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Un nom, plusieurs autos : Opel Signum

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Pour les constructeurs généralistes, il est bien difficile de se faire une place sur le segment S, celui des routières. A ces niveaux de gamme et de tarif, les clients préfèrent débourser un peu plus pour soffrir un modèle prémium à limage plus flatteuse, BMW, Mercedes ou Audi en tête. Si certains se calquent sur la concurrence allemande (à limage de la Peugeot 607, Kia Opirus), avec plus ou moins de réussite commerciale (la Peugeot 607 sen sort honorablement, la Kia Opirus est ultra confidentielle) dautre ont choisi une voie totalement différente Et se cassent les dents la plupart du temps ! La Renault Vel Satis en est le parfait exemple. La Lancia Thesis au style très italien est baroque na pas mieux réussi. Opel a misé sur lespace intérieur avec la Signum. Un modèle annoncé par plusieurs concepts, une métaphore filée depuis plus de dix ans.

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Cest en 1997 quapparaît le nom de Signum. Ce concept présenté au salon de Genève explore une nouvelle voie pour un modèle haut de gamme. En lieu et place des traditionnelles carrosseries à trois volumes (dont lOmega contemporaine est une fière représentante), Opel propose avec la Signum un croisement de break et de berline cinq portes, avec un empattement très long. Ce concept pose les bases dune idée qui fait son chemin par la suite. Stylistiquement, lavant annonce celui de la génération dAstra à suivre, sortie en 1998.

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Quant à larrière au hayon incliné, ses volumes sont inédits, même si lensemble en verre fumé peut rappeler le Volvo V40. Les feux arrière transparents voient encore plus loin dans le futur, puisquils furent repris par la suite en 2003, sur lAstra de troisième génération.

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A lIAA de Francfort en 2001, tout le monde attend la nouvelle génération de Vectra (la troisième). Seulement, celle-ci ne doit sortir quen 2002. Opel décide donc dexposer un nouveau concept, la Signum². Lidée est la même que pour la Signum de 1997 : une berline cinq portes allongée, croisée avec un break. De quoi optimiser lespace aux jambes à larrière et le confort des passagers. Sous le capot se cache un V8 de 4,3l et 300ch, positionnant définitivement la Signum vers le haut de gamme.

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Lavant annonce celui de la Vectra à venir alors que les lignes générales sont avant-goût de la version de série de la Signum. Lintérieur est plus futuriste, avec son volant rectangulaire.

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On perçoit toutefois dans le style du haut de la planche de bord les lignes architecturées des productions à venir.

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Après larrivée de la gamme Vectra standard en 2002, la Signum de série apparaît en 2003. Cest une variante à lempattement allongé mais dont la longueur est proche de la Vectra berline.

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Bien évidemment, elle a son pendant chez Vauxhall mais pas chez Holden qui a pourtant le droit à la Vectra (maintenant remplacée par lEpica). La gamme de moteur est issue de la Vectra, c’est à dire qu’elle s’arrête au V6. Le V8 de la Signum² était donc juste là pour faire joli.

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A larrière, les passagers sont choyés, avec deux sièges séparés réglables et un espace aux jambes royal. Elle se situe donc au haut de la gamme Opel, remplaçant un Omega qui commence à vieillir. Toutefois, son statut assez flou fait quelle ne rencontre pas le succès escompté. En 2005, la Signum est restylée à limage de toute la gamme Vectra.

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Elle y gagne un avant moins psychorigide, avec des optiques en amande dans le style de lAstra. A cette occasion, certains moteurs sont renouvelés. Les diesels passent au Common Rail et le V6 passe de 3,2l à 2,8l mais gagne deux turbos.

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A ce jour, alors que la remplaçante de la Vectra pointe son nez, on ne sait toujours pas ce quil adviendra du haut de gamme Opel. Il serait étonnant quon ait le droit à une nouvelle Signum étant donné le peu de succès de la version actuelle. Alors, place vacante, ou nouvelle Omega ? Un retour de celle-ci ne coûterait pas bien cher à General Motors, vu quune nouvelle génération existe. Holden Commodore en Australie, Pontiac G8 aux Etats-Unis et Chevrolet Omega en Amérique du sud, il ne lui reste plus que lEurope où poser les pneus

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Lire également :
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4 Commentaires sur "Un nom, plusieurs autos : Opel Signum"

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AmV10
Invité

Du haut de gamme chez Opel :0
parce que sa existais ???

DarkKane
Invité

Pour répondre à la question de AmV10 : Oui, le haut de gamme existait chez OPEL et avait même de serieux atouts avec l’Omega (notamment dans sa version débridée LOTUS) et la Sénator, modèle encore dessus !
L’Omega a d’ailleurs été une belle réussite mais, encore plus que les autres modèles, la baisse flagrante de qualité a considérablement amoindri l’image de la berline qui a finalement été sacrifié à l’aube du XXIe siècle. Dommage…

Lux
Invité

Les regles d’homologation (en particulier crash-test) en Europe sont tres draconniennes, et ca peut etre un investissement couteux de modifier un vehicule qui n’est pas concu pour ce marche. Voila peut-etre pourquoi la Holden n’est pas importee…

Hilios
Invité

Dommage que les esprits ne soient pas davantage ouverts pour voir ailleurs que dans les sentiers battus !
Dans les décennies 60-70, il existait un prélude à la Senator… l’Opel Diplomat. De plus, la Signum est loin d’être une voiture mal faite. Finition correcte, prix d’entretien économique & moteurs essence + mazout parmis les plus économiques.

Si la Pontiac Solstice en vendue en EUrope sous le nom de Opel GT, pourquoi pas une G8 !

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