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Opel/Magna : la restucturation attise les tensions en Europe

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Depuis le 10 septembre dernier, General Motors a rendu son jugement final acceptant finalement (après moult palabres et épisodes) l’offre initialement déposée par l’équipementier austro-canadien Magna en association avec ses partenaires russes que la banque Sberbank et le constructeur GAZ. Comme on a pu le suivre quasi quotidiennement, l’Allemagne a joué un rôle important dans le processus soutenant depuis de départ le projet finalement vainqueur tout en avançant des garanties bancaires à hauteur de 1,5 milliard d’euros et promettant un soutien financier d’environ 4 milliards d’euros. Aujourd’hui les pays européens disposant de sites Opel et Vauxhall comment à s’opposer dans la large restructuration autour de la firme au Blitz.

Aujourd’hui l’ensemble Opel/Vauxhall totalise quelques 50 000 salariés sur le vieux continent, Angleterre comprise. Dans on projet Magna prévoit environ la suppression de 10 500 emplois.

Plus en détails, chiffres de la fin d’année dernière, l’Allemagne compte environ 25 000 salariés contre 7 000 en Espagne, 4 500 outre-manche, 3 600 en Pologne, 2 500 en Belgique, 1 600 en Autriche ou 1 200 en France, le reste étant composé d’équipes (le plus souvent ventes et marketing) en Italie, Suisse ou Russie.

Chacun des pays européens concernés va logiquement défendre ses salariés auprès de la nouvelle direction. Ce qui commence à attiser des tensions entre les pays concernés dont certains n’hésitent plus à reprocher à l’Allemagne son « omnipotence » dans le dossier.

« Il faut éviter que des mesures protectionnistes viennent sauvegarder l’activité dans un pays et la détruire dans l’autre » avance Dider Reynders, le ministre des finances en Belgique. « Ce qui risque de se passer constitue, dans tous les cas, la preuve qu’en l’absence d’approche européenne, les petits pays payent les pots cassés« , poursuit l’ancien premier ministre belge, pays où le site d’Anvers semble quasiment condamné à moyen terme. D’un côté la Flandre garantit 500 millions d’euros contre plus de 4 milliards à l’Allemagne, alors…

En Espagne, Saragosse, on craint quelques 1 700 emplois coupés alors que la Pologne (site de Gliwice) semble pour l’heure à l’écart de plan social. L’avenir du site français est connu à moyen terme également. Outre-Manche, on pense également saisir la commission européenne en charge du dossier.

« Toute aide financière potentielle des autorités publiques doit être totalement compatible avec les règles de l’UE« , prévient-on. Une nouvelle réunion ministérielle de concertation entre les pays concernés devrait prochainement être organisée. Aujourd’hui, malgré la suppression de 4 500 emplois, l’Allemagne est le seul pays européen à avoir obtenu des garanties dans la sauvegarde des quatre sites industriels.

A lire également. GM a choisi : Opel sera repris par Magna et Magna reprendra Opel.

Source : Automotive News et diverses.

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