Accueil 4x4 Essai Jeep Wrangler Unlimited 2.8 CRD : le maître magnifié

Essai Jeep Wrangler Unlimited 2.8 CRD : le maître magnifié

549
2
PARTAGER

Ce n’est pas parce qu’on s’appelle Wrangler que l’on ne peut pas faire attention à soi et à son environnement. Jeep l’a bien compris, et au gré d’un léger facelift, a doté son emblématique modèle d’un système Stop&Start.

Heureusement, lors du restylage, le constructeur n’a pas eu l’idée de trop retoucher l’auto, au risque d’en dénaturer l’allure typique et inimitable. Ainsi, à l’extérieur, seul l’œil averti distinguera le millésime 2011 des précédents à son hard-top (pour les versions qui en sont dotées) désormais assorti à la teinte extérieure.

Pour le reste, c’est à bord qu’ont été opérés les autres changements. Et là, la nouveauté est des plus flagrantes puisque c’est l’ensemble du tableau de bord et des contre-portes qui ont été redessiné. Les aérateurs se font ronds, les commandes s’affinent, l’ergonomie progresse et un système multimédia intégré fait son apparition. Autant de modifications qui s’accompagnent de matériaux à la qualité revue à la hausse et d’une présentation plus pimpante à force de chromes, voire d’une sellerie cuir beige bicolore optionnelle.

Voilà donc pour le rayon cosmétique. Le reste se passe à l’envers du décor, où les ingénieurs ont donné quelques tours de clé par-ci par-là, mais ont surtout doté le Wrangler d’un système Stop&Start. Pour en profiter, il faudra opter pour la boîte de vitesses manuelle, dotée de six rapports. La consommation moyenne est alors homologuée à 7,4l/100km. Une valeur impressionnante si l’on tient compte de l’architecture de l’auto, mais surtout de son poids, 2.073 kilos.

Ce n’est malheureusement pas la transmission qui équipe notre modèle d’essai, dont le 2.8 CRD revu à 200 chevaux et 460 Nm doit composer avec une boîte de vitesses vieillissante à cinq rapports, quatre en fait, plus un dernier «overdrive». Mais depuis le modèle essayé l’an dernier, celle-ci semble tout de même avoir fait de beaux progrès en matière de rapidité et de douceur d’exécution, mais manque toujours cruellement de réactivité.

Dans cette configuration, la consommation est aussi sensiblement plus élevée, établie à 8,3l/100km.

Sur route et autoroute, la tenue de cap est toujours handicapée par l’importante prise au vent de l’auto, ainsi que par sa direction plutôt floue, mais l’amortissement est en progrès, plus conciliant avec le séant des occupants. Dans les chemins sinueux, c’est plutôt l’inertie et l’encombrement qui sont gênants, griefs auxquels s’ajoute l’immense rayon de braquage en ville.

Mais ce n’est pas pour ça que les clients poussent les portes d’une concession Jeep, mais pour tout le reste. Pour la transmission intégrale enclenchable, pour le blocage de différentiel, pour la gamme de vitesses courtes, pour la garde au sol, pour les angles d’attaque et de sortie impressionnants (grâce à l’absence de porte-à-faux, etc. Un attirail technique (tout se fait bien entendu manuellement) qui a fait (et fait encore) la réputation de l’auto aux quatre coins du monde en lui permettant de gravir les pentes rocailleuses, d’enjamber des gués ou de se sortir des ornières boueuses ou de tout autre guêpier dans lequel serait allé se fourrer son conducteur. Et à ce petit jeu, bien peu nombreux sont ceux qui peuvent le suivre.

Conclusion
Rafraîchi, le nouveau Wrangler sait se faire plus doux à l’usage et ne fait plus fi des considérations environnementales. Mais que les puristes se rassurent, l’emblématique Jeep n’a rien perdu de sa superbe en matière de hors-piste et de franchissement et reste toujours bien loin du segment des SUV.

Lire également :
Essai Jeep Wrangler Unlimited 2.8 CRD : Gold Beach, D-day (1/3)

Poster un Commentaire

2 Commentaires sur "Essai Jeep Wrangler Unlimited 2.8 CRD : le maître magnifié"

Notification de
avatar
Trier par:   plus récent | plus ancien | plus de votes
Beniot9888
Invité

2 tonnes ? Là, j’avoue, je n’aurai pas cru autant. Pour moi, le Wrangler, c’était une grosse boite en tôle dépouillée ! En fait, c’est une boite en plomb…

Umaga
Membre

Eh oui, même l’éternelle Defender 110, carrosserie en alu, fait plus de 2 t. à vide. Ca n’empêche pas ces deux monstres sacrés de grimper aux arbres. Leur utilité sur autoroute en revanche…

wpDiscuz