l’Agence, il devrait s’agir d’un accord majeur, car ce sera la première action de ce type qui sera prise.
L’examen de ces deux demandes par le régulateur américain intervient à un moment où la sécurité des systèmes de pilotage automatisé des véhicules et des avions suscite des inquiétudes accrues, et que de telles innovations pourraient révolutionner le transport terrestre et aérien.

GM et Nuro confirment les négociations

GM a confirmé qu’il était en pourparlers avec la NHTSA au sujet de la pétition. Nuro a également déclaré négocier actuellement avec le régulateur.

Selon des responsables, la patronne de GM, Mary Barra, et la secrétaire américaine aux Transports, Elaine Chao, se sont rencontrées la semaine dernière et ont discuté de la pétition à un haut niveau.
mais un travail important demeure en ce qui concerne le volet technique.

Examen attentif du dossier par la NHTSA

Owens a déclaré que les responsables de la NHTSA sont en train de parcourir les textes des pétitions en vue de s’assurer que les solutions proposées soient au minimum aussi sûres que les trajets opérés par des véhicules sur routes ouvertes.

Le patron par intérim de la NHTSA a également indiqué que cet examen donnait lieu à de nombreux allers-retours entre les deux entreprises et l’Agence.  « Nous partageons avec eux des réflexions, des idées et des préoccupations. Ils nous reviennent avec des informations supplémentaires » a-t-il ainsi déclaré.

L’industrie automobile trop optimiste par rapport au véhicule autonome ?

La secrétaire américaine aux Transports a déclaré pour sa part qu’il était important que la NHTSA prenne son temps pour examiner la pétition GM. Selon elle, certains responsables et analystes de l’industrie automobile sont trop optimistes par rapport à la date de début de déploiement de véhicules entièrement autonomes.

« Je pense que la complexité était bien plus grande que ce qu’imaginaient de nombreux défenseurs très optimistes », a ainsi déclaré Elaine Chao.

Dans le cadre de la pétition lancée par GM, la NHTSA examine pour la première fois un véhicule dans lequel toutes les décisions de conduite sont prises par un ordinateur à la place d’un humain. Nuro, qui s’est associé à Kroger l’année dernière pour effectuer des livraisons de courses, demande l’autorisation de ne pas inclure de pare-brise dans le véhicule.

Les pétitions – demandes formelles d’action de l’agence – demandent des dérogations aux règles de sécurité des véhicules US. Rédigées en grande partie il y a des décennies, elles supposaient que des conducteurs humains assureraient le contrôle du véhicule. Les pétitions concernent jusqu’à 2 500 véhicules par constructeur.

Retard du déploiement des véhicules autonomes de GM

GM a initialement déclaré qu’il espérait obtenir l’approbation pour déployer les véhicules d’ici la fin de cette année. Mais en juillet, son unité dédiée à la conduite autonome, Cruise, a déclaré qu’elle retardait le déploiement commercial des véhicules,  davantage de tests s’avérant nécessaires. Elle n’avait pas spécifié de nouvelle date cible.

L’unité Waymo d’Alphabet a commencé cette année à proposer des trajets sans conducteur humain dans son service de transport autonome, limité à l’Arizona. Ces services sont toutefois réalisés via des véhicules équipés de volants, et des employés surveillent à distance les données émises par les caméras embarquées.

Notre avis, par leblogauto.com

Entre difficultés techniques et freins réglementaires, les véhicules complètement autonomes ne sont pas encore sur nos routes. N’en déplaise aux sociétés de livraisons qui y voient là un très juteux moyen de faire du business sans devoir payer et gérer des employés ou coursiers. Lesquels pourraient bien faire pression pour obtenir de précieux sésames.

Sources : Reuters

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3 Commentaires sur "GM négocie avec la NHTSA pour déployer un véhicule autonome"

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versdemain
Invité

Je trouve dans cette news un analyse américaine anti-rationnel .
En fait une voiture autonome n’est pas de volant, c’est normal il ne sert à rien !

Par contre j’aurai aimer avoir des gardes fous sur les conditions de circulation.
Voiture autorisé à rouler … à 130km/h sur autoroute ou le moindre accident peu être mortel ? à rouler la nuit, quand la vigilance des piétons est très faible (voir précédant accident) ? interdire ces voitures aux heures réputés les plus accidentogènes de la journée? …

Thibaut Emme
Admin

Un VA est moins accidentogène (sauf bug, défaut, etc.) Car il suit les règles. Pourquoi un volant ? Cela s’appelle un circuit de sécurité…comme le dispositif de l’homme mort dans les tgv, etc.

zeboss
Invité

la fin de l’article via le blogauto est un peu encore tournée biaisée…
une société de livraison sans livreur, et le client il fait comment ? il prend les paquets dans un petit coffre comme une boite aux lettres ?
ce sont plus les taxis homme ou colis qui seront intéressés et les liaisons inter sites mais ça limite quand même les besoins, après si un livreur est embarqué etne conduit pas, ça limite la fatigue mais ne diminue en rien le coût !

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