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Pollution à l’ozone, circulation restreinte en Ile de France

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La France métropolitaine connait un pic de chaleur qui s’accompagne d’une absence de vent. Les seuils d’ozone vont être dépassés dans plusieurs régions. L’Ile-de-France a décidé de mettre en place une circulation restreinte sur tout l’intérieur de l’A86.

C’est la Préfecture de Police qui a fait l’annonce. « Hier, lundi 23 juillet 2018, la concentration d’ozone en Île-de-France a atteint 205 µg/m³, ce qui constitue un dépassement du seuil d’information et de recommandation qui est de 180 µg/m³. Airparif prévoit de nouveau un dépassement de ce seuil pour aujourd’hui, mardi 24 juillet, avec une prévision comprise entre 180 et 210 µg/m³ et demain, mercredi 25 juillet, avec une prévision comprise entre 190 et 220 µg/m³.

Ces trois jours consécutifs constituent un épisode de pollution persistant qui nécessite de prendre des mesures adaptées et graduées. Dans ce contexte, le préfet de Police, a chargé le Préfet Meunier, préfet secrétaire général de la zone de défense et de sécurité de Paris d’organiser une réunion avec les membres du collège des experts (Airparif, Météo France, DRIEE et ARS) et les représentants des collectivités (Mairie de Paris, Métropole du Grand Paris, Conseil régional, STIF et Conseils départementaux) afin d’examiner à nouveau la situation et les mesures à prendre.

En accord avec les élus, il a été décidé de reconduire les mesures restrictives suivantes, applicables depuis ce jour mardi 24 juillet à 05h30 jusqu’à minuit, ainsi que le mercredi 25 juillet de 05h30 jusqu’à minuit, et le jeudi 26 juillet de 05h30 jusqu’à minuit ».

En conséquence, la vitesse est réduite de 20 km/h sur l’ensemble de l’Ile-de-France. Les véhicules de plus de 3,5 tonnes en transit doivent contourner par la N104 (alias la Francilienne). Mais, surtout, les véhicules Crit’air 4, 5 ou sans vignette sont interdits de circulation à l’intérieur de l’A86 (non comprise).

Source Prev'air

Des mesures d’accompagnement

Pour accompagner ces restrictions, un forfait à 3,80 euros pour la journée est mis en place par le STIF. Cela permet d’emprunter tous les transports en commun sur la journée. L’automobile n’est pas la seule sollicitée, les camions bien sûr, mais aussi l’industrie qui doit veiller à « Réduire le fonctionnement des installations fixes dont les émissions contribuent à l’épisode de pollution : s’assurer du bon fonctionnement des dispositifs de traitement des rejets COVNM et de NOx à l’atmosphère ». Pas d’interdiction pour autant.

Tout l’est de la France, une partie du centre, la vallée du Rhône s’ajoutent à l’Ile-de-France dans les régions sous concentrations élevées à l’ozone (mais inférieures à 180 µg/m3 qui est le seuil d’information). Pour le moment, seule l’IdF a dépassé le seuil d’information et prend des mesures de restriction de circulation. La situation devrait s’améliorer dans les prochains jours selon les prévisions (restrictions ou non).

Pour rappel, l’ozone (O3) est un élément présent naturellement dans l’air, dans les couches hautes de l’atmosphère (la fameuse couche d’ozone qui nous protège des UV solaires). Mais, trop concentré, il devient nocif. C’est un polluant secondaire, c’est à dire qu’il est le fruit d’une réaction chimique entre polluants primaires. Ici, ce sont les fameux NOx qui entrent en jeu (émis par les diesel). NO2 et NO exactement. La réaction est activée par le soleil et les concentrations en ozone grimpent en absence de vent.

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70 Commentaires sur "Pollution à l’ozone, circulation restreinte en Ile de France"

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SGL
Invité

Tant que le transport des marchandises au dernier km et les taxis seront en thermique… Rien d’étonnant !
(même si cela représente 15 % du total)

SGL
Invité

Plus les transports en commun et le bénéfice seraient immédiats dans l’IDF, certes moins dans la pollution globale mondiale, bien que la production électrique française émette peu de pollution de gaz à effet de serre.

