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Test jeu vidéo : WRC 8 (PC)

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wrc 8

Depuis 2015, c’est le studio français Kylotonn Games qui détient la licence officielle du WRC. Après un 7e épisode qui avait enfin convaincu, le studio a pris le temps de développer le nouvel opus pendant 2 ans. Pour quel résultat ?

 

Après des épisodes 5 et 6 assez décevants, Kylotonn avait agréablement surpris avec WRC 7, sorti en 2017, qui proposait un jeu bien abouti et un gameplay très efficace. Le studio a pris le temps de fignoler une nouvelle édition enrichie- faisant l’impasse sur une édition 2018- pour nous proposer la saison 2019 avec l’intégralité des plateaux WRC, WRC2 et WRC Junior.

Contenu

Vous aurez ainsi le loisir de choisir Sebastien Loeb sur une Hyundai. La licence complète est là, avec les rallyes officiels (mais pas les tracés exacts, dommage), les écuries, les pilotes et l’habillage (chronométrage, classements, sponsors) officiel. Les 14 épreuves sont présentes, avec pas moins de 100 spéciales disponibles (mais certaines sont en fait des spéciales reprises en sens inverse), dont certaines dépassent les 15 kilomètres de longueur. Absentes dans WRC7, quelques voitures classiques sont disponibles (Stratos, Fulvia) mais pas de groupe B ni de groupe A, et leur conduite est très fade. Cela semble bâclé et c’est don raté de ce côté là, contrairement à Dirt.

WRC7 avait laissé sur sa faim pour son manque de contenu, hormis la saison officielle. La nouveauté de WRC8 est d’implémenter un mode carrière approfondi. Reprenant des éléments de Dirt Rally (gestion d’équipe) et des F1 de Codemasters (arbre de développement, objectifs), ce mode vous donne la possibilité de gérer votre structure (recrutement du personnel), le développement des compétences du staff et des performances de la voiture, votre calendrier et vos contrats. En plus du championnat du monde, vous pouvez participer à des épreuves uniques, des entrainements ou encore des essais constructeurs qui vous permettront d’acquérir des points d’expérience (qui débloquent des améliorations), de l’argent et de soigner votre réputation, indispensable pour négocier et avancer dans votre carrière. De mauvaises performances peuvent entraîner une rupture de contrat et vous êtes à pied…Sans être extraordinaire (Dirt 4 allait plus loin avec la gestion des sponsors, l’achat des voitures, plus de choix d’épreuves), le mode carrière est un petit plus sympa. Il risque cependant de vite lasser (la partie R&D est trop basique) et manque de mise en scène, contrairement à ce que Codemasters a réussi à faire en F1. Un point à améliorer dans WRC 9 ?

Technique

Graphiquement, la série WRC n’arrive pas à la cheville du rival Dirt mais les voitures sont bien modélisées, les environnements assez riches (spectateurs, staff FIA, fumigènes, décors fournis et colorés) et les effets de lumière plutôt plaisants. L’immersion est réelle dans les épreuves nocturnes ou pluvieuses. Ce n’est pas le jeu du siècle au niveau de la réalisation mais au moins, WRC8 pourra tourner correctement sans avoir l’obligation de disposer d’un PC de compétition (on notera cependant des baisses de fluidité même avec des réglages graphiques plus modestes). Si l’impression de vitesse est réussie, c’est par contre inégal au niveau de sons : celui des anciennes ou des WRC2 est raté, ressemblant parfois à des moteurs de tondeuse, tandis que le rendu des WRC passe bien.

Gameplay

Les améliorations les plus sensibles concernent le pilotage, qui a encore progressé en réalisme. Très jouable à la manette, le jeu prend une autre dimension au volant, avec un retour de force qui est mieux géré. Le pilotage propose un bon compromis entre une prise en main abordable, histoire de ne pas trop rebuter les pilotes occasionnels, et une certaine exigence de simulation. Les dégâts restent assez (trop) permissifs, mais il vaut mieux ne pas trop martyriser la mécanique ou les pneus, sous peine de se retrouver dans le décor car les erreurs de pilotage sont rapidement sanctionnées. Et ne comptez plus sur les « flashbacks » qui permettaient de revenir en arrière, ils ont été supprimés à juste titre. On regrettera toujours néanmoins les réapparitions automatiques en cas de sortie de piste…

Les différences d’adhérence en fonction des surfaces est bien rendu et les tracés réservent leur lot de surprises, avec des flaques piégeuses qui peuvent vous faire partir en aquaplaning, des passages sinueux  (notamment en Corse) et des conditions de piste (météo, luminosité, adhérence) évolutives, comme dans Dirt Rally 2, qui mettront parfois vos nerfs à rude épreuve, surtout si vous devez dompter les monstres surpuissants du WRC dont le pilotage se montre très pointu.

Au final, WRC 8 est un bon jeu, qui plaira aux amateurs de rallye et propose une alternative à Dirt Rally avec la véritable licence. Des points sont encore à améliorer, sur le réalisme comme le contenu, mais il y a de quoi s’occuper.

POINTS POSITIFS POINTS NÉGATIFS
– licence complète
– des efforts sur le mode carrière,
mais…
– bonnes sensations de pilotage
– challenge relevé
-parcours variés, pistes évolutives
– voitures historiques peu nombreuses et
ratées
– manque de mise en scène et
d’immersion dans la carrière
– fluidité pas optimale sur PC
– gestion des dégâts et des collisions
pas très réaliste

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