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Tavares tente de rassurer Britanniques et Allemands sur l’emploi

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Tâche difficile pour Carlos Tavares, le patron de PSA : il doit désormais tenter de rassurer gouvernements et salariés tant britanniques qu’allemands en terme d’emploi dans le cadre d’un éventuel rachat d’Opel. Un véritable défi alors que les deux pays cherchent à tirer chacun la couverture à soi, l’Allemagne représentant près de la moitié des 38 000 employés d’Opel et le Royaume-Uni 4 500.

Vendredi, à Londres, lors de rencontres avec le secrétaire général du syndicat Unite, Len McCluskey, et le Ministre des Entreprises, Greg Clark, le président du directoire de PSA a minimisé les risques de fermeture d’usines britanniques, réaffirmant son engagement à respecter les accords existants. Carlos Tavares avait déjà pris un tel engagement à ce sujet lors d’un entretien téléphonique avec le Premier Ministre britannique Theresa May.

En début de semaine, Greg Clark avait déclaré avoir entendu des propos rassurants de la part de dirigeants de PSA concernant l’avenir des usines implantées sur le territoire britannique. S’exprimant devant le Parlement, il avait indiqué que les dirigeants de PSA mettaient en avant comme arguments le fait que depuis la mise en place de la nouvelle direction de PSA, un point d’honneur était mis sur une stratégie consistant à ne pas fermer d’usines.

Vendredi, à l’issue de l’entrevue, le ministre a déclaré avoir obtenu des garanties qu’un accord entre PSA et Opel n’affecterait pas les activités de la filiale de General Motors au Royaume-Uni et que « les engagements envers les usines seraient honorés ». En vue de pouvoir atteindre cet objectif, Greg Clark a expliqué avoir orienté PSA vers une recherche de hausse de part de marché et de développement de la production.

Greg Clark a également ajouté qu’il avait été conjointement admis lors des discussions qu’il n’y aurait pas d’aggravation de la situation des bénéficiaires du fonds de retraite de Vauxhall. Le programme de retraites de Vauxhall afficherait un déficit d’un milliard de livres (1,17 milliard d’euros). A l’instar de nombreuses multinationales, la hausse des charges liées aux retraites préoccupe fortement PSA. Le dossier pourrait peser dans la décision du groupe français d’effectuer d’éventuelles coupes budgétaires en cas d’accord avec GM.

Len McCluskey s’est montré quant à lui assez optimiste après ses discussions avec Carlos Tavares, les qualifiant de « relativement positives », le patron de PSA laissant clairement entendre qu’il n’était pas là pour fermer des usines, une politique contraire à sa nature selon lui. le secrétaire général du syndicat Unite s’est également dit satisfait des garanties fournies par Carlos Tavares, telles que le respect des engagements en termes de production en cas de fusion effective. Len McCluskey a toutefois tenu à préciser qu’un grand nombre de points demeuraient encore à discuter, notamment l’épineux dossier des retraites.

Le patron de PSA a déclaré cette semaine que dans le cas d’une éventuelle fusion, le nouveau groupe automobile ainsi formé aurait pour objectif de vendre 5 millions de véhicules par an d’ici quelques années. Pour rappel, en 2016, PSA et GM Europe ont livré globalement 4,3 millions de véhicules.

Le bonheur des uns faisant le malheur des autres, l’inquiétude britannique a été alimentée par des informations relayées par le journal allemand Bild am Sonntag indiquant que PSA se serait engagé devant le gouvernement allemand à maintenir quatre sites Opel en Allemagne.

Lundi, le vice-ministre allemand de l’Economie, Matthias Machnig a toutefois déclaré que PSA Peugeot Citroën et General Motors n’avaient pris aucun engagement contraignant en matière de maintien des emplois et des usines d’Opel en Allemagne.  « Les premières discussions entre le gouvernement allemand et les dirigeants des groupes automobiles français et américain ont permis d’obtenir des signaux encourageants en ce qui concerne les effectifs d’Opel en Allemagne mais ces garanties ne se sont pas traduites en accords contraignants », a précisé Matthias Machnig, ajoutant que toute spéculation était prématurée pour l’instant.

S’abstenant de tout commentaire sur le sujet, un porte-parole du gouvernement allemand a néanmoins déclaré que la Chancelière allemande Angela Merkel était tenue constamment informée de l’évolution des discussions entre le gouvernement et les patrons de PSA et de GM, ajoutant que gouvernements britannique et allemand étaient en contact et que les deux pays ne permettraient pas qu’on les joue l’un contre l’autre.

A noter qu’outre-Rhin, les emplois d’environ 19 000 salariés sont protégés jusqu’à fin 2018. Plusieurs accords garantissent investissements et production de modèles bien définis sur trois sites, à Rüsselsheim, Kaiserslautern et Eisenach, jusqu’à fin 2020.