SGL
Invité

J’aimerais connaître les pensées des gens qui mettent anonymement et « courageusement » des -1
Qu’est-ce qu’ils croient ? c’est uniquement la faute du soleil ? (certains le pense.)

Christophe
Invité

Comme on parle d’IdF et d’O3 on va regarder la contribution aux NOx de ceux que tu incrimines :
– bus et car : 9 % en 2012,
– PL : 31 %,
– VP : 43 %,
– VU : 16 %.

Pour les COVNM : majoritairement les 2 roues et une grosse part liée à l’évaporation de l’essence et aux VP essence.

C’est toujours mieux de pointer la paille dans l’oeil du voisin.

SGL
Invité

Un peu moins d’abréviations ! STP pour le confort de lecture @Christophe. 🙂
Mais sinon, OK sur le principe, bien que parfois même une simple goute d’eau fait déborder le vase !
Tous les secteurs, sans exception, doivent faire des progrès dans le domaine de la pollution.
Il faut arrêter de se refiler la patate chaude indéfiniment !

SGL
Invité

Réaction du français moyen : la pollution !? ce n’est pas de ma faute… mais celle du voisin !

Christophe
Invité

Et donc le français moyen incrimine le transport routier, les taxis et les bus plutôt que de mesurer ses propres impacts.

SGL
Invité
Faut faire des progrès partout là ou c’est possible de faire sans nuire à l’économie et a l’intérêt général. Rien ne doit être mis de côté… Rien ! Mais il y déjà un « bras de levier » important sur les transports routiers, les taxis, les Transports en commun. Notre électricité est produite majoritairement par le nucléaire et de plus en plus par les EnR. Les VE et VE hydrogène sont l’avenir et une solution durable. Le transport routier est responsable de 16 à 26 % de la production de CO2, on peut le diviser au moins par quatre en… Lire la suite >>
Christophe
Invité

@SGL
Le plus gros bras de levier il est sur la voiture individuelle, ce n’est pas la peine de toujours détourner la tête vers les TC par exemple (« VP 43% »).
Ton VE ne résout rien en terme de :
– consommation énergétique (voir réponse à ema),
– CO2 (grosse production à la fabrication),
– polluants (la masse des batteries entraîne bien une production de particules plus importante).
Regarde les choses en face pour une fois plutôt que de viser les autres.

SGL
Invité
Quand on produit de l’électricité en France (nucléaire et ENR) on ne recrache que 10 % de GES et COVNM. Nous ne sommes pas en Allemagne, Pologne, Inde, Chine. (ils font des progrès tous les ans, cela dit !) Produire des VT ou quoi que ce soit ou VE émet du CO2, étant que ça soit le plus propre possible après la sortie d’usine. Des progrès restent à faire au niveau de la production des batteries… Mais c’est dans les tuyaux. De plus, les pots d’échappement sont géographiquement sous nos nez… pas les tuyères de réacteurs ou les cheminées des… Lire la suite >>
Christophe
Invité

« étant que ça soit le plus propre possible après la sortie d’usine » donc cela peut être super dégueulasse avant mais tant que cela ne l’est pas après c’est le plus important.
Les particules d’usure elles sont bien aussi sous nos nez.

ema
Invité

Christophe, les particules d’usure, c’est super grave on est d’accord.
Les VE produisent moins de particules fines que les VT, moins que de CO2 (en France), moins de Nox (en France) et cela sur le cycle de vie complet !

Ce n’est pas idéal, c’est toujours de l’énergie en trop, et vous avez raison le vélo c’est mieux, et nous n’arrivons pas à changer nos habitudes pour plein de mauvaises raisons (par exemple, j’ai pris ma voiture (VE) aujourd’hui plutôt que mon vélo, parce que le vélo par 30°C + pollution, ça ne me faisait pas rêver.. )

SGL
Invité

Le zéro pollution, on n’y arrivera jamais… Mais diminuer de moitié voir par quatre, à terme, c’est possible si l’on commence dès maintenant… et certainement pas en attendant que « l’autre » fasse le premier pas !

lym
Invité

Les bus, c’est certes 9% du total. Maintenant, pour quelle contribution rapporté au passagers transportés et aux distances que ces derniers parcourent?
En réalité le bus c’est majoritairement de l’urbain sur qqkm, si on veut aller plus loin c’est via une gare. Des bus qui en dehors des heures de pointes baladent une immense majorité de sièges vides.
9%, par rapport au nb de véhicules en circulation et au kilomètre passager effectué, amha c’est juste énorme.

