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Dopage et sport automobile

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dopage.jpgLe cas Luca Moro soulève une question taboue dans l’ensemble du sport automobile: les pilotes se dopent-ils?
Après tout, régulièrement, on entend parler d’affaires dans le cyclisme, le football, l’athlétisme… Pourquoi est-ce que le sport automobile serait exempt de moutons noirs? Y’a t’il des distributions de seringues au départ des courses?
Officielement, le pilotage prime sur le physique en sport auto. Et l’on avance fréquement que les pilotes ne peuvent pas se doper pour 3 raisons:


1. En 1994, Schumacher lance la mode des pilotes athlétiques, capable de se lancer à l’attaque d’un concurrent en vue de l’arrivée, au lieu de s’effondrer (cf. Mansell à Monaco en 1992.) Ce n’est que depuis cette époque que les pilotes (d’abord en F1, puis dans les autres disciplines « pro ») ont commencé à fréquenter les salles de gym, à manger correctement et à se coucher tôt. De gros progrès restent à faire et on est loin d’une course à l’armement en matière de musculature ou de forme physique (donc pas besoin d’anabolisants.)
2. Pour piloter, il faut de la concentration et du sérieux. Les amphétamines permettent de diminuer la fatigue et d’augmenter le « fighting spirit », mais elles ont un effet euphorisant. Les analgésiques (morphine, méthadone…) sont efficaces contre la douleur, mais celui qui en prendrait serait moins réactif.
3. Il y a des contrôles anti-dopage et dans 99,99% des cas, ils sont négatifs.

300SLR.moss.jenkinson.1955.mille.miglia.jpgNéanmoins, l’histoire du sport automobile est pleine de récits troublants. Dans les années 30, Varzi aurait été morphinomane, mais il s’agissait d’un usage « récréatif ». Aux Mille Miles 1952, Bracco aurait bu du cognac, afin de se donner du courage et se serait imposé (rappellons qu’à faible dose, l’alcool desinhibe.) 3 ans plus tard, au départ de la course, Fangio donne des amphétamines à Moss. Ce dernier s’impose, fête sa victoire dans la soirée et part ensuite à Munich (1000km supplémentaires, uniquement en départementales de montagne) pour petit-déjeuner chez son employeur, Mercedes-Benz! Dans les années 70, chez Alpine, les pilotes de rallyes buvaient systématiquement un peu (toujours pour l’effet desinhibant.) Après un grand prix, Hunt aimait bien griller une « cigarette qui fait rire ». Dans les années 80, Piquet, Mansell et Senna (pourtant énnemis à la ville comme sur la piste) partageaient le même mystérieux soigneur, spécialiste en cocktails de gellules pour « grands prix un lendemain de fête ». Chez Peugeot Sport, pour les 24 heures du Mans 1993, on distribue des gellules aux pilotes, qui auront du mal à s’endormir le soir de l’arrivée (explication officielle: l’excitation de la victoire.)
Mais la plupart de ces anecdotes sont à prendre au conditionnel. D’ailleurs, certains fans d’Alpine, de James Hunt ou de la 905 ont du avoir les cheveux qui se dressaient sur la tête…

enge_tomas_china.jpgDes pilotes dopés? Il y en a eu. Les contrôles ont débuté en 1990. Au rallye de l’Ardèche 1994, un anonyme est positif au cannabis.
Deux ans plus tard, c’est le leader du championnat de France de formule Renault Enjorlas et son dauphin Brousseau qui sont également positifs au cannabis. Excuse avancée: ils ont voulu fêter avec des amis leurs podiums, ont bu, fumé et parmi les cigarettes, une « mauvaise » circulait. Sanction: trois mois de suspension, alors qu’ils sont irrattrapable au championnat. Pescarolo, alors parrain de la filière Elf, prévient que les prochains seront exclus définitivement.
Toujours du cannabis pour Enge en 2002, alors qu’il est sacré en F3000. Le Tchèque clame son innocence (tel un Virenque de la monoplace), même après une contre-expertise qui confirme le test positif. L’ex-pilote Prost GP sera déchu de son titre au profit de son dauphin, Bourdais. De quoi ruiner ses espoirs de devenir pilote d’essai BAR.

shanehmiel.jpgReste enfin le cas pathétique de Hmiel. Jeune pilote de Nascar, guère probant, il est contôlé positif à la marijuana en 2003. 4 mois de suspension. En 2005, il est positif à la marijuana et à l’héroïne. Cette fois-ci, la suspension est d’une durée « indeterminée ». Puis en 2006, il teste de nouveau positif et est exclu « à vie » (soit 2 ans) de la Nascar. Il prétend fumer irrégulièrement, mais jamais avant de disputer une course…

Enfin, fin 2005, un ancien médecin de Ferrari prétend qu’après avoir observé certains pilotes de F1, il pense qu’il y en a qui snifferaient de la cocaïne avant de disputer un grand prix. Il n’a pas voulu donner les noms des « il y en a ». S’agit-il de propos d’un mythomane en mal de publicité? Ou bien a t’il été témoin de quelque chose, mais il n’a pas osé briser l’omerta?

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12 Commentaires sur "Dopage et sport automobile"

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cyrille
Invité

« et est exclu à vie (soit 2 ans) de la Nascar »

Ca a l’air plutot dangeureux le Nascar !

Hallo
Invité

Je comprends pas bien le délire sur le cannabis. Est-on est sérieusement sensé croire que fumer un pétard avant la course ça fait aller plus vite ?

Tout le monde sait bien que les sanction pour usage de drogues non dopantes sont données pour des raisons qui sont toutes sauf sportives.

sidewinder
Invité

Raikkonen doit bien se faire un petit bédo avant les GP pour pouvoir s’endormir avant un grand prix . . . ou bien de se prendre des enphèt’ pour etre aussi surexcité en course ! LLLLLLOOOOLLLLLLL

Antoine
Invité

Ce qui est certain, c’est qu’un mauvais pilote sous emphétamines sera toujours moins rapide qu’un bon pilote qui n’a rien pris…

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