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Voitures sans permis: Interview de L.G Chatenet partie 1

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Chatenet est le troisième constructeur français de voitures sans permis. Et ce segment prend une place de plus en plus importante dans notre parc automobile. Les retraits de permis qui semblent être en augmentation y sont aussi peut être pour quelque chose Voici donc notre interview de cet entrepreneur français, Louis Georges Chatenet, avant tout passionné dautomobiles

Cette rencontre sous le signe de la franchise et des questions sans détours a démarré avec un des sujets souvent polémique concernant les voitures sans permis, légalement « quadricycles légers » : la sécurité.

L.G Chatenet : Dans une voiture dont la vitesse de pointe est de 50 km/h et dont le poids est très strictement réglementé, la sécurité nest évidemment pas la même que dans une voiture classique. Néanmoins notre secteur a connu une évolution très importante dans ce domaine, malgré le fait que nos voitures nembarquent pas dABS ou dESP ou autre assistance de pointe. Nos véhicules sont ainsi soumis à une homologation et ont fait dénormes progrès du fait de lemploi de colonnes de direction perfectionnées comparables aux voitures classiques, tout comme nos freins, nos suspensions (Mc Pherson), des pare brises feuilletés, ceintures de sécurité à enrouleurs et châssis (en aluminium sur les voitures Chatenet). Légalement le poids à vide de nos véhicules ne doit pas dépasser 350 kg ce qui est aussi une contrainte.
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A vrai dire si du point de vue de la sécurité il est sûr que dénormes progrès ont été faits, notamment du côté des constructeurs français, il reste un autre point sur lequel les voitures sans permis (400 kg avec options en moyenne) sont pourtant passables : leur consommation.

L.G Chatenet : Il faut bien remettre les choses dans leur contexte, quand on conçoit une voiture sans permis qui se vendra au plus à 5 à 7 000 exemplaires si cest un succès, tous les budgets de développement comme de conception sont minimes par rapport aux grandes séries. Cest ce qui explique de plus que nous pouvons difficilement tirer plus bas nos prix de vente, aujourd’hui équivalents à ceux dune petite voiture classique (12 000 euros environ). Pour nos moteurs, des deux cylindres diesels de 500 cc (5,4 ch), on se tourne vers des constructeurs japonais ou italiens de moteurs industriels et de motoculteurs. Ce sont des moteurs sans raffinement, qui permettent simplement à nos voitures de consommer (réellement) 4 à 5L aux 100 kms.
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Dans ce contexte beaucoup de spécialistes automobiles entreverraient bien des motorisations alternatives dans ces petites urbaines, qui nont pas besoin dune autonomie importante ou dune pointe de vitesse supersonique, et notamment des motorisations électriques (et notamment si un jour le bonus d’Etat pouvait s’ouvrir aussi aux quadricycles) :

L.G Chatenet : Nous avons étudié il y a quelques années la conception dun véhicule électrique sous la forme dun concept. Mais nous ne sommes pas parvenus à réduire les coûts suffisamment pour créer une voiture accessible à nos clients. A lépoque elle aurait coûté le double du prix de vente de nos modèles les plus chers. On reste néanmoins intéressés par ces technologies. On verrait bien aussi des dispositifs comme le stop & start dans nos véhicules, mais ils restent trop couteux pour le prix final visé.

La suite de cette interview est dans la seconde partie de cet article.

Source: Automobiles Chatenet

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3 Commentaires sur "Voitures sans permis: Interview de L.G Chatenet partie 1"

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bob
Invité

combien d’etoiles au crash test ?

moins que les voitures chinoises ?

Moustik
Invité

Micro voiture, micro marché, micro possibilité d’évolution…

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