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Iran : Renault se tient prêt à y retourner

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Si vous suivez l’actualité internationale vous avez du voir que les sanctions économiques envers l’Iran vont être allégées suite à un accord sur le nucléaire intervenu fin novembre. Les premiers qui pourraient dégainer sont les constructeurs qui étaient présents via des co-entreprises ou des usines partenaires. Si PSA indique ne pas vouloir reprendre « dans l’immédiat » ses activités, Renault en revanche est prêt et y retournera dès que possible.

Un marché de 1,5 à 2 millions d’unités par an

Les sanctions ne sont pas encore allégées dans les faits mais devraient l’être bientôt. Interrogé par l’AFP, Gilles Normand, directeur des opérations pour la région Asie-Pacifique chez Renault déclare : « On attend que les sanctions soient effectivement levées, on pense que ça se fera au courant du mois de janvier. Tout ce qu’on peut faire en amont pour se préparer au redémarrage, on essaye de le faire, pour essayer d’anticiper la reprise et être le plus rapidement possible opérationnel ».

Voilà qui a le mérite d’être clair. Renault est l’un des derniers constructeurs a avoir gelé ses activités en Iran (juillet 2013) et pourrait donc être l’un des premiers à reprendre. Le PDG du groupe Renault, Carlos Ghosn annonçait lui même : « Nous avons mis en sommeil nos activités mais nous ne sommes jamais sortis. Ce marché, sans contraintes autour de lui, a un potentiel de 1,5 à 2 millions de voitures (vendues par an NDLA), c’est énorme, et les constructeurs français y bénéficient d’une très bonne image ».

« à la première opportunité »

Avant d’ajouter : « Nous avons l’intention, à la première opportunité –non pas de revenir car nous ne sommes jamais partis–, mais de développer nos activités en Iran ». Gilles Normand tempère toutefois : « Ce qui est aussi important, c’est qu’il y ait une ‘flexibilisation’ des flux financiers car indépendamment des sanctions proprement dites (…), il y a aussi des sanctions sur les flux financiers qui limitent énormément la capacité d’exporter des produits en Iran et de se faire payer en retour ».

En 2012, Renault a vendu 103 000 véhicules en Iran (principalement de la Logan/Tondar et de la Mégane 2 tri-corps). PSA de son coté écoulait plus de 450 000 véhicules en 2011 (via des accords d’assemblage avec Iran Khodro principalement). Des volumes non négligeables qui peuvent même être augmentés à condition de ne pas attendre. Bien qu’officiellement la décision d’arrêter les livraisons de pièces détachées en 2012 n’a pas été prise sous la contrainte du partenaire américain General Motors, ce dernier étant sorti du capital de PSA, le lion pourrait-il plus rapidement retourner vers ce marché énorme en terme de volumes ? GM ne se prive d’ailleurs pas pour envoyer des représentants en Iran et envisage d’y assembler des véhicules.

Les sanctions seront allégées pour 6 mois, avant d’être de nouveau examinées. Un horizon trop court pour un investissement durable en Iran, mais suffisant pour livrer un stock de « voitures en kit ». Echaudés par l’arrêt des exportations de pièces (Renault a du provisionner 512 millions d’euros, PSA a supprimé une centaines d’emplois dans son magasin de logistique de pièces) les deux constructeurs avancent prudemment. Ils ont récemment (mais séparément) rencontré le Ministre iranien de l’Industrie, Mohammad Reza Nematzadeh sans doute pour obtenir certaines garanties.

Source : Renault via AFP, Tasnim, illustration : Renault

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7 Commentaires sur "Iran : Renault se tient prêt à y retourner"

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pat d pau
Invité

C’est bon l’iran a sa bombe. C’est pour cela que l’iran a eu Ahmadinejad‎ comme president.
Maintenant qu’ils ont la bombe on met un « autre chef ».
Donc on revient a la normal. Et ca fait a peine 6 mois… donc faut pas s’inquieter tout va bien et l’iran a la bombe.

gzawye
Invité

on serait pas autant les larbains des USA on ne serait jamais parti de ce pays…

SGL
Membre

À votre avis pourquoi le grand Charles nous a fait quitter l’OTAN en 66

SGL
Membre

Oui c’est vrai @ Thibaut Emme
La France est toujours resté membre de l’OTAN mais avec une certaine émancipation grâce à notre force de dissuasion (1964) histoire de « montrer » aux Ricains, même si on les aiment bien, que l’on n’était plus leurs paillassons ( comme pendant l’affaire de Suez de 56 ).
Mais pour moi il n’avait plus de bases américaines (en permanence ) de 1967 à aujourd’hui, seuls des passages autorisés ponctuellement.

SGL
Membre
Ok @ Thibaut Emme on est d’accord sur le fond Dixit wikipedia « Après le retour au pouvoir de Charles de Gaulle, à la faveur de la crise de mai 1958, une crise s’ouvre entre la France et les États-Unis et le Royaume-Uni au sujet de l’Otan, qui culmine en 1966 avec l’annonce du retrait de la France du commandement intégré de l’Otan, bien que, selon de Gaulle, le « fond » de l’alliance ne soit pas modifié (voir aussi Relations entre les États-Unis et la France). » « Le Pentagone retire alors hors de France 200 avions militaires, et… Lire la suite >>
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