SGL
Invité

…et les bus électriques existent maintenant, même pour des trajets de + 200 km.
Pourquoi brûler du fuel ?

miké
Invité

Haha, le moyen, le français bfm

Tomato
Invité

… et tant que nos chers moteurs Diesel sans SCR avec ou sans logiciel truqueur balanceront leur NOx, rien ne changera

amiral_sub
Invité

avec ou sans SCR, ils en rejettent un paquet

Lou 17
Invité

bizarre pas de restriction aérien ?
pas de pollution lol bien sûr!!

Thomas
Invité

Et les bateaux… 😉

wizz
Membre

si c’était les (gros) bateaux, alors on aurait vu des zones rouges sur la côte, non? Et des zones rouges foncées depuis la côte, s’étalant dans les terres et devenant de moins en moins foncées au fur et à mesure de leur étalement/dilution….

SGL
Invité

La généralisation des scrubbers sur les navires pourrait réduire de 97 % le nivaux des polluants…mais ce n’est pas obligatoire !

ART
Invité

Y a surement un peu plus de vent en mer et sur les côtes qu’en plein Paris wizz ! Et donc une dilution des rejets bien plus massives. D’habitude tu es plus malin…

wizz
Membre

si les émissions des bateaux étaient bien diluées en mer, sur les côtes, alors ça ne devrait pas créer des pics d’ozone à l’intérieur des terres en ce qui nous concerne. Et donc la question « et les bateaux… » de Thomas devient donc caduque….
CQFD

ART

essaie de réfléchir à 2 fois (ou à 10 fois) avant de chercher à contrer mes commentaires. Mets en des -1, c’est davantage de ton niveau…

ART
Invité

Les bateaux, c’est aussi de la pollution de particules fines vu ce que ça rejette !!! Il n’y a pas QUE l’ozone évidemment, tu fais exprès ??

wizz
Membre

quant aux avions commerciaux, l’essentiel de leur pollution est émis entre 6000 et 10000m….

SGL
Invité

Si l’on s’attaquer à la pollution sur l’IDF, on peut mettre de côté le transport aérien qui est plus un problème mondial.

SGL
Invité

Et puis les B787 et A350 font 2.35 l/100km par passager à 900 km/h de moyenne… qui fait mieux ? 😉

ema
Invité

Pour les B787 et A350, c’est quand ils sont remplis au maximum ..

Mon C4 picasso, s’il va un peu moins vite, ne consomme que 1.1 l / 100 km par passager quand nous sommes 5 à bord ..
Et pour faire Paris -Paimpol, c’est beaucoup plus rapide que l’avion ! 😉

Mais pour aller aux US, ou en Asie, ou même une semaine au Portugal mon C4 picasso n’est pas hyper adapté …

SGL
Invité

Oui OK, c’était de la théorie, mais c’était bien de le rappeler !
Pour @ema, en moyenne les voitures en France sont occuper à 1,1 personnes par véhicule… ça fait plus que 2.35 l/100km par passager !!!
Sinon il y a le taxiage électrique pour avions
« Le système « Electric-Taxiing by Safran » permet à un avion de ligne de se déplacer de manière autonome, sans l’aide de ses moteurs principaux et sans l’aide d’un tracteur. »

SGL
Invité

La consommation de kérosène moyenne par passager aérien diminue
https://www.20minutes.fr/planete/1460113-20141013-consommation-kerosene-moyenne-passager-aerien-diminue
Les chiffres datent de près de 4 ans, depuis d’importants progrès ont été et fait !

SGL
Invité

Pour mémoire un Paris New York en Concorde faisait du 17 L aux 100 km 😉

ema
Invité

@SGL – le système « Electric-Taxiing by Safran », permettra, lorsqu’il sera en place !

