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Essai Mazda CX-5 : cocktail dynamisant (2/2)

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Côté technique, tout est nouveau sur le CX-5 : plate-forme, trains roulants, moteurs, boîtes de vitesses, etc, tous développés avec ce même souci de légèreté et d’économie d’énergie. Et sur la route, ça se traduit comment ?

Le CX-5 est donc le premier véhicule de série de Mazda à avoir été intégralement pensé «Skyactiv».
Les deux blocs proposés sont donc tout à fait inédits. Le premier est un 2 litres essence qui délivre 160 chevaux et 210Nm, tandis que le second est un 2.2l diesel proposés en deux niveaux de puissance : 150 chevaux et 380Nm ou 175ch et 420Nm. Tous sont dotés d’emblée du Stop&Start et sont livrables en boîte manuelle ou automatique, dépendamment bien sur des versions qui seront importées chez nous.

Comme tout bon SUV actuel, le CX-5 n’a pas été taillé pour aller crapahuter dans les chemins boueux, et peut donc être livré, au choix, en deux ou quatre roues motrices, en essence ou avec le petit diesel du moins.

C’est avec le 2.0 Skyactiv-G (comprenez essence), moteur primé au Japon, que nous commençons notre essai. Une motorisation qui ne devrait pas faire beaucoup d’adeptes dans nos contrées occidentales, mais qui intéressait (fort logiquement) beaucoup plus nos collègues russes avec qui nous partagions les véhicules. Sur notre voiture d’essai, ce moteur était couplé à la boîte automatique à six rapports.

Si l’ensemble ne souffre d’aucun défaut majeur, les 160 chevaux du moteur ne nous ont pas paru des plus foudroyants, se contentant de remplir correctement leur office. En plus de se montrer douce et réactive, la boite a le mérite de fonctionner de manière logique (tirer le levier pour passer un rapport, pousser pour rétrograder) si l’on en prend le contrôle manuellement. Elle se montre moins convaincante en la laissant se gérer seule (un comble pour une boîte auto !) où elle se montre trop sensible et laisse grimper les rapports très haut dans les tours, emplissant l’habitacle d’une sonorité qui n’a rien d’envoûtante, un peu à la manière d’une boîte CVT. Mais les ingénieurs nous ont assurés que tous les Set-Up n’étaient pas encore définitifs.

Le diesel 150ch et sa boîte manuelle sont revanche d’excellentes surprises ! Non seulement les canassons semblent avoir été nourris aux hormones tant ils répondent présent avec vigueur lorsqu’on les sollicite, mais en plus, la boîte de vitesse se montre des plus agréables à manier. Commande ferme, débattements courts, précision millimétrée : pour un peu on la croirait héritée directement de la MX-5, sauf qu’elle compte ici six rapports.

Le plus impressionnant est la sobriété dont fait preuve ce moteur, puisque sa consommation moyenne est annoncée à 4,5l/100km, ce qui correspond à des rejets de CO2 de 119gr/km ! Un record ! Une donnée que nous n’avons pu vérifier lors de notre trop courte prise en main.

Pour le reste, le CX-5 est un compagnon de route fort agréable, et la légèreté se ressent à tous les instants conférant un comportement réellement dynamique au SUV. L’architecture haute de l’auto se rappellera cependant au bon souvenir de ceux qui se croiraient au volant d’une sportive, avec une prise de roulis prononcée en dépit de la fermeté des suspensions.

Conclusion
Le CX-5 sait joindre l’utile à l’agréable : particulièrement dynamique grâce à la réelle sensation de légèreté et à la vigueur de son moteur (surtout le diesel), il devrait en plus épargner le portefeuille de son utilisateur grâce à sa consommation record ! Gageons que Mazda saura rester modeste sur le plan tarifaire et aura réglé les imperfections encore présentes sur les versions de présérie qui nous étaient confiées pour que son SUV soit un réel succès.

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Lire également :
Essai Mazda CX-5 : nouvelle référence ? (1/2)

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