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Essai Range Rover TDV8 : Baroudeur en Vuitton (3/3)

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Bon, hé bien, après avoir fait connaissance avec notre Boeing, il ne reste plus qu’à en prendre le contrôle. Ceinture de sécurité : check. Réglage des rétroviseurs : check. Boîte en mode D : check. Frein à main électronique desserré : check. «Veuillez attacher vos ceintures et replier la tablette devant vous, nous allons décoller».

Dès qu’on met le contact, par simple pression sur le bouton Start grâce au système keyless, la première surprise qui apparait provient de l’écran situé derrière le volant qui se transforme alors en véritable tableau de bord comprenant tachymètre, compte-tours, jauge à carburant et indicateurs de températures, tous virtuels mais d’un grand réalisme.

D’emblée, l’adrénaline monte : comment sortir le Range de son étroite place de ce parking souterrain ? Comme entrée en matière, avouez qu’il y a mieux quand même ! Mais au moins, celle-ci nous permet de nous rendre compte que, en dépit de son gabarit des plus imposant, le Range fait preuve d’une belle maniabilité et les manœuvres sont exécutées avec une déroutante facilité. Il faut dire que les arrêtes droites, les formes cubiques et la «caméra» périphérique aident  également à placer l’auto exactement où l’on veut.
Même constat en ville pour les premiers kilomètres de notre essai. Bien que l’auto n’ait pas été prévue initialement pour la jungle urbaine, et que vous vous attirerez immanquablement les foudres des écolos de tous poils, traverser Bruxelles en Range ne s’avère pas si compliqué qu’escompté, grâce à tous les points relevés ci-dessus.

Viennent ensuite les nationales et autoroutes. Un vrai régal avec ce Range, tant le confort des suspensions filtre à merveille les «aspérités» (le mot est bien faible pour «nos» routes belges) laissées par la neige et le gel de ces dernières semaines. L’insonorisation extérieure est parfaite en dépit du profil peu aérodynamique de l’auto et en adoptant une conduite fluide et coulée, le moteur se fait complètement oublier dans l’habitacle.
Sous le capot, c’est bien un Diesel qui ronronne, mais son architecture V8 et sa cylindrée de 3.6l lui permettent de laisser s’échapper quelques gargarismes pas désagréables à l’oreille à l’écrasement de la pédale de droite. Mais, si son double turbo et les 271 chevaux et 640Nm qu’il développe s’annoncent suffisants pour mouvoir le Range avec aisance, ne vous attendez pas à des départs canon ou des dépassements du feu de Dieu. Car avec 2.717 kilos sur la balance, le Range Rover TDV8 n’est pas vraiment ce qu’on peut appeler une ballerine. Néanmoins, les départs sont loin d’être laborieux (9,2 secondes sur l’exercice du 0 à 100 km/h) et les reprises honorables et sécurisantes. Tout ce qu’on attend de lui en somme.

Sur la route, le Range Rover s’en sort donc avec les honneurs. Mais l’autre terrain de prédilection de notre véhicule d’essai d’aujourd’hui, c’est bien sûr la campagne : les chemins creux, les champs, les sous-bois, etc. Et là, sans bien sûr pousser la voiture dans ses derniers retranchements, on remarque tout de suite son potentiel lorsque le terrain se fait plus difficile : à l’instar d’un Defender, un Range passe vraiment partout, le luxe et le raffinement en plus. Mais bon, bien sûr, les deux modèles ne s’adressent pas vraiment au même type de clientèle. Le premier s’adresse aux personnes à la recherche un véhicule «utilitaire» qui ne craint ni la boue, ni les branchages, ni les ornières, mais qui, en revanche, se montrera plutôt rustique sur route, alors que le second fait plus office de luxueuse «voiture de tous les jours» assortie de redoutables capacités de franchissement, mais que l’on réfléchira peut-être à deux fois avant d’aller faire  crapahuter en terrain hostile.

A la caisse, ce Range Rover TDV8 en finition Vogue est facturé 93.450 euros (95.400 en Belgique) doté de l’équipement cité dans la seconde partie de cet essai. A cela, la finition Vogue SE pousse encore un peu plus loin le raffinement de l’auto en y ajoutant (entre autres) les sièges rafraîchissants à l’avant et le chauffage autonome avec commande à distance. Le tarif passe alors à 101.700 euros. Le summum est ensuite atteint avec la finition Autobography, dotée d’un finition faite entièrement de cuir, de marchepieds spécifiques siglés du nom de cette finition haut de gamme et de la suspension adaptative continue (en option sur Vogue).

Avant de passer commande, assurez-vous également d’avoir un budget carburant conséquent, puisque ce TDV8 a réclamé 12,4 litres de gasoil tous les 100 km lors de notre essai (11,3l/100km annoncés). Avec un réservoir de 104 litres et un gasoil à 1,15 euros du litre, il vous en coutera donc 120 euros tous les 838km.

Conclusion

Après une semaine passée en Range, on peut affirmer sans se tromper qu’il reste ce qui se fait de mieux en matière de véhicule tout terrain. Confortable comme les meilleurs SUV sur route et autoroute, le Range vous emmènera au bout du monde dans le plus grand confort tout en étant doté de capacités de franchissement dignes des meilleurs off-roaders pour s’aventurer loin lorsque la route s’arrête. Mais bien entendu, le meilleur des deux mondes n’est pas à portée de toutes les bourses…

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