En France, les syndicats ont tenu à rappeler que PSA était lié par un accord de compétitivité courant jusqu’en 2019. Dans un communiqué publié mardi, la CFE-CGC a demandé à Carlos Tavares de donner aux syndicats signataires des accords NCS (Nouveau contrat social) et NEC (Nouvel élan pour la croissance) des précisions sur son projet et des garanties sur la pérennité de l’activité en France. « Cet accord apporte pendant sa période d’application une garantie sur la fabrication d’un million de véhicules en France sur les trois prochaines années et réaffirme la place de la France dans sa Recherche & Développement », ajoute le syndicat.

Sources : AFP, Reuters, Bild am Sonntag

Crédit Photo : Vauxhall

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11 Commentaires sur "Tavares tente de rassurer Britanniques et Allemands sur l’emploi"

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Salva
Invité

les représentants des citoyens s’inquiètent pour l’emploi ?! Non, sans blague !

STRATO
Invité

Début de gros problèmes pour PSA s’ils se lancent dans ce rachat malgré des économies d’échelle. Et la marque DS toujours plus anorexique ! Ce n’est pas un SUV qui va relancer DS. Et la DS3 s’effondre aussi. Ils ont honte de la marque Citroën pour avoir lancé DS ?

Thomas
Invité

Bah si justement, le but du DS7 Crossback(présenté mardi prochain, rappel)surfe sur la vague SUV qui fait du chiffre de ventes 😉

SGL
Invité
@ STRATO, @Thomas est dans le vrai ! Opel était la bonne affaire à saisir, cela n’arrive parfois qu’une fois par siècle. PSA était en faillite virtuelle il y a encore 3 ans, ils ont maintenant 6 milliards de cash et le programme de renouvellement des modèles est déjà amorcé. DS, c’est déjà minimum 70.000 ex par an. Des nouvelles concessions s’ouvrent presque partout dans le monde. Avec la DS7, ils sont sûrs de revenir rapidement au-dessus des 100.000 ex par an, 5 autres modèles suivent d’ici 2021, que demander plus !? Et ils n’ont pas honte de Citroën, pourquoi… Lire la suite >>
Thomas
Invité

Vivement que ça trouve son épilogue début mars cette « affaire » 😉
Avec pourquoi pas l’annonce des détails de la nouvelle alliance à la presse lors de la journée média du salon de Genève 🙂

Et dans la foulée l’annonce du 3008 lauréat « european car of the year 2017 » 😀

Gianni.... trolley...et méchant
Invité
Gianni.... trolley...et méchant
Pourquoi cette vente d’Opel par GM est bidon ? Je penche pour un joint venture….51 % GM 49 % PSA. Opel fournit toute l’Amerique du sud.. la marque Buick en partie…. et d’autres modèles encore… qui sont rebadgés par GM pour se vendre dans le monde entier. A part un miracle, genre un bataillon d’ingénieurs, GM devra rebatir des gammes de voiture… pour ses diverses marques… sauf si PSA continuent à produire pour GM….. alors dans ce cas, pourquoi les collaborations Opel et PSA ont cessé…. donc, j’opte pouf un joint venture entre PSA et GM pour gérer Opel serait… Lire la suite >>
greg
Invité

Curieux, ton vocable, ton pseudo, cela me rappelle un certains « financier », alias melfi-cassino, alias madame Irma, un gros intégriste pro-Marchionne (et non pro-fiat) sur forum-auto bien connu pour ses analyses et toutes ses prédictions systématiquement à côté de la plaque. 🙂

Omega
Invité
Personnellement et malgré toutes ces analyses savantes, j’ai un peu de mal à comprendre le rachat d’Opel par PSA. Ces deux marques sont principalement distribuées en Europe, ont des gammes comparables, et sont  » milieu de gamme » . On voit ce que PSA a fait de Chrysler en son temps, de Citroën qui n’arrête pas de régresser au niveau européen, de sa politique en Chine, où les deux marques perdent des volumes et des parts de marché régulièrement. Et ailleurs, ce n’est guère mieux ( Amérique du Sud par exemple ). L’exemple de VW est éloquent avec pléthore de marques,… Lire la suite >>
Fred21
Invité

« Voilà mon avis, inutile de m’insulter si vous n’êtes pas d’accord ! merci . »
Non, non, « on » ne va pas t’insulter mais jette un oeuil sur le parking, il y a une voiture avec des parpaings dessous et si « on » ne s’est pas trompé, ça devrait être la tienne 🙂

Fred21
Invité
@Omega Sérieusement maintenant, tu n’as pas forcément tort mais on ne connaît encore rien des conditions du rachat. A terme, restera forcément des économies d’échelles et si ils ne se lancent pas dans le clonage style « exception de la calandre »: les clients Opel restent des clients Opel et les clients PSA restent des clients PSA. Il y un tas de coopérations entre constructeurs et rarement le client sait que le moteur ou le châssis est fait par un autre. Pour ma part, j’aurais trouvé plus judicieux une coopération avec JLR/Tata: marchés du luxe, sportif (JLR) et indien (Tata) ou Mazda… Lire la suite >>
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