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Essai Secma F16 : présentation (1/3)

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Le retour des beaux jours donne un petit avant-goût d’été à ce début de mois d’Avril. Le soleil nous rappelle que les vacances ne sont plus si loin maintenant et qu’on pourra bientôt profiter à nouveau des joies des ballades en plein air et de la détente. Le Secma F16 que nous vous proposons à l’essai aujourd’hui réunit un peu tous ces prémices estivaux. Une véritable voiture plaisir, compagne idéale des journées ensoleillée et loin d’être avare en sensations.

Direction le Nord de la France, à Aniche (59), près de Douai. C’est ici, au milieu des terrils, dans cette région empreinte d’histoire(s) minière(s) que Secma fabrique artisanalement son F16. Tout est fait à la main, depuis le moulage des pièces en plastique ABS thermoformé jusqu’à la garniture des sièges en passant par l’assemblage du châssis. Seules quelques pièces sont empruntées aux grands constructeurs nationaux, mais font toujours l’objet de quelques adaptations. Un travail artisanal qui n’empêche pas la trentaine d’employés de l’usine de produire quelque 800 véhicules annuellement, tous modèles confondus. Car Secma ne produit bien évidemment pas que ce F16. La société Secma (Société d’Etude et de Construction Automobile) a été créée en 1995 par Daniel Renard, déjà fondateur du constructeur de voitures sans permis Erad en 1974, qui entend proposer un véhicule de loisirs le plus simple possible et vendu moins de 20.000 francs à l’époque, soit 3.000 euros. Aujourd’hui, l’enthousiasme et la philospshie du constructeur sont restés intacts mais la gamme s’est largement étoffée et propose des tricycles, quadricyles, utilitaires, buggys et, bien sur, des roadsters mais aussi des véhicules électriques. On trouve ainsi les Fun Tech 340/Fun Quad 340, modèles « historiques » de la marque, le Fun Buggy (comme son nom l’indique…), le 6×4 (un petit utilitaire doté de six roues et, en option, de chenilles) et la Fun Family, descendante des Citroën Mehari ou autre Mini Moke capable d’emmener sous sa bâche quatre adulte et dotée d’une modularité simple mais ultra-fonctionnelle. En matière de roadster, Secma n’est pas novice non plus. La société propose le Fun X-Trem 500, le Fun Runner, sorte de gros tricycle à roues arrière jumelées et entraînées par une grosse chaîne de moto, et enfin, au sommet de la gamme, le F16, apparu en 2008. Tous les modèles, à l’exception des deux derniers cités, peuvent être conduits dès 16 ans en France.

Le F16 est le dernier né de la gamme Secma et marque un tournant dans l’histoire de la marque : il est homologué comme automobile, alors que les autres sont considérés comme des quadricycles lourds. De quoi faire passer la société dans la catégorie des « grands » constructeurs. Le Secma F16 utilise une mécanique éprouvée d’origine Renault : le 1.6 16V qui développe 105 chevaux. Combinez cette puissance aux 560 kilos de l’auto et vous obtenez un mélange qui s’annonce détonnant. Et contrairement aux sportives modernes, le F16 n’a recours à aucune aide électronique pour le maintenir sur la route. Le pilote (re)devient donc le seul maître à bord ! Voilà un cocktail que Colin Chapman n’aurait certainement pas renié, lui qui ne jurait que par la légèreté d’une auto, au point d’être l’auteur de la célèbre phrase « Light is right ». Secma a d’ailleurs été invité gracieusement par Lotus en 2007 à exposer sa gamme dans l’usine d’Hethel du constructeur anglais.

Long d’à peine 2,75 mètres, large d’1m76, haut d’1,10 mètre et dépourvu de porte-à-faux, le F16 jouit d’une allure ramassée qui lui procure une impression de sportivité, soulignée par des jantes de 15 pouces à l’avant et 16 pouces à l’arrière. Sa conception est simplissime : il est construit autour d’un châssis poutre ultra-rigide faisant office de réservoir sur lequel vient se monter la « crash-box » à l’avant, l’arceau central et les doubles triangles de suspensions. La carrosserie monocoque moulée en ployéthylène à haute résistance vient ensuite se boulonner dessus et il ne reste plus qu’à ajouter le capot et le tableau de bord, fabriqués en ABS thermoformé. Il est également doté de portes en élytre amovibles et même…d’un chauffage. Quant à la couleur, c’est rouge…ou rien ! Les coûts d’approvisionnement justifiant ce choix, qui ne semble pas freiner les acheteurs, puisqu’une centaine de F16 auraient déjà été vendus depuis sa commercialisation à l’été 2008.

A lire également :
Essai Secma F16 : sur la route (2/3)
Essai Secma F16 : conclusion (3/3) 

A voir également : Galerie Essai Secma F16
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Site : secmavehicule.com

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