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Essai Mazda MX5 « Black by MX5 »

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La MX5 a été essayée en long, en large et en travers sur le blog auto. Oui mais voilà, l’occasion s’est présentée de pouvoir prendre en main la version exclusive Black by MX5 limitée à 20 exemplaires dans nos contrées, et donc impossible de refuser une telle offre…

La Mazda MX5, c’est le roadster plaisir par excellence. Vendu à plus de 900 000 exemplaires, c’est une voiture au succès indéniable. Mais pourquoi un tel succès? La réponse est évidente. Moteur agréable, poids limité, cabriolet, position de conduite, plastique sympathique et surtout: PROPULSION.

Cette édition limitée nous propose une MX5 à la sauce Yoda avec ce vert alien nommé Spirited Green, indisponible sur la MX5 de base. Le « Black » qui donne son nom à cette édition, on le retrouve dans une multitude de détails, à l’image du toit rétractable, des rétroviseurs, des jantes de 17 pouces, de l’entourage de calandre et des feux anti-brouillards. Trop tape à l’oeil pour les gens discrets, cette MX5 verte est un régal pour tous ceux qui n’ont pas peur de ne pas passer inaperçu. Elle en impose dans cette tenue de Maître Jedi mettant en valeur une carrosserie déjà « sexy ». C’est un peu le même système qu’une jolie fille en mini-jupe, tout le monde se retourne sur son passage.

Et c’est d’autant plus vrai une fois le toit rangé dans son petit compartiment (à la vitesse de l’éclair, 12 secondes seulement). La ligne atteint une fluidité qui a toujours été propre à ce petit roadster, simple et efficace.

Une fois camouflé, le toit laisse place à deux sièges Recaro en cuir et Alcantara noir qui, au delà d’un confort certain sur les longs trajets, offrent un maintien tout à fait idéal. L’habitacle de ce petit roadster est tout à fait honorable. Cuir, aluminium sur les poignées, et touches de « black piano » sur le tableau de bord sont de bonne facture, le plastique un peu moins, mais ce n’est qu’un détail. Héritière avouée de l’Elan, la Mazda MX5 entend se revendiquer du « light is right ». Même si le poids dépasse largement la tonne (la faute au toit en dur), soit environ 1200 kg, il reste tout à fait honorable comparé a un SLK de chez Mercedes et consorts. Ici, pas de GPS, simplement une Radio/CD avec chargeur, une climatisation bi-zone ainsi qu’un exclusif système Bluetooth présent sur la fiche technique que je n’ai toutefois pas réussi à tester, étant incapable de trouver cette option mystérieuse. Cela fait certes du poids en plus pour les puristes mais le gain en confort est certain.

Une fois installé dans le Recaro, la position de conduite se trouve tout naturellement, même si il faut s’habituer à conduire allongé. Mais être allongé ne fait il pas partie des plaisirs de la vie ? Le volant tombe très bien en mains, et une fois le moteur mis en route, celui-ci se met à ronronner gentillement. Les deux sorties d’échappement jouent bien leurs rôle et donnent à ce moteur 2.0 litres atmosphérique de 160 chevaux une sonorité agréable. Dans les bas régimes, le moteur est tout ce qu’il y a de plus discret. Une fois les 4000 tours dépassés il se fait plus rageur, et passé les 6000, le son est tout simplement génial !

En ligne droite, l’auto est allègre, affichant 7,9 secondes pour le 0 à 100 km/h. Mais là où une MX5 révèle sa personnalité, c’est dans une courbe. L’avant se place parfaitement, et l’arrière lui est d’une délicate intention en survirant juste ce qu’il faut, juste assez pour se sentir l’âme d’un pilote. On se rend rapidement compte qu’il est d’une facilité déconcertante de décrocher le train arrière, pour le laisser glisser à souhait. Et la MX5 l’appelle, ce souhait. La boîte de vitesses directe est un régal en rapide voie de disparition sur des sportives où le double embrayage se fait de plus en plus présent, voire obligatoire. Une courbe, un coup de volant, une accélération, et la bête verte se débat dans tout les sens, c’est jouissif. Le Recaro joue parfaitement son rôle lui, et l’impression d’être au ras du sol fait de toute accélération et de toute glissade un moment d’intense sensation.

En conclusion, cette MX5 se veut et de fait est exclusive par un choix de couleur unique, ce vert associé au noir brillant des détails. Le tout donne une voiture restant d’une simplicité déconcertante, qui évoque fatalement Lotus, en plus bourgeoise mais pas trop. Le coffre lui reste raisonnable, même avec le toit replié qui dispose d’un emplacement spécifique. La MX5 montre qu’il est aujourd’hui toujours possible de partir à deux en weekend au volant d’un petit roadster agréable à conduire et à vivre. La consommation, si elle n’est pas frugale, n’est pas excessive, autour de 9.0L au 100 km, à 130 décapoté. La vie est belle.

Le prix lui, est plus que raisonnable puisque il vous sera demandé le même prix que le roadster 2.0 160 Performance, soit 30 750 €. Le vert, le noir, et le reste en plus…

Galerie de la Mazda MX5 Black By MX5

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6 Commentaires sur "Essai Mazda MX5 « Black by MX5 »"

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beniot9888
Invité

2 petits détails :
– Le poids n’est pas de 1200 Kg. Les 1173 Kg de la fiche technique sont « avec un conducteur de 75 Kg ». Donc, voiture seule, on descend juste en dessous des 1100 Kg.
– La couleur verte est uniquement pour cette série spéciale, mais ce n’est pas l’unique couleur, puisqu’elle est également en blanc nacré et rouge métal.

CDA
Membre

« Le prix lui, est plus que raisonnable puisque il vous sera demandé le même prix que le roadster 2.0 160 Performance, soit 30 750 €. »

En lisant le début de la phrase, je m’attendais pas à un prix supérieur à 30 000€ ^^

r.burns
Membre

Comme la Megane CC, cette MX5 fait le complexe des toits en toile, de par son toit en dur « contrasté »

AFLC7
Invité

Pour info, le surpoids dû au toit en dur est de 15kg… Ce n’est pas ça qui explique les 1200kg et je rejoins l’analyse postée plus haut. Reste que pour avoir une Miata de couleur sympa, c’est impossible en France (le reseau ne propose a l’acheteur potentiel que du noir ou du gris) il faut passer par des séries spéciales… À corriger vite, il existe des gens qui assument de rouler en roadster…

beniot9888
Invité

Je voudrais en racheter une d’occasion. J’ai déjà eu une NC rouge vif. Et maintenant, je comprends que le type ait traversé la moitié de la France pour venir chercher la mienne quand je l’ai vendue ! Dans les petites annonces, que du gris…

En même temps, j’ai été bête de la vendre. Mais une fois que je me serai débarrassé de la teutonne qui l’a remplacée…

r.burns
Membre

Qu’est-ce que tu as été prendre aussi ?

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