Pour la consommation par passager, je compare mon cas personnel, plus par boutade illustrative, sans aucune visée scientifique .. (zoé en semaine, à l’équivalent de 1.5 litre au 100 km par passager (15 Kwh/100km, 1 personne seule) et un C4 Picasso que j’utilise essentiellement plein au maximum , à 5 personnes, voire 7 parfois, mais c’est moins bien pour ceux du fond)

Christophe
Invité

@ema
http://www.enertech.fr/pdf/39/energie%20primaire-energie%20finale.pdf
Donc conversion énergie finale en énergie primaire de l’électricité × 3,23 et 1,1 pour l’essence.
Soit 15 kWh / 100 km représente une dépense énergétique de 48,45 kWh/100 km soit un équivalent de 4,7 l / 100 km d’essence (9,3 × 1,1).
Les DPE (étiquette énergie) sont bien faits en énergie primaire et tiennent compte d’un coeff de 2,58 pour l’électricité et de 1 pour le fuel, c’est pour cela que depuis la RT2012 il n’y a quasiment plus de chauffage électrique (même avec des PAC c’est difficile le COP saisonnier étant généralement inférieur à 2,58).

ART
Invité

Ah oui, forcément, entre 6000 et 10000 on s’en tamponne, c’est comme les chinois, tant que ça reste chez eux…. Et les avions ils partent bien de quelque part !!! Sans déconner les commentaires de certain ici…

wizz
Membre

….ma phrase complète est  » quant aux avions commerciaux, l’essentiel de leur pollution est émis entre 6000 et 10000m…. »

je n’ai pas écrit « les avions n’émettent leur pollution qu’entre 6000 et 10000m… »

sans déconner, la capacité de compréhension (ou de mauvaise foi) de certain ici….

TNZ
Invité

@wizz : Elle est bien bonne celle là !

Justement non, les avions commerciaux consomment plus de 50% de leur kérosène pour le décollage et atteindre leur altitude de croisière.
Durant tout le reste du col, les réacteurs tournent entre 20 et 30% de puissance (pour économiser).

Tu te ne souviens pas des 2 semaines sans avion à cause des cendres du volcan islandais ? Durant ces 2 semaines, la qualité de l’ai en IdF n’a jamais été aussi bonne.

amiral_sub
Invité

ah ok la pollution de Paris est due aux avions. Elle est bien bonne celle là.

SGL
Invité

Euh @Lou 17, le transport arien fait plus de progrès que le transport routier proportionnellement.
Limitez-les à 50 km/h, pendant qu’on y est !?
Le transport maritime : OUI et largement, mais en IDF ? 😉

versdemain
Invité

@SGL; Involontairement tu émets une bonne idée, car réduire la vitesse des avions va réduire leur consommation.
D’autant que plus l’avion va vite et en générale plus il vole très haut en altitude, donc voler moins vite permet de ne plus consommer pour atteindre cette haute altitude…

SGL
Invité
Sauf que résistante de l’air est moins élevé à 10.000 m qu’au niveau de la mer ! Et le « Coffin Corner » empêche les avions de trop ralentir en altitude. Un avion à réaction consomme beaucoup au niveau de la mer qu’à son niveau de croisière. (souvent le double) Sauf si c’est un avion à moteur à pistons à aile droite avec une aile avec un profil avec une forte épaisseur relative comme un JU-52 des années 30. On peu baisser la consommation avec des ailes à grand allongement et des turbopropulseurs http://i38.servimg.com/u/f38/11/80/81/50/sugar-11.jpg Mais en revient en arrière en… Lire la suite >>
aurel77
Invité

De la poudre au yeux. Inutile et le ne le dite pas que cela influence quoi que ce soit !

Christophe
Invité
http://www.irceline.be/fr/documentation/faq/pourquoi-les-concentrations-d2019ozones-sont-elles-plus-elevees-dans-les-campagnes-que-dans-les-villes « Dans les villes, le trafic automobile contribue à produire davantage de NO. Le NO, en réagissant avec l’ozone pour former du NO2, diminue ainsi les concentrations d’ozone.  » « Ces considérations expliquent pourquoi des mesures à court terme, telles que la mise à l’arrêt de la circulation, peuvent avoir un effet contraire sur la pollution par l’ozone. Diminuer la circulation implique une réduction des émissions de NO et, par conséquent, une diminution des réactions chimiques de destruction de l’ozone. Les mesures de limitation de trafic mises en application lors d’un pic de pollution aux particules fines ne peuvent donc s’appliquer… Lire la suite >>
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