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Essai Porsche Cayenne Turbo (3)

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De retour de cette présentation à Spa, je ne pouvais résister à lidée de la tester dans la vie « quotidienne ». Rendez-vous est pris quelques semaines plus tard pour un essai de 3 jours sur les routes belges. Et rien quen Belgique, donc pas dAutobahn non limitées sur ce territoire.

Connaissant déjà un peu lengin, on entre plus vite dans le vif du sujet : laccélération fulgurante. Imaginez que cette Cayenne avale le 0 à 100 km/h en 5,1 secondes. Oui, vous avez bien lu, 5 malheureuses secondes. À titre de comparaison, une 911 Carrera à boîte mécanique le fait en 5 s tout rond et une Carrera S a besoin de 4,8 s. Cela vous fixe le niveau. Mais surtout, le corps est bon pour une séance de frissons. On ressent vraiment les sensations propres aux voitures sportives, à savoir ce reflux sanguin et les chatouilles qui vous parcourent tout le corps à vitesse v-v jusquà en faire frétiller la tête. Super génial. Le tout dans un bruit rageur et aigu à faire fuir tout autre usager de la route. Mais il convient, sur route ouverte, de garder la tête froide.

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Une fois sur lautoroute, le régulateur de vitesse est de rigueur, un poil au dessus de la vitesse limite quand même pour éviter le « ridicule ». Et là, le plus amusant est dattendre un dépassement de camion. On attend sagement derrière, dans la file de voitures impatientes de retrouver leur liberté brimée par ce poids lourd incapable de rester à droite. Le camion se range. Petit à petit les voitures se lâchent, et notre prédateur attend sagement avant quun brusque enfoncement de pédale ne lance la cavalerie. Un bruit strident met de suite lensemble du troupeau de berlines et monovolumes daccord. Le maître, ici, cest moi. Et la Porsche Cayenne Turbo décolle littéralement du bitume pour retrouver son rythme de croisière. Les rétroviseurs transpirent et les unes après les autres, les « voiturettes » se rangent. Sauf ceux qui imaginent quon a forcément envie de pousser la Cayenne à ses limites à tout moment. Pourtant, il faut bien arrêter daccélérer après quelques secondes pour ne pas griller son permis mais surtout parce que dans un pays avec limitations de vitesse sur autoroute, les usagers ne sont pas prêts à voir débouler des bolides à plus de 200 km/h. Pourtant, la Cayenne Turbo pourrait rouler à 275 km/h. Dailleurs, la sortie sur la piste de Francorchamps a montré que cette limite nest pas difficile à atteindre. Et puis, cette relance expéditive est très pratique aussi pour se débarrasser des suceurs déchappement inconscients des risques quils courent en nayant aucune distance de sécurité et avec une visibilité réduite par le gabarit de cette Porsche qui les précède.

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On en revient au paradoxe de départ. À quoi cela peut servir 500 chevaux dans un SUV ? À se faire plaisir. Tout simplement. Car en dehors du cas de figure évoqué ci-dessus, on a simplement le privilège de conduire une voiture non seulement puissante, mais aussi à laise dans les dépassements, passe-partout et confortable. On regrette juste le manque de réactivité de la boîte lors dun démarrage rapide en carrefour. Un petit temps de latente existe entre lenfoncement de laccélérateur juste après le lâcher de frein et le départ effectif. Mais quel décollage après !

Même si les changements semblent minimes, la nouvelle Cayenne se montre moins envahissante et moins impressionnante à manipuler. Cela est certainement dû au châssis et au défi technologique de ce modèle. Intéressons-nous à ce qui se trouve sous le plancher et sous le capot. Cela mérite vraiment le détail du savoir-faire Porsche.

À suivre

1re partie
2e partie

Photos : Porsche & Olivier Duquesne

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14 Commentaires sur "Essai Porsche Cayenne Turbo (3)"

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made
Invité

Je préfère le nouvel avant à l’ancien 🙂

Yvan Teypaz
Invité

C’est marrant, 500ch, c’est la puissance des gros camions et au-delà, beaucoup prétendent que de sentir les ch sous le pied fait que l’on accélère plus fort dans les côtes ou les dépassements, donc on consomme plus, donc ce n’est pas très utile !
Tu as donc, avec tes 500ch, déposé un « embêteur » de poids lourd, lui-même à 500ch. Et déjà pour lui, on se demande l’utilité, alors pour ton 4×4 de ville, tu penses

lolo
Invité

l’utilité ??? compenser un manque entre les jambes ???

…. je rigole !!!!

Yop
Invité

Et oui, quelle bagnole !! Waw

Sinon, quid de la consommation? Tu en parles +- dans la première partie mais après ?

Et Yvan Teypaz, si je comprends bien, même si tu gagnes le gros lot au Loto, tu resteras avec une voiture de 100-150ch ?? Ben oui, c’est déjà laaargement suffisant 150ch sur route ouverte…

guillaume
Invité

miam miam miam …
j’ai de plus en plus envie de me trouver un cayenne turbal ancienne génération, d’occase =)

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